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L' impact des nouvelles pratiques sur la qualité de l'eau |
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Les apprentissages au niveau de l'exploitation |
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La réussite du changement des pratiques agricoles a supposé un apprentissage des nouvelles façons de produire au niveau des exploitations. Ces apprentissages ont des effets à long terme mais leur observation dans le cours des activités implique un regard très précis sur le fonctionnement des exploitations. Prenons l'exemple de l'alimentation du troupeau, dans une exploitation à dominance laitière. |
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© Inra |
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Conséquences de l'évolution des pratiques d'alimentation des vaches laitières sur la performance du troupeau d'une exploitation signataire |
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La figure, ci-dessus, montre les étapes successives de l'apprentissage, composées d'essais et de tâtonnements mais qui ont conduit finalement à des pratiques respectant la qualité de l'eau sans compromettre la performance de l'exploitation. |
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La conduite "traditionnelle" du troupeau laitier de l'exploitation était comparable à celle de son groupe de référence : race Prim'Holstein et 2/3 de la ration alimentaire composée d'ensilage de maïs. La moyenne laitière était alors supérieure à celle du groupe. La baisse enregistrée en 1991-92 était due à la diminution du concentré dans la ration et surtout de la qualité médiocre de l'ensilage d'herbe enrubannée. |
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En 1992, l 'agriculteur compensait l'arrêt du maïs dans la ration alimentaire des bovins par de l'ensilage d'herbe et par une augmentation très importante de concentré. Malgré cela, la moyenne laitière de l'exploitation a diminué très nettement et est passée en dessous de celle de son groupe de référence (-15 % ). |
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En 1993, l 'éleveur abandonnait cet ensilage et nourrissait son troupeau avec du foin et des céréales, tout en diminuant le concentré dans la ration de 10%. La production laitière moyenne de l'exploitation était alors stabilisée, mais restait encore inférieure à celle du groupe. |
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En 1994, l 'éleveur adoptait le séchage en grange des fourrages et utilisait un niveau de concentré dans la ration égal à celui de 1991. La production laitière a retrouvé alors son niveau de 1991 et a atteint à nouveau les rendements laitiers de son groupe. |
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La substitution du maïs par le foin séché s'est ainsi effectuée sans perte de rendement et sans accroître l'apport de concentré dans la ration alimentaire du troupeau. Qui plus est, l'abandon du maïs a permis à l'agriculteur de faire des économies de charges conséquentes, supérieures au coût de travail qu'exigait la récolte et le séchage de l'herbe. Le système proposé est apparu, dans le cas de cet éleveur, comme techniquement possible, avec des performances équivalentes à des élevages restés en système maïs. |
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