Accueil INRA
Accueil REA
   
 

Deux appels d'offres ont été lancés en 2002 (dates butoir : février 2002 et octobre 2002).

Ces actions ont permis de sélectionner 11 projets de recherches (voir liste jointe), qui sont menés en 2002-2003.
L'appel d'offres est maintenant clos.

La cellule d'animation du REA est particulièrement heureuse du nombre et de la qualité des projets soutenus. Cependant, l'Action Transversale 49 sera terminée en 2003 et les chances d'un renouvellement de ce type de soutien est peu probable.

     
 

télécharger ce document (format .rtf)

 
 

 

Appel à propositions de recherches
Janvier 2002.


Le Réseau d'Ecophysiologie de l'Arbre de l'INRA (REA) regroupe des équipes de recherches de différents départements INRA (Forêts Milieux naturels, Environnement et Agronomie, Génétique et Amélioration des Plantes) et d'autres instituts (CIRAD, CNRS, CEMAGREF). Il s'intéresse au fonctionnement de l'arbre et des couverts d'arbres (croissance, acquisition des ressources, économie de l'eau, du carbone, de l'azote, ….). Son domaine d'application couvre les arbres fruitiers et les vergers, les arbres et peuplements forestiers et les arbres d'ornement urbains et de parc. Dans ce domaine le REA a mis sur pied ou participé à des actions d’animation scientifique (Premières Rencontres d’Ecophysiologie d’Autrans, Groupes de travail) et de formation (Ecoles Chercheurs). Un troisième secteur d’activité, le soutien à des recherches coordonnées entre équipes peut maintenant démarrer :

  • les champs de recherche soutenus sont ceux définis au cours des ateliers d’Autrans ;
  • le financement est celui de l’ " Action Transversale " INRA n°49 (REA).

 

Dans ce cadre, le REA lance un appel à propositions de recherches coordonnées en Ecophysiologie de l'Arbre, destiné à sélectionner et à soutenir des projets s'intégrant aux quatre actions suivantes :

  • Action 1. Développement coordonné de modèles de croissance et de fonctionnement d'arbres ou de peuplements à base écophysiologique.
  • Action 2. Approches expérimentales du couplage des flux d'eau, de carbone et d'azote dans les arbres et les couverts.
  • Action 3. Analyse de la diversité intra et interspécifique des fonctionnements et de leur déterminisme génétique et environnemental
  • Action 4. Mécanismes physiologiques impliqués dans la régulation de la croissance et du développement des arbres.

 

 

Les projets seront évalués en fonction des deux critères suivants :

1. La pertinence scientifique et l'adéquation avec les priorités de l'appel d'offres. Les projets présentés pourront compléter des actions de recherches déjà en cours, ou correspondre à des travaux préliminaires au lancement d'actions de plus grande ampleur.

2. Le développement d'une coopération concrète dans le cadre d'un réseau d'équipes (au moins deux équipes du REA, ou une équipe du REA et une équipe travaillant dans un domaine complémentaire). Des projets associant des équipes INRA et des équipes hors-INRA seront aussi éligibles.

Le soutien apporté devra servir à faciliter des transferts de connaissances, de modèles, de savoir faire technique entre équipes, ou à permettre un travail de synthèse bibliographique essentiel pour la poursuite d'un projet. Il sera consacré :

  • à des échanges de chercheurs, de doctorants, d'étudiants ou de techniciens entre équipes (prise en charge des frais de mission pour des séjours de moyenne durée) ;
  • à la mise au point ou à l'acquisition de matériels communs à plusieurs équipes ;
  • à la mise en place d'expérimentations communes à plusieurs équipes;
  • à la mise au point ou à l'acquisition de logiciels communs.

Le REA examinera avec attention des projets se situant aux interfaces entre l'écophysiologie de l'arbre et des disciplines voisines (dendrométrie, modélisation de la production, génétique, génomique).

Les recherches menées devront donner lieu à un compte rendu écrit (3 pages et 1-2 figures) et à une présentation synthétique lors des secondes Rencontres d'Ecophysiologie de l'Arbre fin 2003. L'ensemble de ces compte-rendus sera édité et diffusé par le REA. La publication groupée de résultats dans une revue scientifique internationale sera encouragée.

Durée des projets : deux ans, 2002-2003.

Montant du soutien financier : variable, de l'ordre de 12000 euros par projet (en moyenne).

Date limite de dépôt des projets : dates limites de réception des offres: vendredi 1er mars 2002, ou vendredi 4 octobre 2002 pour la deuxième session. Dépôt par voie électronique des formulaires de présentation joints en annexe, à :dreyer@nancy.inra.fr.

Comité de pilotage : la cellule d'animation du REA assurera le pilotage scientifique de cet appel d'offres. Pour tout renseignement complémentaire, vous pourrez vous adresser ˆ l'un de ses membres.

Les priorités du REA : les projets de recherches proposés devront correspondre à l'une au moins des actions prioritaires suivantes.


  haut de page
 


Action 1. Développement coordonné de modèles de croissance et de fonctionnement d'arbres ou de peuplements à base écophysiologique.

Les projets soumis viseront à construire des modules de modélisation basés sur des processus écophysiologiques (gain de carbone, économie de l'eau et de l'azote, développement et acquisition de la forme, phénologie, ….) et fonctionnant à l'échelle de l'arbre ou du couvert. Les projets devront impérativemen t:

  • soit comporter un couplage étroit et opérationnel de démarches de modélisation et d'expérimentation destinées à paramétrer ou valider les modules ;
  • soit définir des outils conceptuels et/ou informatiques d'assemblage, d'intégration et d’échanges entre modèles : comment faire dialoguer ces modèles ? Quel formalisme d'intégration ? Quel type de plate-forme, pour passer d’un type de modèle à l’autre? La définition de protocoles d'évaluation et de comparaison de modèles peut aussi faire partie d’une proposition.


L'accent devra être mis sur la généricité des modèles, leur utilisation à différents niveaux d'organisation, la standardisation de leurs entrées/sorties, leur caractère parcimonieux (faible nombre de paramètres). Pour montrer qu'un modèle est partageable, deux équipes (ou plus) peuvent l'utiliser dans deux contextes d’application différents par exemple.

 

 

Action 2. Approches expérimentales du couplage des flux d'eau, de carbone et d'azote dans les arbres et les couverts.


Les projets porteront sur la mesure et l’analyse des interactions de deux ou trois limitations trophiques sur le métabolisme, le développement et la croissance de l’arbre isolé ou en peuplement.
Seuls les projets étudiant des impacts croisés d’au moins deux facteurs trophiques seront éligibles.
Sur le plan méthodologique, l’acquisition de techniques particulières de culture sous contrainte trophique contrôlée (ex.: cultures aéroponique, hydroponique, mycorhization contrôlée) ou de mesure des flux d’éléments échangés (marquage, échanges gazeux), d'estimation du stockage, ou de la remobilisation des réserves et de caractérisation de la croissance et du développement des arbres (phytométrie) seront privilégiées.

Les projets destinés à permettre un travail d’analyse et d’interprétation de données et de publication communes sont aussi recevables.
Sont également recevables les projets permettant à une équipe du REA d’acquérir des éléments techniques, conceptuels, voire l’intégralité de modèles de fonctionnement des arbres prenant en compte de façon explicite et mécaniste plusieurs limitations trophiques. Le projet devra alors donner lieu soit à un transfert de connaissances soit à un échange mutuel d’informations qui devront se matérialiser par un développement significatif et - ou la mise en œuvre d’un modèle de fonctionnement d’arbre représentant les impacts croisés d’au moins deux facteurs trophiques.

 

  haut de page
 


Action 3. Analyse de la diversité intra et interspécifique des fonctionnements et de leur déterminisme génétique et environnemental.


La diversité génétique des arbres s'exprime dans une grande diversité de fonctionnements en termes de croissance et d'acquisition de ressources (eau, carbone, azote, lumière). Des outils développés récemment, comme les outils isotopiques, fournissent des indicateurs pertinents de fonctionnement intégré et permettent un screening efficace de la diversité des fonctionnements soit in situ, dans les écosystèmes forestiers, soit en plantation comparative. De telles approches ont des applications importantes pour la compréhension du fonctionnement d'écosystèmes forestiers en prenant en compte leur hétérogénéité, et pour les programmes de génétiques et d'amélioration des arbres, en orientant la recherche de marqueurs génétiques vers des marqueurs fonctionnels (approches QTL ou gènes candidats). Pourront être soutenus par le REA des projets visant :

  • soit à identifier et valider des indicateurs pertinents de la diversité des fonctionnements écophysiologiques aux échelles inter et intraspécifiques, et susceptibles d'être utilisés dans des approches de screening de génotypes ;
  • soit à caractériser le degré de diversité fonctionnelle présente dans les écosystèmes forestiers hétérogènes tempérés ou tropicaux ;
  • soit à caractériser le degré de déterminisme génétique de fonctions physiologiques impliquées dans la tolérance aux contraintes de l'environnement.


Des collaborations actives avec des équipes de génétique sont encouragées.

 

 

Action 4. Mécanismes physiologiques impliqués dans la régulation de la croissance et du développement des arbres.


Les connaissances dans le domaine de la physiologie cellulaire ont notablement progressé chez les végétaux au cours des 10 dernières années grâce au développement de la biologie moléculaire, de la biochimie, de l'histolocalisation et des biotechnologies. Par ailleurs, les études récentes conduites en biomécanique nous permettent de mieux percevoir les liens qui existent entre les contraintes physiques et les processus physiologiques participant à l'élaboration d'une structure végétale donnée. Il est envisageable aujourd'hui de décrypter certains mécanismes responsables non seulement du fonctionnement des méristèmes primaire et secondaire d'un arbre mais aussi de la perception par les cellules des signaux endogènes et exogènes, impliquant des récepteurs membranaires, des voies de transduction et des facteurs de transcription.


L'implication de ces mécanismes en tant que déterminants physiologique, histologique et mécanique de la forme d'un arbre reste cependant à dégager. Parmi les grandes questions qui préoccupent les biologistes de l'arbre, trois semblent particulièrement importantes à aborder dans le cadre de ce Réseau :

  • Quels sont les facteurs endogènes (hormones, potentiel hydrique, pression osmotique, contrainte mécanique) capables d'orienter la différenciation cellulaire et de modifier la structure (taille des cellules, épaisseur de la paroi) et/ou la composition chimique des tissus (protéines, polysaccharides, polyphénols), ou encore la fonction même de ces tissus ? Les processus liés à la xylogenèse sont ici visés en priorité. Ils représentent une des spécificités les plus marquantes des plantes arborescentes jouant des rôles fondamentaux dans la pérennité, le stockage de réserves carbonées, la conduction hydrique, ...).
  • Quels sont les effets des facteurs environnementaux sur le fonctionnement des méristèmes et sur le devenir des cellules en cours de différenciation ou différenciées ? La mise en oeuvre d'approches destinées à relier l'action de contraintes environnementales (sécheresse, taux de CO2 élevé, température, ...) et des profils d'expression de gènes réalisés à partir d'organes ou de tissus cibles (tige, feuille, racine, méristème, ...) est attendue. Elles incluent l'étude des voies de signalisation ainsi que les mécanismes de régulation au niveau des gènes candidats et des protéines.
  • Comment le fonctionnement des méristèmes est-il coordonné, voire contrôlé au sein d'un arbre ? Les études portant sur les relations entre méristèmes primaire et secondaire ainsi que le passage du stade végétatif au stade floral seront soutenues en priorité. L'accent pourra également mis sur les études prenant en compte la reprise d'activité d'un bourgeon en liaison avec les processus de ramification. Ces études pourront s'appuyer sur des modèles architecturaux disponibles.


Dans tous les cas, sur la base de modèles d'étude bien maîtrisés, il faudra autant que possible rechercher à fédérer des approches multidisciplinaires (morphologie / génomique fonctionnelle) conduites à différentes échelles, par exemple de la cellule à l'unité de croissance ramifiée.

  haut de page
 

  © 2002-2003