Projet SYSBIOTEL

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Accueil >  T 3 : Méthodes de protection innovantes

Tâche 3 : Expérimentation pour l’exploration et l’analyse de méthodes et combinaisons de méthodes réduisant les dynamiques de maladies et ravageurs telluriques.

Coordinatrice: Françoise Montfort, INRA Rennes, UMR BiO3P

Cette tâche du projet SYSBIOTEL a pour objectif de tester, en combinant expérimentation et modélisation épidémiologique (Tâche 2), des méthodes et stratégies de protection des cultures limitant le recours aux pesticides. De telles stratégies nécessitent une prise en compte de l’ensemble du cycle des bioagresseurs visés et doivent être construites en intégrant la combinaison de méthodes, généralement à efficacité partielle, et agissant sur différents mécanismes épidémiologiques.
 
Symptômes du Rhizoctonia solani sur carotte Hyphes de R. solani parasités par Trichoderma
Symptômes du Rhizoctonia solani sur carotte Hyphes de R. solani parasités par Trichoderma
 
plant sensible avec galles et nématode développé en femelle (à gauche) et plant résistant avec larve piégée dans la racine (à droite)
Plant sensible avec galles et nématode développé en femelle (à gauche) et plant résistant avec larve piégée dans la racine (à droite)

 
Dans ce but, nous mettrons en place une série d’expérimentations allant d’essais simplifies en chambres climatiques à des essais au sein de systèmes de culture afin de tester l’efficacité des méthodes et combinaisons de méthodes proposées sur les mécanismes épidémiologiques.

Jusqu’à maintenant, la modélisation en épidémiologie n’a que peu contribué au changement dans la gestion de systèmes de cultures. Un des obstacles majeurs en est le manque d’expérimentations adaptées, avec comme objectif une prise en compte des dimensions épidémiologiques. Dans cette tâche, nous testerons des méthodes de contrôle pour leurs effets sur différents mécanismes épidémiologiques (déclin ou amplification de l’inoculum pendant l’interculture, infection primaire, infection secondaire, sensibilité de l’hôte, antagonismes). La quantité d’inoculum et son potentiel infectieux à la mise en place de la culture constituent les sources d’infection primaire qui déterminent la densité de sites initiaux de maladie au sein de la culture, sites à partir desquels les infections secondaires vont contribuer à l’intensification locale de la maladie, ainsi qu’à sa propagation. Des modifications de la sensibilité de l’hôte ou de la réceptivité des sols (en relation avec la modification d’équilibres microbiens) vont modifier l’intensité et la durée de ces processus. Chacun de ces processus est incorporé dans un modèle épidémiologique (Tâche 2) et leur niveau de contrôle est quantifié par les changements de valeur des paramètres. Le modèle est ensuite utilisé pour prédire les effets des méthodes sur le risque de maladie. Les sorties du modèle sont testées au travers d’expérimentations mises en place dans cette Tâche 3.




Biofumigation d'un parcelle contaminée par Pythium sulcatum Expérimentation de piments résistants en conditions contrôlées (pièce climatique, serre) et en conditions naturelles (site expérimental du CREAT et parcelle d'agriculteur dans les Alpes-Maritimes Photos INRA
Biofumigation d'un parcelle contaminée par Pythium sulcatum

 Expérimentation de piments résistants en conditions contrôlées (pièce climatique, serre) et en conditions naturelles (site expérimental du CREAT et parcelle d'agriculteur dans les Alpes-Maritimes)

Cette tâche prend en compte un ensemble de pathosystèmes présentant des attributs épidémiologiques différents : Rhizoctonia solani et Pythium spp. sur carotte (UMR BiO3P, Rennes), Sclerotinia sclerotiorum et Botrytis cinerea sur tomate (UR Pathologie végétale et UR PSH, Avignon), nématodes à galles (Meloidogyne spp.) sur tomate et poivron (UMR IBSV, Sophia).
Photos : ©INRA
Rédaction : SYSBIOTEL
Date de création : 18 Juin 2009
Mise à jour : 08 Février 2011
Contact : francoise.montfort@rennes.inra.fr