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Glossaire progressif d'entomologie

A,B,C,D,E,F,G,H,I,J,K,L,M,N,O,P,Q,R,S,T,U,V,W,X,Y,Z

Une pièce morpho-anatomique : Abdomen, Acoustique des insectes, Adulte (imago),  Aile, Antenne, Balancier,  Buccal (appareil),  Classification, Couplage des ailes, DéveloppementÉlytre, Griffe, Hypopharynx, Labium, Labre, Larve, Mandibule, Maxille, Métamorphose,  Mue, Nervation,  Nymphe, Œil,  Osmetrium, Parasite-Parasitoïde, Patte, Phanères, Phéromone, Répartition des insectes, régions zoogéographiques, Reproduction,  Scutellum, SegmentStigmate,  Taxinomie ou systématique, Tête, Thorax, Trachée, Vertex.

Un taxon :  Acheta, Acanthocelides, Adalia, Anax, AndrenaArchaeognatha, Balaninus, Buprestis, Coccinella, DermestesEphippiger, Graellsia, HippoboscaInachis, IsopteraLabia,  Lampyris, Laphria, Malacosoma, Mantis,  Melecta, Mutilla, Nepa,  Nymphalis, Oecanthus, Odonata, OrthopteraOsmoderma, Panorpa, Pararge, Phasia, Philanthus, Protura, Reduvius,  Reticulitermes, Scolia, Sesia, Stigmella,  Tabanus, Tettigonia, Thrips,  Trachys, Vermileo.

On lira des définitions rédigées de façon différente et des renseignements complémentaires au glossaire de HYPPZ.

A lire, à consulter, à parcourir, un ensemble beaucoup plus complet :
Glossaire entomologique
par Jacques d'Aguilar et Alain Fraval. Delachaux et Niestlé, Paris, 224 p., 2004.  



A

Abdomen

n.m. [du lat. abdomen ; équivalent grec gaster]

C’est la troisième division (tagme) du corps de l’insecte après la tête et le thorax. Il est formé de segments ou somites dont le nombre initial serait de onze. On reconnaît couramment neuf à dix segments apparents mais ce nombre est différent suivant les groupes (onze chez les Protoures, six chez les Collemboles). Les segments primitifs terminaux sont souvent invaginés et sont plus ou moins associés aux pièces génitales. L’extrémité postérieure porte parfois des appendices : cerques, urogomphes, cornicules, oviscapte,  aiguillon, pince ou forceps... Certaines larves aquatiques sont pourvues de branchies sur les côtés des segments (Mégaloptères, Éphéméroptères...)

L’abdomen peut affecter des formes variées comme un allongement extrême (chez l’Odonate Mecistogaster marchali) ou une réduction exceptionnelle (tel le Diablotin, jeune d’Empusa pennata) ou encore un élargissement démesuré. À cette dernière catégorie, on peut rattacher les fourmis à miel américaines (Myrmecocystus) dont les ouvrières bonbonnes, au jabot gorgé de nourriture liquide, sont suspendues au plafond des loges, montrant un abdomen dont les segments sont isolés par les membranes intersegmentaires distendues. On retrouve ce caractère chez les reines de termites africains (Bellicositermes) dont l’abdomen gonflé est occupé par des milliers d’ovarioles (probablement plus de 10 000). On peut rapprocher de ce phénomène le cas de certains insectes termitophiles, myrmécophiles ou cavernicoles à l’abdomen hypertrophié et parfois recourbé vers l’avant, dénommés physogastres. La partie dorsale du derneir segment visible est le pygidium.

Chez les Hyménoptères Apocrites, le premier segment abdominal s'incorpore dans le thorax et une constriction parfois très prononcée - "taille de guêpe" - du 2e segment (le 1er visible) forme un pétiole plus ou moins long. La partie faisant suite est alors appelée gaster.

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Acanthocelides

Coleoptera, Phythophagoidea, Bruchidae, Bruchinae

Ce genre comprend une trentaine d'espèces surtout répandues dans les régions tropicales ou subtropicales. Il se distingue principalement des Bruchus par ses fémurs postérieurs renflés portant une forte dent basale et son pronotum conique.

Une espèce, originaire d'Amérique et maintenant cosmopolite, est particulièrement nuisible : la Bruche du haricot, Acanthoscelides obtectus (Say).

L'adulte, d'environ 3 mm de long, est revêtu d'une pubescence de couleur grise à gris verdâtre variée de zones plus sombres. Les dégâts de cette Bruche sont essentiellement dûs aux larves qui consomment les grains de nombreuses légumineuses (Haricot, Pois chiche, Gesse…) cette espèce peut évoluer soit dans les cultures, soit dans les denrées entreposées.

Illustration : aq. R. Préchac in Atlas des ennemis des cultures, Ponsot éd.

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Acheta

Orthoptera, Ensifera, Gryllidae, Gryllinae

 Le représentant le plus connu de ce genre est Acheta domesticus L., le Grillon domestique. Ne dépassant pas 20 mm, il est plus petit que le grillon champêtre, Gryllus campestris. Sa teinte générale est jaune paille varié de taches et de dessins bruns. Les ailes, bien développées, dépassent l’extrémité de l’abdomen qui, chez la femelle, porte un oviscapte rectiligne d’environ 15 mm. Les pattes postérieures, à grosses cuisses, sont adaptées au saut.

Vraissemblablement originaire des déserts de l’Asie du Sud-Ouest, cette espèce se maintient sous nos climats, à l’intérieur des bâtiments. Son refuge de prédilection était autrefois les fournils des boulangeries. Aujourd’hui, on le rencontre même à Paris, dans les tunnels et les stations de métro. Le grillon domestique est omnivore : il se nourrit de toutes sortes de matières et détritus organiques. Cet insecte étais jadis considéré comme un familier et le « grillon du foyer » a inspiré de nombreux contes et récits (Charles Dickens entre autres, narra ses « grésillements »).

Le chant du mâle, sonore et harmonieux, est destiné selon son rythme, son intensité et sa mélodie, à séduire une femelle, à délimiter son territoire ou encore à refouler d’autres mâles. À la base des deux élytres, l’appareil stridulatoire comprend une râpe et un archet, ainsi qu'un miroir et une harpe qui amplifient le son. À la période de reproduction, un mâle peut chanter pendant des heures. Ce chant était très apprécié des chinois qui les élevaient dans des petites cages. On a rapporté que les dames de la cour impériale enfermaient des grillons dans des cages dorées disposée près de leur lit pour favoriser leur sommeil.

Illustration : Panzer, Fauna insect. germ. 88, 7

[R]


Acoustique des insectes

n. f. [du grec akoustikos, qui concerne l'ouie, dans un sens voisin phônos, son ; lat. auditio entendre, sonum, son ].

Les signaux acoustiques sont un mode de communication largement répandu dans le monde animal. Chez les Insectes on en connaît plusieurs types faisant appel à une grande variété de procédés avec des appareils situés sur diverses parties du corps.

1. La friction de deux parties l'une contre l'autre produit une stridulation. Ces régions spécialisées forment des appareils stridulatoires composés d'une râpe ou pars stridens et d'un grattoir, plectrum ou archet. Des plages membraneuses (miroir, harpe) amplifient le son. Ces appareils présentent une grande diversité de localisation : pattes, élytres, thorax, abdomen, etc., avec des cas particuliers comme celui de certains Hémiptères Réduvidés où la pointe du rostre racle la râpe située entre les pattes antérieures ou le frottement de deux segments contiguës (Fourmis).

2. La déformation des membranes, dont l'exemple le plus connu est celui des mâles de Cigales, est un mécanisme nécessitant deux structures : un générateur de sons représenté par une paire de timbales ou cymbales située à la base de l'abdomen et pouvant se déformer rythmiquement (jusqu'à 900 fois à la seconde) grâce à la contraction et au relâchement d'un muscle et un résonateur, une vaste poche d'air occupant la majeure partie de l'abdomen.

3. La circulation d'air au travers d'un orifice, la trompe en l'occurrence, est un procédé dont un rare exemple est celui du cri plaintif émit par le papillon Sphinx tête de mort.

L'émission sonore peut aussi se produire sans adaptations morphologiques particulières. C'est le cas de la percussion où l'insecte frappe contre un substrat (Vrillettes ou Horloges de la mort, Psoques, Termites…) ou la vibration des ailes (bourdonnement, sifflement…)

Sur le plan éthologique les chants, essentiellement émit par les mâles, sont couramment utilisés lors des parades sexuelles (avec parfois des circonstances particulières : chants de rivalité, d'appel, de cour, d'acceptation…). Cependant on reconnaît aussi des émissions liées à d'autres aspects du comportement : agression, défense… La diversité des émissions sonores suppose, pour qu'elle ait une valeur comportementale, que les insectes disposent d'un système auditif. Celui-ci peut être de deux types avec des récepteurs de mouvement et des récepteurs de pression. Les organes auditifs, pairs, sont souvent disposés sur les segments abdominaux, les ailes ou les tibias des pattes antérieures. Ils comportent des tympans et renferment des scolopidies (cellules sensorielles sensibles aux vibrations).

[R]


Adalia

Coleoptera, Cucujoidea, Coccinellidae, Coccinellinae

Ce genre ressemble à Coccinella par la forme extérieure. Les pattes, testacées plus ou moins rembrunies, portent des ongles dentés. On connaît une dizaine d'espèces dans la région holarctique. Elles sont aphidiphages.

L'espèce la plus abondante est la coccinelle à deux points, Adalia bipunctata (L.).
Elle présente une très grande variabilité de coloration avec deux formes courantes à élytres rouge orangé avec deux points noirs ou noirs avec quatre taches rouges.
Cette espèce se nourrit de pucerons et préférentiellement Myzus persicae (Sulzer), Aulacorthum circumflexum (Buckton), Acrytosiphon pisum (Harris). Elle s'attaque aussi à des larves de Chrysomélidés, des Psyllidés, des Acariens. Ses œufs sont pondus par paquets de 5 à 30 éléments.
On compte de deux à trois générations annuelles.
Des déplacements estivaux, liés à la recherche de proies, sont souvent observés. L'hivernation se fait par petits groupes dans des abris divers (fissures, maisons, écorces…).
A. bipunctata est largement répandu dans la zone holarctique de l'Amérique du Nord à la Sibérie.
Cette Coccinelle est commercialisée comme auxiliaire de lutte biologique.

L'espèce voisine A. decempunctata (L.) présente la même variabilité de coloration.

[R]


Adulte ou Imago

n. m. [Lat. adultus, parvenu au terme de sa croissance. lat. imago, image, portrait de ses parents]

Syn. Insecte parfait

État définitif d'un insecte ayant terminé son développement et apte à la reproduction.

Après une dernière mue (mue imaginale) l'adulte apparaît à l'air puis, au bout d'une période plus ou moins longue (immature, ténéral), durcit, se colore et atteint son aspect défintif ,devenant mature avec sa capacité de procréeer.
À cette période, l'adulte peut expulser par l'anus un liquide appelé meconium qui représente des produits formés au cours de la nymphose et non éliminés. Chez quelques Lépidoptères, ce liquide est coloré en rouge, donnant matière à la croyance des "pluies de sang".

C'est sur cet état, dont la diversité morphologique est extrême, que repose la classification.
D'ailleurs ce sont eux qui représentent l'espèce dans la majorité des collections de référence.

Certains auteurs recommandent d'utiliser le mot adulte pour désigner le dernier état des hémimétaboles, réservant celui d'imago pour celui des holométaboles.

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Anax

Odonata, Anisoptera, Aeshnidae

Les Anax sont des libellules du sous-ordre des Anisoptères. Ce genre groupe des espèces de grande taille (entre 9 et 12 cm. d’envergure) ; on en compte une trentaine dans le monde, dont deux en Europe occidentale.

1 Anax imperator Leach
L’Anax empereur ; angl. Emperor dragon fly ; all. grosse Königslibelle.
Grande espèce (abdomen de 50 à 61 mm.) à thorax vert, l’abdomen du mâle est bleu vif avec une raie dorsale noire, celui de la femelle est d’aspect plus terne. Les larves vivent dans les eaux stagnantes. Après l’accouplement les femelles insèrent leurs oeufs dans les tiges des plantes aquatiques ou les végétaux morts flottants. Les oeufs éclosent après trois à six semaines. Le cycle est , suivant les régions, de un ou deux ans.

2 Anax parthenope Sélys
L’Anax napolitain ; all. kleine Königslibelle
Espèce plus petite (abdomen de 46 à 53 mm.) à thorax brun violacé, abdomen bleu verdâtre à brun olivâtre avec une raie dorsale noire dans les deux sexes.. La biologie est très voisine de l’espèce précédente. Les larves vivent dans les eaux stagnantes. Cependant, à la différence de l’Anax empereur, le mâle accompagne fréquement la femelle pendant la ponte. Les oeufs éclosent après deux mois environ. Le cycle est généralement de deux ans.

Illustration : planche dessinée par R. Préchac pour le Guide des libellules, Delachaux et Niestlé, 1998.

[R]


Aile

n.f. [du latin ala, son équivalent grec est pteron]

Organe membraneux servant au vol, qui caractérise l’état adulte. Les ailes ont pour origine des extensions des parois thoraciques.

Chez la majorité des insectes, on en compte deux paires (tétraptères) : les antérieures (ou supérieures) sont attachées au mésothorax, les postérieures (ou inférieures) le sont au métathorax. Cette membrane est soustendue et consolidée par des épaississements sclérifiés : les nervures. Ce nombre de quatre peut s’abaisser à deux dans quelques groupes : Diptères (où les postérieures sont réduites à des balanciers) ; Strepsiptères, mâles de Coccidés, quelques Ephéméroptères... Il peut enfin être nul : Aptérygotes, (Protoures, Collemboles, Thysanoures), Aphaniptères, Anoploures, Mallophages, certains genres de Diptères, certaines formes de pucerons, femelles de Coccides, etc. Ces insectes sont dits aptères.

La nervation alaire comporte des troncs principaux longitudinaux (nervures sous-costale, radiale, médiane, cubitale et anale) reliés par des nervures intercalaires ou transverses délimitant des cellules. Ce système, assez dense chez les formes primitives, tend à se simplifier, à se réduire jusqu'à parfois disparaître entièrement.

Les ailes peuvent avoir une grande extension comme chez de nombreux Lépidoptères ou, au contraire, se réduire à l’extrême jusqu’à présenter un aspect rudimentaire sous forme de simples moignons (microptères) ou de lames bordées de franges de poils (de tels exemples de brachyptérisme se rencontrent dans tous les ordres normalement ailés). Elles peuvent être revêtues de minuscules écailles se détachant facilement) et conférant, par exemple, aux papillons leur coloration. Chez les Coléoptères les ailes antérieures sont épaissies et cornées (élytres) et recouvrent, le plus souvent, les ailes postérieures membraneuses et l’abdomen. Les Hétéroptères possèdent des ailes supérieures à demi sclérifiées (hémélytres). Chez les Diptères, on appelle cuillerons, squames ou calyptères des lobes situés à la base de l'aile et recouvrant les balanciers.

Le dimorphisme sexuel peut, dans de nombreux ordres, affecter les ailes, jouant sur leur taille, leur coloration, leur forme, leur nervation...

Les deux paires d’ailes peuvent être mobiles séparement (comme chez les Odonates) ou à mouvement synchrones grâce à un système de couplage liant l’aile antérieure à la postérieure (joug ou frein chez les Lépidoptères ; gouttières, crochets ou autres coaptations).

[R]


Andrena

Hymenoptera, Apoidea ,Andrenidae, Andreninae.

Genre comprenant près de 200 espèces en Europe occidentale, réparties en une cinquantaine de sous-genres. Ces insectes ont l'aspect d'une abeille avec des yeux nus, un abdomen souvent assez plat, une langue courte et pointue, tous les tibias aplatis et ceux de la paire postérieure portant une brosse. Suivant les espèces, ils peuvent être de teintes variées, glabres ou fortement pileux. Ils apparaissent surtout au printemps et creusent dans le sol un nid formé d'un canal oblique de 15 à 30 cm, terminé par un groupe de cellules remplies de pollen ; la fermeture du terrier est un simple bouchon de terre. Leur activité contribue à la pollinisation des plantes cultivées.

Parmi les espèces courantes citons :

Andrena (Melandrena) vaga Panzer
Corps noirâtre à thorax recouvert de poils blancs. Parfois commune dans les terrains sablonneux où cette espèce vit en grandes colonies caractérisées par de petits tas de sable coniques.

Andrena (Andrena) fulva (Müller)
Les femelles ont une pilosité fauve et butinent principalement les groseillers. Les nids, souvent sur les pelouses, sont coiffés d'un petit monticule de terre.

Andrena (Poliandrena) florea F.
Espèce noirâtre à bandes abdominales étroitement rouges; elle butine essentiellement les fleurs de Bryone.

Illustration : Panzer, Fauna insect. germ. 64, 18.

[R]


Antenne

n. f. [lat. antenna, vergue, antenne ; son équivalent grec est céros, corne]

Appendice caractéristique d’un groupe d’Arthropodes, les Antennates, comprenant les Crustacés, les Myriapodes et les Insectes. Ce sont des organes sensoriels pairs constitués d’une succession d’articles et insérés sur la capsule céphalique au voisinage des yeux. Généralement très mobiles, ils sont essentiellement composés d’un article basal ou scape, d’un pédicelle souvent court et d’un flagelle (quelquefois nommé funicule) constitué d’un certain nombre d’articles (ou flagellomères) parfois fusionnés.

Les antennes affectent des formes et des structures très diverses allant jusqu’à l’absence complète (Protoures). Longues et grêles elles sont dites filiformes (articles cylindriques allongés) ; moniliformes (articles courts et arrondis) ; plumeuses lorsqu’elles sont verticillées ou ornementées ; coudées - le scape, alors très allongé, présente un angle avec le reste de l’antenne  - ; serrulées ou pectinées si les articles dissymétriques évoquent un peigne ou flabellées si les expansions sont bilatérales ; en massue lorsque les derniers articles du flagelle sont renflés ; les massues asymétriques peuvent affecter la forme de feuillets et sont alors lamellées (comme chez les Coléoptères Lamellicornes) ; très réduites, elles peuvent être effilées ou imiter une soie, subulées ou sétiformes (comme chez les Odonates). Des cavités, les scrobes, permettent parfois de loger tout ou partie de l'antenne.

Une curieuse modification apparaît chez les Coléoptères myrmécophiles de la famille des Paussidés où la coalescence et la dilatation des articles du flagelle forme une massue aplatie portant des organes sensoriels particuliers ou peut encore se transformer en sphère lumineuse (Paussus sphaerocerus).
Dans le cas des « antennes respiratoires » très raccourcies, le pédicelle devient une lame en cuilleron, velue ou ciliée, qui retient les bulles d’air permettant la respiration sous l’eau (Gyrinus, Platypsyllus, Dryops...).

D’importantes transformations s’observent encore chez les Diptères Brachycères où l’antenne aristée est caractérisée par un grand développement du premier flagellomère qui porte un chète ou arista qui peut être pubescent, plumeux ou nu.

Chez les Protoures, ces appendices peuvent être absents ou très réduits et leur fonction remplie par les pattes prothoraciques.

[R]


Archaeognatha

Ordre d'Insecta comprenant de petites espèces à yeux très développés contigus, à longues antennes, à filum abdominal plus long que les cerques. Elles sont nocturnes et vivent sous les écorces, les pierres, dans les fissures. On compte près de 300 espèces. L'ordre est divisé en trois familles, dont une fossile. On connaît actuellement les Machilidés et les Meinertellidés.

[R]


B

Balancier

n.m. [De balance, du lat. bilancia : bis, deux et lanx, plateau] syn. haltère [du grec halter, balancier]

Le balancier ou haltère est un organe stabilisateur pair permettant de coordonner les mouvements de l'aile au cours du vol. Il est formé d'une partie basale dilatée (scabellum) prolongée par un pédicelle terminé par un reflement en massue (capitule). Dans le scabellum sont logées des structures sensorielles (organes chordotonaux, basaux de Hicks).

Les balanciers sont des ailes transformées caractéristiques des Diptères et des Strepsiptères. Chez les premiers ils prennent la place des ailes postérieures tandis que c'est l'inverse chez les seconds. Cette homologie est étayée par la découverte d'une mutation de Drosophile où les balanciers sont remplacés par des ailes réduites montrant une nervation embryonnaire. De même chez un Diptère Phoridé termitophile, Termitophorina, les ailes et balanciers sont remplacés par de petits appendices portant des traces de nervures.

On donne parfois le nom de balanciers (en fait des pseudo-balanciers) à des organes portés par les mâles de Coccidés qui ne sont que des rudiments alaires qui s'accrochent au bord postérieur de l'aile.

[R]


Balaninus

Coleoptera, Curculionoidea, Curculionidae, Curculioninae

Synonyme de Curculio, ce genre comprend une soixantaine d'espèces paléarctiques. Ce sont des Charançons au rostre mince, très développé parfois aussi ou plus long que le corps (surtout chez les femelles). Toutes les espèces sont ailées. Leur développement se fait généralement dans l'amande des fruits (noix, glands, châtaigne, etc. où la larve produit une cryptocécidie), parfois dans des fruits charnus ou dans des galles (B. villosus F.)

Deux espèces européennes sont particulièrement nuisibles aux châtaignes et aux noisettes.

1. Le Balanin des châtaignes : Curculio (= Balaninus) elephas (Gyllenhal). De 6 à 10 mm de long et d'une teinte gris fauve a un rostre aussi long ou plus long que le corps chez la femelle ; il est moitié plus court chez le mâle. Les larves se développent dans les glands des chênes et dans les châtaignes où les dégâts peuvent être importants.

2. Le Balanin des noisettes : Curculio (= Balaninus) nucum L. a une forme plus courte, une taille de 6 à 9 mm, une teinte gris-fauve marbrée de taches plus claires, un rostre un peu moins long que le corps. Les larves se développent essentiellement dans les fruits du noisetier dont les variétés précoces sont les plus attaquées.

Illustration Panzer, Fauna insect. germ. 42, 21.

[R]


Buccal (appareil)

n. m. lat. bucca, bouche équivalent grec, stoma

Les pièces buccales ou trophi comprennent le labre, les mandibules, les maxilles ou mâchoires, le labium, l'hypopharynx.

Ces pièces présentent d'importants changements liés au régime alimentaire, témoins de leur adaptation aux différents milieux colonisés. Dans certaines circonstances leur évolution peut aboutir à une atrophie comme chez les adultes ne s'alimentant pas (cas du Bombyx du mûrier, des Éphémères, etc.)

On distingue plusieurs types d'appareils buccaux que l'on peut réduire à trois : broyeur, lécheur-suceur, piqueur-suceur.

- Broyeur. Dans ce type primitif, les pièces sont utilisées pour broyer des aliments solides qui sont dilacérés et imprégnés de salive. Cet appareil, avec des variations plus ou moins importantes, se retrouve chez un grand nombre d'insectes (Coléoptères, Orthoptères, Névroptères, etc.).

- Lécheur-suceur. On peut rattacher à ce modèle le type broyeur-lécheur (avec conservation des mandibules légèrement réduites). Les pièces profondément modifiées - maxilles seules ou labium et maxilles - permettent une alimentation liquide directement accessible (nectar des fleurs…) c'est le cas, entre autres, de la plupart des Lépidoptères (spiritrompe), des Hyménoptères supérieurs (glosse ou ligula) et de certains Diptères (haustellum).

- Piqueur-suceur. Les pièces buccales se transforment ici en appareil perforant, souvent sous la forme de stylets piqueurs, permettant d'atteindre une alimentation liquide (sang des animaux ou sève des végétaux). C'est le pharynx qui joue le rôle de pompe aspirante et la salive injectée peut parfois être à l'origine de maladies infectieuses tant aux animaux qu'aux plantes. Les exemples les plus courants sont ceux des Hémiptères et des Diptères vulnérants.

[R]


Buprestis

Coleoptera, Buprestidae, Buprestinae

Ce genre compte une cinquantaine d'espèces holarctiques. Ce sont des insectes de taille moyenne, ovalaires, faiblement bombés, striés et offrant souvent des taches rouges ou jaunes. Les mâles ont un crochet au sommet des tibias antérieurs.

Les larves, qui se reconnaissent à l'élargissement marqué de l'avant corps d'où leur nom de "larve marteau", évoluent dans les conifères.

C'est le genre le plus fréquemment transporté accidentellement dans les bois.

Les espèces les plus courantes en Europe, fréquentant surtout dans les endroits ensoleillés sont : Buprestis novemmaculata L., noir avec quatre grandes taches claires ; B. haemorrhoidalis Herbst, bronzé verdâtre ; B. rustica L., vert ou bleu ; B. octoguttatus L., avec huit taches jaunes arrondies.

Illustration : Panzer, Fauna insect. germ. 68, 19.

[R]


C

Classification

n. f. [du latin fictif, classis, classe et ficare, faire]

Bien qu’ayant des connaissances très imparfaites sur les insectes c’est Aristote qui a donné les premiers linéaments d’une classification en les groupant en Ptera et Aptera et en présentant la distinction en broyeurs et suceurs. Avec Aldovandi ou Mouffet l’entomologie ne fit guère de progrès dans ce domaine. À partir du milieu du XVIIe Swammerdam puis Ray proposent un classement basé sur la présence ou l’absence de métamorphoses. Enfin Linné publie en 1735 la première édition de son Systema naturae où il divise les Insectes en 4 ordres : Coleoptera (ailes recouvertes par des élytres coriaces ; Angioptera (ailes à nervures non recouvertes d’élytres) ; Hemiptera (ailes sans élytres, ailes supérieures demi-membraneuses) et Aptera (sans ailes). C’était une ébauche imparfaite où dans chacun de ces ordres la confusion était extrême. C’est au cours des années suivantes qu’il perfectionna son oeuvre conduisant à la 10e édition (1758), qui sert de point de départ à la nomenclature zoologique, et jusqu’à la 12e édition parue de son vivant et corrigée par lui-même en 1767. Son système reste le fondement des classifications modernes. À partir de cette époque de nombreuses améliorations furent introduites notamment par Fabricius, Latreille, Duméril, Leach, Burmeister, Brauer et le nombre d’ordres passa de 7 pour Linné à 16 pour Brauer.
Par la suite on tendra vers une classification plus naturelle grâce aux recherches paléontologiques, particulièrement celles de Martynov, qui permirent de proposer un système phylogénique mettant en jeu à la fois les groupes éteints et les groupes actuels. Récemment ,Minet et Bourgoin, en 1986, ont proposé une classification généralement suivie que nous reprenons ici en la comparant avec la classification traditionnelle.

Classification traditionnelle                                                     Classification Minet et Bourgoin
Insecta (au sens large) Hexapoda
Apterygota
Entognatha Entognatha
     Diplura Diplura
     Protura Protura
     Collembola Collembola
Ectognatha Insecta
     Thysanura Archaeognatha +Zygentoma    
Pterygota Pterygota
Paleoptera
     Ephemerida ou Ephemeroptera Ephemerida
     Odonata ou Odonatoptera Odonata
Neoptera Neoptera
Polyneoptera ou Orthopteroida Polyneoptera
     Plecoptera Plecoptera
     Zoraptera Zoraptera
     Embioptera Embioptera
     Phasmida ou Phasmoptera ou Cheleutoptera                   Phasmida
     Orthoptera Orthoptera
     Grylloblattodea ou Grylloblattoptera ou Notoptera Grylloblattodea
     Dermaptera Dermaptera
     Isoptera Dictyoptera
     Blattodea ou Blattoptera Dictyoptera
     Mantodea ou Mantoptera Dictyoptera
Paraneoptera ou Hemipteroida Paraneoptera
     Psocoptera Psocoptera
                             Amblycera
     Mallophaga      Ischnocera
                             Rhyncophthirina   
Phthiraptera
     Anoplura            Phthiraptera
     Thysanoptera Thysanoptera
                             Coleorhyncha        
     Homoptera       Fulgoromorpha 
                             Cicadomorpha 
                             Sternorhyncha
Hemiptera
     Heteroptera Hemiptera
Holometabola ou Oligoneoptera Holometabola
     Strepsiptera Strepsiptera
     Coleoptera Coleoptera
     Raphidioptera Raphidioptera 
     Megaloptera Megaloptera
     Neuroptera ou Planipennia Neuroptera
     Hymenoptera Hymenoptera
     Lepidoptera Lepidoptera
     Trichoptera Trichoptera
     Mecoptera Mecoptera
     Siphonaptera ou Aphaniptera Siphonaptera
      Diptera        Diptera

33 ordres                                                                                                             30 ordres

Près des Orthoptères, se situerait un ordre, les Mantophasmatodea, dont on a découvert récemment des représentants actuels.

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Coccinella

Coleoptera, Coccinellidae, Coccinellinae

Ce genre compte une trentaine d'espèces paléarctiques. Ce sont des Coléoptères de forme circulaire, bombés. La tête est en partie cachée par le pronotum ; les pattes sont terminées par des tarses de quatre articles ; les antennes courtes constituent une massue à l'extrémité. Une espèce est abondante et largement répandue en Europe.

La Coccinelle à 7 points - Coccinella septempunctata L.

C'est une Coccinelle de 5 à 8 mm, très reconnaissable aux 7 points noirs ornant les élytres rouges. Comme d'autres Coccinellidés cette espèce " fait le mort " lorsqu'elle est inquiétée. Elle secrète un liquide âcre qui repousse certains prédateurs. Au printemps, la femelle fixe, sous les feuilles, jusqu'à 400 œufs jaunes, dressés et groupés par petits paquets d'une vingtaine d'éléments. Les larves, d'un gris plombé avec des taches oranges et noires, se nourrissent essentiellement de pucerons comme les adultes. Ils jouent ainsi un rôle important dans la limitation des pullulations de ces ravageurs. L'hiver les adultes se regroupent sous divers abris (pierres, excavation du sol, humus… et même dans les maisons). Il y a deux générations par an. Cette espèce a été introduite aux Etats-Unis pour combattre les pucerons de la pomme de terre.

Illustration : Panzer, Fauna insect. germ. 79, 3.

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Couplage des ailes

n. m. [coupler du latin copularer, réunir ]

La plupart des insectes tétraptères (sauf principalement les Odonates et les Ephémères) ont un système d'accrochage des ailes antérieures et postérieures d'un même côté aboutissant à une synchronisation des mouvements alaires, d'où un fonctionnement " diptère ". Ce dispositif ou claustrum réalise une coaptation typique dont on connaît plusieurs exemples.

Chez les Lépidoptères on distingue trois systèmes. Dans le couplage jugate (Hépiale, par ex.) le lobe jugal de l'aile antérieure, le joug ou jugum, passm souw L'aile postérieure de sorte que celle-ci s'encastre entre le bord antérieur et le joug ; pour le couplage frenate, qui intéresse la majorité des papillons, l'accrochage se fait entre deux structures, le frein ou frenulum (constitué chez le mâle d'une soie simple tandis que chez la femelle il est multiple formé de soies séparées) et le rétinacle (sorte de crochet chez le mâle ou constitué d'un faisceau de poils ou d'écailles chez la femelle) ; la régression de ce système aboutit (en particulier chez les Bombycoïdes) au couplage amplexiforme qui représente une simple adhérence entre les deux ailes rendue possible par une dilatation de la région costale de l'aile postérieure, ou lobe huméral, qui augmente la surface de contact. Il faut noter qu'il existe de nombreux termes de passage entre ces systèmes. On retrouve des dispositifs analogues chez les Trichoptères.

Chez les Psocoptères il existe un double système permettant l'accrochage des ailes au repos et en vol. Dans le premier cas, c'est généralement sur un épaississement du ptérostigma, la stigmapophyse, que repose la costa de l'aile postérieure, tandis qu'en vol cette costa s'engage dans un crochet plus ou moins complexe du nodulus.

Chez les autres insectes le couplage est souvent assuré par des épaississements, des gouttières ou des crochets. Chez les Hémiptères Homoptères le bord costal de l'aile postérieure présente un pli qui reçoit le bord également replié de l'autre aile. Des crochets simples ou multiples peuvent renforcer ces structures. Dans le cas particulier des mâles de Coccidés l'ancrage s'opère sur le pseudo-balancier. Chez les Hémiptères Hétéroptères, une dépression en gouttière creusée sur le bord interne de l'hémélytre s'adapte au bord antérieur de l'aile. Chez les Hyménoptères les ailes sont rendues solidaires grâce à des crochets en hameçon ou hamules disposés en série sur la marge costale des ailes postérieures.

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D

Dermestes

Coleoptera, Dermestoidea, Dermestidae, Dermestinae

Genre dont bon nombre d'espèces sont devenues cosmopolites. Elles mesurent entre 5 et 12 mm. de long, sont de teinte généralement foncée et se distinguent par l'absence d'ocelle au milieu du front.

Leur régime est principalement nécrophage ce qui les rend souvent nuisibles aux peaux et aux denrées animales séchées. Dans la nature on peut les trouver dans les nids d'insectes où ils dévorent les dépouilles larvaires et sur les cadavres de petits vertébrés.

Une espèce couramment rencontrée est le Dermeste maculé, Dermestes maculatus Degeer (= D. vulpinus F.)

De 7 à 10 mm de long cette espèce, brun rougeâtre à noir, a le dessous de l'abdomen revêtu d'une dense pilosité blanche d'aspect crayeux (caractère du sous-genre Dermestinus).

Larves et adultes ont le même régime, essentiellement nécrophage. En économie humaine, leurs dégâts sont surtout sensibles sur les peaux et les poissons séchés. Ils ont été remarqués avec des Alphitobius, dans les élevages de volailles où ils détériorent les panneaux d'isolation. Ils ont été signalés dans les nids d'oiseaux et d'insectes et même dans les ruches. Ce Dermeste, avec d'autres espèces, a été retrouvé dans les momies égyptiennes.

Vraisemblablement d'origine eurasienne, D. maculatus, est aujourd'hui cosmopolite.

On a reconnu dans nos régions, au sous-genre Dermestes : D. ater Degeer ; D. peruvianus Castelnau ; D. lardarius L. et D. haemorrhoidalis Küster - au sous-genre Dermestinus : D. maculatus Degeer ; D. carnivorus F. et D. frischii Kugelann.

Illustration : Panzer, Fauna insect. germ. 40, 10

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Développement

n. m. de l'ancien français voloper ; bas latin falappa avec influence de volvore, grec metabole, fait de transformer

L'insecte passe au cours de son développement de l'état d'œuf à celui d'adulte ou imago, apte à la reproduction. Cette croissance, discontinue, s'effectue, du fait de la rigidité de son tégument, par une succession de mues s'accompagnant de transformations discrètes ou de bouleversement profonds, métamorphoses.

Les diverses modalités de ce développement ont été groupées en deux catégories : Héterométabolie s. lat. et Holométabolie.

La forme primitive de l'hétérométabolie est le développement direct (épimétabolie ou amétabolie) dans lequel le jeune sort de l'œuf avec une organisation très voisine de celle de l'adulte et s'en rapproche progressivement avec des mues qui n'entraînent que de modestes changements. C'est le mode d'évolution des Aptérygotes (pris dans son sens traditionnel).

Pour les autres hétérométaboles les divers stades se distinguent apparemment de l'adulte par des détails morphologiques comme la croissance graduelle des ailes, les fourreaux alaires étant alors visibles extérieurement (exoptérygotes).. Diverses particularités ont été reconnues comme les paurométaboles à larves vivant dans les mêmes milieux que les adultes (Orthoptères, Psocoptères, Hémiptères Hétéroptères) ; les hémimétaboles à larves aquatiques et adultes aériens (Odonates, Plécoptères) ; les prométaboles ou paléométaboles, avec les Ephéméroptères où l'on observe un subimago ailé qui vole avant d'effectuer une dernière mue qui le transformera en insecte parfait ; les néométaboles qui présentent des stades de repos diversement répartis et dont les ébauches alaires apparaissent à un stade tardif (Thysanoptères, Hémiptères Homoptères).

Le développement holométabole (Diptères, Hyménoptères, Coléoptères, Lépidoptères, Névroptères…) est caractérisé par 4 états successifs morphologiquement dissemblables : œuf, larve, nymphe et adulte. La larve est souvent adaptée à un régime et un mode de vie différents de ceux de l'imago. Les ébauches (sous forme de "disques") alaires et sexuelles sont alors internes (endoptérygotes). En fin d'évolution larvaire on assiste à une métamorphose avec un remaniement complet de l'organisme durant l'état nymphal, caractérisé par l'immobilité et l'absence d'alimentation. C'est ensuite l'émergence de l'adulte. Il y a parfois quelques modifications à ce schéma : stades supplémentaires (hypermétamorphoses avec triongulin et formes de repos, hypnothèques - cas de certains Coléoptères Meloïdés) ou un fort raccourcissement du cycle avec réduction des stades larvaires (Diptères Termitoxénides, Coléoptères Speonomus).

Le développement est conditionné essentiellement par le jeu de deux hormones (juvénile, ecdysone) entraînant une croissance linéaire et des remaniements plus ou moins profonds conduisant finalement à la formation d'organes génitaux. Le nombre de générations (période s'étendant de l'oeuf à l'adulte) dans une année (voltinisme) peut être de un (univoltin ou, fautivement, monovoltin) ou de plusieurs (multivoltin ou, fautivement, plyvoltin).

Le développement, qu'il soit embryonnaire ou postembryonnaire, peut momentanément s'arrêter à tous les états. On en distingue deux formes : la quiescence ou " dormance " des auteurs anglo-saxons et la diapause. La quiescence est directement liée aux conditions environnementales et prend fin dès qu'elles redeviennent favorables tandis que la diapause, état physiologique de vie ralentie induit par des facteurs comme la lumière, présente un caractère obligatoire.

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E

Ephippiger

Orthoptera, Ensifera, Tettigoniidae, Ephippigerinae

 Les Ephippigères sont des sauterelles du sous-ordre des Ensifères reconnaissables à leur pronotrum dont la partie postérieure est brusquement relevée donnant, de profil, l’aspect d’une selle (caractère que l’on peut cependant retrouver chez quelques espèces d’autres sous-familles), d’où leur nom de « porte-selle ». Les organes du vol, fortement réduits, se présentent sous forme d’écailles arrondies plus ou moins cachées par le pronotum et servant à l’émission de sons. La taille de ces insectes varie de 2 à 5 cm. La ponte a toujours lieu en terre. Les deux sexes stridulent. Leur régime alimentaire est herbivore et carnivore.

Ce genre compte une dizaine d’espèces en Europe occidentale. Les plus connues sont :

1 Ephippiger ephippiger Fiebig
L’Ephippigère des vignes ou Porte-selle ; all. Stepen -Sattelschrecke.
De 25 à 30 mm de long ; coloration vert-pâle à vert-olive parfois jaunâtre ; femelle à oviscapte faiblement arqué atteignant presque la longueur du corps ; Mâle à cerques courts et coniques. Fréquente les endroits chauds et secs, souvent les vignobles. Eclosion : mai ; adulte juillet à octobre.

2 Ephippiger terrestris Yersin
L’Ephippigère terrestre ; all. Sudalpen -Sattelschrecke.
De 25 à 30 mm. de long ; coloration brun rosé à reflets verdâtres ; femelle à oviscapte plus long que le corps.Fréquente les prairies de l’étage montagnard entre 1 000 et 2 000 m. Eclosion mi-mai ; adulte de juillet à septembre.

3 Ephippiger provincialis Yersin
L’Ephippigère provençale ; all. Provence-Sattelschrecke.
Une des plus grandes : de 28 à 40 mm. de long. Coloration brun ferrugineux, femelle à oviscapte presque droit de la longueur du corps ; mâle à cerques larges et très court. Certaines années elle peut devenir très abondante et causer des dégats aux cultures. Connue localement sous le nom de « boudrague ».

Illustration : Panzer, Fauna insect. germ. 33, 3.

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Élytre

n.m. [du grec elutron, étui, fourreau et, dans un sens voisin, koleos ; équivalent lat. vagina]

Ailes antérieures plus ou moins nettement coriaces (sclérotisées) se présentant comme des fourreaux recouvrant les ailes postérieures membraneuses.

Ces formations se rencontrent chez les Orthoptères, les Dictyoptères, les Dermaptères, les Phasmides et particulièrement chez les Coléoptères.

Chez les Coléoptères (appelés Elytroptères par Clairville ou Vaginipennes par les auteurs latins) les élytres sont fréquemment bien sclérifiés ; le plus souvent ils recouvrent l’abdomen mais sont parfois racourcis laissant ce dernier plus ou moins découvert (c’est le cas chez les Coléoptères de la famille des Staphylinidés, des femelles de certains Vesperus, des Thylodrias... ainsi que chez les Dermaptères et des Phasmides).

Les élytres s’unissent l’un à l’autre par coaptation, au niveau des sutures par un dispositif à tenon et mortaise assurant ainsi leur rigidité au repos. Chez certaines espèces aptères (sans ailes postérieures) les élytres ne s’ouvrant plus, les bords s’engrènent l’un dans l’autre rendant la séparation impossible (Ténébrionides déserticoles, Tréchinés cavernicoles, Blaps...). Les élytres s’ornent souvent de stries, de côte, de ponctuations, de tubercules, d’épines ou diverses sculptures. Ils sont parfois parés de couleurs brillantes (Plusiotis, Carabus, Calosoma, etc.), portent des soies, des poils, des squamules, des écailles colorées (Hoplia, Polydrosus...), une pulvérulence (Lixus...), etc.

Dans certains groupes, notamment les Hétéroptères, on donne le nom d’hémélytre (tegmen) à l’aile antérieure dont la moitié basale est sclérifiée tandis que l’extrémité apicale reste membraneuse.

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G

Graellsia

Lepidoptera, Bombycoidea, Attacidae, Attacinae

Ce genre est essentiellement représenté par un des plus beaux papillon nocturnes d’Europe occidentale : Graellsia isabellae que Graells dédia à la reine Isabelle II d’Espagne. C’est un Lépidoptère de 80 mm d’envergure à ailes bien développées d’un beau vert pâle avec les bords et les nervures d’un rouge ferrugineux et quatre ocelles rougeâtres à pupille hyaline. Le mâle se distingue de la femelle par ses antennes largement pectinées et ses « queues » nettement plus allongées.
La chenille, que l’on rencontre dans les forêts montagneuses entre 1 000 et 1 800 mètres d’altitude, vit sur les pins (entre autres noir d’Autriche, à crochets, laricio). Sa livrée est vert jaunâtre parsemée de points blancs avec une ponctuation noire sur chaque segment. Cette espèce hiverne, sous forme de chrysalide, dans un cocon piriforme. Les adultes, crépusculaires et nocturnes, volent de mars à juillet selon l’altitude et les conditions météorologiques et sont parfois actifs à basse température (5° C.) Après l’accouplement la femelle pond de 60 à 80 œufs par petits groupes séparés.
Sa répartition englobe l’Espagne et le Sud-Est de la France. On a distingué plusieurs sous-espèces, trois en Espagne : G. i. paradisea ; G. i. ceballosi ; G. i. roncalensis et une en France : G. i. galliaegloria. Cette dernière, décrite en 1922 par Ch. Oberthür, a suscité des controverses quant à son indigénat. On sait depuis qu’il s’agit de populations, isolées des groupes espagnols, indigènes dans les Alpes françaises et remontant jusque dans l’Ain. Objet d’une chasse abusive l’espèce est maintenant protégée en France et a été le sujet d’un timbre-poste émit en 1980.

Illustration : Ann. SEF. 1850, pl. 8.

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Griffe

n.f. [de l’allem. griff, action de saisir ; équivalent latin : unguis ; équivalent grec : onychos] syn. ongle, onychium.

Structure en forme de crochet située à l’extrémité du dernier article du tarse. C’est une néoformation apparue au cours de l’évolution à partir des griffes latérales situées sur le prétarse ou article terminal de la patte (dactylopodite des Crustacés).
Les ongles, normalement au nombre de deux, sont libres ou connés (presque soudés), de forme très variable, simples ou dentés ; la partie apicale peut parfois se replier à angle droit (Onthophagus symbioticus, Coléoptère Scarabaéidé transporté dans la fourrure des marsupiaux australiens). Ils peuvent être dissymétriques et inégaux ; cette inégalité peut aboutir à l’atrophie et finalement à un ongle unique (comme chez les Anoploures). Parfois même la disparition est complète. Une transformation remarquable est celle des pattes antérieures des femelles d’Hyménoptères Dryinidés dont le 5e article tarsal s’articule avec une des griffes, aussi longue que lui, pour former un organe préhensile ou pince. On retrouve des exemples similaires chez les  Hémiptères (Carcinocorixa, Carcinocoris). Entre les ongles on distingue, chez de nombreux insectes des appendices impairs (empodium, arolium) ou pairs (pelotes, pulvilles). L’ensemble du dernier article tarsal portant les griffes est parfois appelé onychium par quelques systématiciens.

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H

Hippobosca

Diptera, Brachycera, Schizophora, Hippoboscidae, Hippoboscinae

Les Hippobosca sont des mouches au corps applati dorso-ventralement, de taille moyenne, à tête enfoncée dans le thorax, à pattes robustes munies de fortes griffes.
Les représentants de ce genre sont essentiellement des ectoparasites de mammifères (sauf des chauves-souris), mais certaines espèces peuvent occasionnellement attaquer les oiseaux, Ils sont pupipares.
Une espèce connue est l'Hippobosque du cheval, Hippobosca equina (L.).
D'environ 8 mm de long, cette espèce a de grandes ailes teintées de jaune recouvrant un corps brunâtre ; Elle est distribuée dans la région paléarctique.
Ce Diptère vit surtout sur les Équidés, mais parfois sur les bovins, dont il suce le sang. Il peut quelquefois piquer l'homme. Après accouplement dans le pelage, la femelle " pond " des larves complètement développées qui se transforment immédiatement en pupes brun noir, d'où le terme de pupipare.

Illustration : Panzer, Fauna insect. germ., 7, 23.


Hypopharynx

n. m. du grec : hupo, en dessous ; pharungos, gosier

Organe médian situé dans la bouche et formant la bordure inférieure du pharynx. Lorsqu'il est bien développé, il se compose d'une langue (lingua), saillie aplatie impaire, surmontée d'une paire de superlangues (superlinguae). Il est complet chez la plupart des Aptérygotes et quelques Ptérygotes hémimétaboles. Chez les autres insectes, les superlangues évoluent vers la disparition pour n'être représentées que par la langue qui tend elle-même à se réduire.
Chez les Hémiptères l'hypopharynx est partiellement soudé aux pièces voisines (clypeus et pièces buccales). Chez les Dptères l'hypopharynx, traversé par le canal salivaire, constitue le plancher de la cavité buccale et apparaît sous la forme d'une papille salivaire styliforme qui peut devenir un organe perforant (Culicidés).


I

Inachis

Lepidoptera, Papilionoidea, Nymphalidae, Nymphalinae

Genre paléarctique ne comprenant qu’une espèce : Inachis io, le Paon de jour, dont le nom évoque Inachos roi d’Argos et père d’Io. C’est un papillon de 6 cm d’envergure dont les quatre ailes à fond rouge brique sont chacune ornées d’un ocelle en « oeil de paon ». On le rencontre partout jusqu’à 2 500 m d’altitude, aussi bien dans les jardins, les parcs que les prairies, les brousailles ou les clairières et lisières forestières.
Après avoir hiverné, l’adulte vole de juillet à octobre.
Les chenilles d’un noir profond piqueté de blanc portent des épines noires. Vivant groupées elles se nourissent surtout d’ortie dioïque et parfois de houblon.
Répandu essentiellement en Europe cet insecte manque cependant dans l’extrême nord.

Illustration : Panzer, Fauna insect. germ., 99,23.

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Isoptera

Sous-ordre d'Insecta de l'ordre des Dictyoptera comprenant des insectes sociaux, les Termites, formant des colonies avec une femelle ou reine et un mâle, l'ensemble des individus (pouvant parfois atteindre 1 million) représentant une majorité d'ouvrières et un faible pourcentage de soldats. Certaines espèces construisent des nids ou termitières épigées de grande taille.

On compte environ 2 200 espèces réparties en 7 familles : Mastotermitidés ; Termopsidés ; Hodotermitidés ; Kalotermitidés ; Rhinotermitidés ; Serritermitidése ; Termitidés.


L

Labia

Dermaptera, Labiidae, Labiinae

Ce genre est caractérisé par une tête souvent étroite à yeux petits ; des élytres bien développés à ailes les dépassant ; un pygidium visible chez le mâle, presque entièrement caché chez la femelle ; des cerques à branches écartées à la base chez le mâle, contiguës chez la femelle.
Une seule espèce en France : Labia minor (L.), mesure 5 à 6 mm avec un corps pubescent de couleur brune ou gris jaunâtre. Les cerques sont chez le mâle presque droits à bord internes légèrement crénelés tandis qu'ils sont larges et courts chez la femelle. C'est une espèce fort répandue : Europe, Afrique, Asie et Amérique.
On connaît mal sa biologie. Elle se rencontre, de mars à octobre, sous les pierres, dans les litières et le fumier où elle serait en partie carnivore. En France c'est la seule espèce volant couramment et que l'on peut capturer au piège lumineux.

Illustration : Panzer , Fauna insect. germ. 87, 9.


Labre

n. m. [du lat. labrum, bord de la lèvre]

Pièce unique de la bouche formant la lèvre supérieure. Elle est située en avant ou au dessous de l'épistome. Ce sclérite impair, habituellement mobile, est séparé du clypeus par une suture dite clipéo-labrale.
Cette plaque simple surplombe la base des mandibules et forme la voûte de la cavité buccale. C'est, morphologiquement, un segment céphalique.
Chez les Mégaloptères, on a noté un dimorphisme sexuel intéressant le labre des mâles qui porte un organe sensoriel (Sialis). Cette pièce présente, chez les Lépidoptères, une petite pointe triangulaire en son milieu qui ferme la cavité atriale et des dilatations latérales pilifères. Mais c'est surtout chez certains Diptères qu'il tend à s'étirer et présenter la forme d'une pièce triangulaire très allongée. À l'extrême, chez les Culicidae, il devient un stylet perforant aussi long que la trompe comportant une double paroi, l'interne étant l'épipharynx (labre-épipharynx ou glossarium).


Lampyris

Coleoptera, Cantharoidea, Lampyridae, Lampyrinae

Ce genre compte des espèces portant des organes lumineux et répandues dans la région paléarctique. Une espèce se rencontre dans de nombreuses régions d'Europe jusqu'en Asie.

Le Ver luisant ou Lampyre, Lampyris noctiluca (L.), présente un dimorphisme sexuel marqué : le mâle brun-noir de 10 mm. de long, possède des élytres finement velus avec trois ou quatre côtes et une plaque luminescente à la face inférieure du 7e segment abdominal ; la femelle, de 15 mm., brunâtre et sans ailes, porte des organes lumineux sur le 8e segment abdominal.
On les observe dans les prairies humides et les lisières des bois, de juin à septembre. Ils sont surtout actifs la nuit pendant laquelle les mâles volent à la recherche des femelles qui grimpent volontiers sur les graminées et émettent une lumière verdâtre.
Les larves, qui ressemblent aux femelles (avec des taches orangées sur les côtés de chaque segment), possèdent des organes luminescents et se nourrissent d'escargots. Elles hivernent sous cette forme.
Le mécanisme de production de " lumière froide " a été analysé. Il s'agit schématiquement, d'une réaction chimique au cours de laquelle une substance, la luciférine est oxydée par une enzyme, la luciférase.

Illustration : Panzer, Fauna insect. germ., 41/7

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Labium

n. m. [du latin labium : lèvre ; du lat. mentum : menton]

C'est une pièce impaire, formant la lèvre inférieure de l'armature buccale, qui résulte de la fusion de la seconde paire de maxilles. Le labium comporte plusieurs pièces dont le nombre et l'extension varient selon les groupes. On identifie généralement :
- un postlabium parfois divisé en submentum (= postmentum) et mentum ;
- et un prélabium comportant un prémentum, un palpe labial avec généralement trois articles, un lobe interne ou glosse et un lobe externe ou paraglosse.
Cet organe peut subir de nombreuses modifications parmi lesquelles on reconnaît : la constitution d'une gouttière engainant les stylets (Moustiques, Punaises…) ; un allongement du postlabium lié à la formation d'un rostre (Panorpes, Charançons…) ; Chez les Lépidoptères, les adultes ont un postlabium membraneux tandis que le prélabium occupe une cavité dans laquelle se loge une partie de la spiritrompe au repos, cependant que chez les chenilles le prélabium très modifié forme une structure tubulaire, la filière ou languette ; dans la trompe lècheuse de l'abeille, le labium s'est allongé avec un submentum et un mentum réduits alors que le prémentum, subrectangulaire, porte les palpes labiaux et la glosse ou ligule, très étirée ; chez les Diptères supérieurs, le labium allongé en trompe suceuse est terminé par des labelles ; on distingue dans un groupe (les Thécostomates) un sclérite hyoïde (théca en systématique) situé au dessus du mentum.
Un cas remarquable est celui des larves d'Odonates où le labium s'est transformé en appareil de capture : le masque (car il cache, lorsqu'il est replié, la face ventrale de la tête) ou " bras mentonier " de Réaumur. Ce masque se compose de deux pièces, le postlabium et le prélabium (que quelques auteurs désignent à tort comme submentum et mentum), le palpe labial subsiste profondément modifié avec deux articles dont l'un en forme de crochet acéré. Ce cas est à rapprocher de celui des Coléoptères Stenus qui possèdent une trompe exsertile avec un prélabium allongé relié au mentum par un long tube membraneux qui permet, au repos, le téléscopage à l'intérieur de la tête et du thorax.

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Laphria

Diptera, Brachycera, Orthorrhapha, Asiloidea, Asilidae

Genre répandu dans la région holarctique et largement représenté en Europe. Ce sont des Asilidés à corps souvent recouvert d'une fourrure claire, à palpes biarticulés, à antennes de trois articles avec un style rudimentaire. Ces mouches volent surtout dans les bois, en particulier de conifères. Prédatrices, elles capturent de grands insectes et assez souvent des Coléoptères. Les larves, omnivores, vivent sous les écorces ou dans les souches où elles peuvent s'attaquer aux insectes xylophages.

La Laphrie jaune, Laphria flava (L.). De 15 à 30 mm de longueur, ce robuste Diptère est recouvert d'une fourrure noire et jaune lui donnant l'apparence d'un bourdon. Il fréquente les forêts de feuillus, surtout les clairières et les bords des chemins, se rencontrant de mai à septembre principalement de juin à août. Cette espèce chasse des insectes variés comme des Coléoptères dont elle transperce la carapace grâce à son rostre. La femelle dépose ses œufs sous les écorces ou les feuilles mortes. Les larves peuvent se développer dans les galeries de xylophages où elles se nymphosent. Elle est assez répandue, ainsi que les espèces suivantes : L. gilva (L.), L. marginata (L.) et L. ephippium (F.).

Illustration : Panzer, Fauna insect. germ., 39/24

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Larve

n. f. [du latin larva, fantôme, masque (parce que, sous cette forme, l'adulte est, pour ainsi dire, déguisé ou masqué).]

Au cours du développement, c'est l'état, généralement mobile, qui succède à celui d'œuf. Il précède l'état adulte (dont il a parfois l'aspect chez les insectes hétérométaboles) ou l'état nymphal (dont il est alors complètement différent chez les insectes holométaboles).

Chez les Holométaboles on a décrit bien des types larvaires comme éruciforme (en forme de chenille) : larves de Lépidoptères, de Tenthrèdes… ; campodéiforme (par analogie au Diploure Campodea) : nombreuses larves de Coléoptères…  ; mélolonthiforme (ressemblant aux larves arquées des hannetons) ; vermiforme ou apode (rappelant le ver de terre) avec une réduction plus ou moins grande de la capsule céphalique aboutissant au type acéphale (sans tête différenciée) comme les asticots des Diptères supérieurs ; etc. Les femelles de certaines espèces, dites larvipares, émettent directement des larves. Parmi les Diptères, par exemple, on reconnaît deux groupes : ceux dont les larves sont nourries dans l'utérus maternel grâce à des glandes accessoires comme Glossina ; ceux qui produisent des œufs prêts à éclore (ovoviviparité) ou des larves (certains Tachinidés, Calliphoridés, Oestridés…). D'autres insectes présentent des cas de viviparité : blattes, pucerons… Chez des Coléoptères (Micromalthidés) et Diptères (Chironomidés, Cecidomyidés) les larves, vivipares, donnent naissance à d'autres larves (pédogénèse).

Les stades larvaires de beaucoup d'insectes aquatiques portent des branchies sur certaines parties du corps.

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M

Malacosoma

Lepidoptera, Bombycoidea, Lasiocampidae

Genre répandu dans la région holarctique, avec de nombreuses espèces. Papillons généralement beiges à brun rougeâtre dont les chenilles vivent groupées dans des nids soyeux.

L'espèce la plus commune en Europe est le Bombyx neustrien ou Livrée des arbres, Malacosma neustria (L.).

De 25 à 35 mm. d'envergure, sa coloration est très variable, allant du jaune sable au brun rouge foncé, avec deux bandes transversales pouvant parfois manquer. Le mâle est plus petit que la femelle.

Cette espèce fréquente les bois de feuillus, les vergers, les haies, les bosquets. Les œufs, formant un manchon autour d'un rameau, sont déposés en spirale par la femelle. Ils hivernent sous cette forme. Les chenilles apparaissent au printemps. Elles sont bleu grisâtre, hérissées de poils roussâtres avec une ligne médiane blanche flanquée de bandes oranges et bleues. Elles vivent rassemblées dans un nid de soie édifié dans le feuillage. La nymphose s'effectue dans un cocon ovoïde en juin-juillet et l'émergence a lieu quelques semaines après.

Trois autres espèces se trouvent en France : M. castrensis (L.) ; M. franconica (Esper) ; M. alpicola Staudinger.

Illustration : Panzer, Fauna insect. germ., 23/21

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Maxille

n. f. [du latin maxilla : mâchoire] syn. mâchoire

La seconde paire inférieure des pièces buccales placée en dessous des mandibules. Les maxilles permettent à l'insecte de maintenir et de triturer les particules alimentaires.

Beaucoup plus complexe que la mandibule, la maxille typique n'est qu'en partie sclérifiée. Elle comporte une pièce basale, le cardo sur lequel s'articule un stipès et un palpe maxillaire de plusieurs articles. Le stipès porte distalement deux lobes, l'externe est la galéa et l'interne, la lacinia qui porte de longues soies raides sur sa marge intérieure.

Selon les groupes on remarque une orientation vers la simplification et la réduction. Par exemple, le palpe qui compte 7 articles chez les Machilidés (Thysanoures) n'en a qu'un seul en forme de crochet chez les Odonates ; le stipès porte une lacinia très réduite chez Melolontha (Coléoptère) et a ses deux lobes réunis chez les Odonates.

En fait, les différents éléments du corps maxillaire se modifient profondément ayant une tendance à fusionner et à devenir membraneuse rendant parfois leur interprétation difficile. On note alors des transformations variées comme l'allongement en un mince crochet qui, associé à la mandibule, forme un canal alimentaire mandibulo-maxillaire (larve de fourmilion - Névroptère) ; l'hypertrophie de la galéa pour constituer une spiritrompe  (Lépidoptères) ; en fins stylets (Hémiptères piqueurs, Diptères vulnérants) ; etc.

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Mantis

Dictyoptera, Mantodea, Mantidae, Mantinae

Genre surtout répandu en Afrique tropicale, dont une seule espèce remonte jusqu’en Europe : Mantis religiosa L., la Mante religieuse.

Espèce de grande taille (42 à 75 mm pour l’adulte) ; tête triangulaire portée sur un thorax allongé ; la première paire de pattes est transformée en « pattes ravisseuses » dont le tibia se referme sur le fémur muni de fortes épines ; le corps et les ailes sont verts, bruns ou jaunâtres.

On la trouve dans les endroits chauds parmi la végétation où elle s’attaque à de nombreuses proies comme les criquets. Après l’accouplement, la femelle, dont la voracité est extrême, peut parfois dévorer le mâle. Les œufs sont groupés dans une oothèque brun grisâtre d’environ 4 cm sur 2 cm façonnée autour d’une tige ou d’un rameau. Celle-ci contient, au centre, 200 à 300 œufs qui passent l’hiver pouvant résister à des températures de l’ordre de -20°C. L’éclosion survient au printemps. Les larves ont le même mode de vie que l’imago.

Largement répandue en France, elle occupe l’Europe centrale et méridionale, l’Asie et l’Afrique du Nord. Elle a été accidentellement introduite aux États-Unis en 1899. La Mante religieuse a fait l’objet de pages mémorables de J.-H. Fabre dans ses Souvenirs entomologiques.

Illustration : Panzer, Fauna insect. germ. 50, 8.

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Mandibule

n. f. [du latin mandibula : mâchoire ; de mandere, manger]

La paire supérieure des pièces buccales. Elles sont, dans de nombreux ordres, dures et cornées avec des muscles puissants. Placées devant la bouche, elles permettent à l’insecte de saisir et de broyer.

Les mandibules broyeuses ont approximativement la forme d'une pyaramide triangulaire dont le bord interne ou masticateur comprend une base souvent épaissie, plissée ou tuberculée : la mola et une pointe, terebra, souvent multidentée. Entre les deux peuvent apparaître des dents accessoires (prémolaire, rétinacle) ou des formations particulières (prostheca ou lacinia mobilis).

Le régime alimentaire influe sur leur forme : dents pointues et tranchantes chez les carnivores, meule râpeuse chez les lignicoles, lames peu sclérifiées chez certains coprophages, etc. Dans quelques cas, la mandibule est traversée par un canal amimentaire qui sert à la fois à injecter et à absorber des liquides permettant ainsi une digestion extra-orale (larves de Lampyridés, Dytiscidés, Neuroptères...). L’aspect des mandibules peut varier avec le sexe. Le cas le plus remarquable est, chez les Coléoptères, celui des Lucanidés où ces pièces sont hypertrophiées chez les mâles (Lucanus, Neolamprima, Cladognathus, Chiasognathus,...) ; on retrouve ce phénomène chez quelques Cérambycidés comme Macrodontia, Callipogon ou des Géotrupidés (Lethrus). Chez les soldats des Termites, elles sont adaptées à la fonction de défense : allongées et pointues, tordues et asymétriques ou très réduites chez les lanceurs de salive visqueuse (nasuti). Quelques Formicidés ont aussi des mandibules très allongées (Harpegnathos, Nothomyrmecia, Eciton...).

Lorsque l’appareil buccal est profondément modifié (spiritrompe des Lépidoptères, proboscis des mouches...), les mandibules peuvent s’atrophier ou disparaître. Chez les Thysanoptères la mandibule droite est très réduite tandis que la gauche est prolongée par un stylet creux.

Enfin, chez les Hétéroptères et les Homoptères suçeurs de sève ou de liquides cellulaires, comme chez les moustiques (Diptères Culicidés) hématophages, elles se transforment en deux longs stylets qui participent à l’appareil piqueur.

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Mutilla

Hymenoptera, Apocrita, Mutilloidea, Mutillidae, Mutillinae

Genre paléarctique comptant peu d'espèces européennes principalement concentrées dans les régions méridionales. Ce sont des Aculéates à tête large presque globuleuse présentant un dimorphisme sexuel marqué, les mâles seuls étant ailés. Parasitant les nids d'autres hyménoptères, on les considère comme des " guêpes-coucous ".

L'espèce la plus connue est la Mutille européenne, Mutilla europaea L.

Elle mesure de 10 à 17 mm. La femelle est aptère, velue, à tête noire, à thorax rouille et abdomen noirâtre avec des bandes de poils blancs. Le mâle diffère surtout de la femelle par ses ailes enfumées et sa tête portant de gros yeux et des ocelles. Bien que largement distribuée, cette espèce est localement peu commune. Elle vit aux dépens des Bourdons (particulièrement Bombus pascuorum (Scopoli) dont la femelle recherche les nids pour y déposer un œuf au milieu des couvées. La larve ne dévorerait que tardivement celle du bourdon. La nymphose s'effectue dans le nid de l'hôte, rapidement suivie de l'émergence des adultes où les femelles sont nettement plus nombreuses. La piqûre des femelles est parfois douloureuse.

Illustration : Mutilla europaea mâle. Panzer, Fauna insect. germ. 76, 20

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Métamorphose

n. f. [Du grec méta, après, qui indique le changement et morphe, forme]

Importantes transformations par lesquelles un insecte passe, en fin de développement, de l'état de larve à celui d'adulte ou imago, apte à la reproduction.

Habituellement, on désigne sous ce vocable deux grandes catégories de développement : métamorphoses incomplètes ou progressives (Héterométaboles s. lat) et métamorphoses complètes (Holométaboles).

La métamorphose, au sens propre, débute à la nymphose (mue nymphale) se poursuit durant la vie nymphale, caractérisée par l'immobilité et l'absence d'alimentation, pour s'achever à la mue imaginale. Ce passage d'un état à l'autre comporte trois processus essentiels :
- l'élaboration d'organes nouveaux (histogenèse, à partir de cellules constituant soit des éléments diffus, soit des amas (disques imaginaux) comme les disques alaires qui deviendront les ailes ;
- la destruction d'organes larvaires (histolyse) comme celle de l'appareil digestif;
- des remaniements, comme pour les muscles.
Ces phénomènes sont d'ailleurs souvent entremêlés.

La métamorphose, comme l'ensemble des mues, est principalement sous la dépendance de deux hormones.

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Melecta

Hymenoptera, Apoidea, Anthophoridae, Anthophorinae

Ce genre, représenté par une dizaine d'espèces en France, comprend des Abeilles de taille moyenne, sans brosse à pollen et vivant aux dépens des Anthophores d'où leur nom d'Abeilles-coucous. On en connaît des représentants en Europe et en Afrique du Nord.

L'espèce la plus courante est Melecta albifrons (Förster). Elle mesure de 12 à 17 mm. Les ailes sont enfumées et l'abdomen, pointu à l'extrémité, est noir orné des deux côtés de taches formées de poils blanchâtres.

Cette abeille-coucou vole le long des parois d'argile et les vieux murs en torchis que fréquentent ses hôtes du genre Anthophora et principalement A. plumipes. La femelle pénètre dans un nid d'Anthophore approvisionné et pond un œuf sur les réserves de nourriture. Aussitôt après la naissance la larve de Melecta détruit l'œuf ou larvule de l'hôte et s'attaque au mélange de pollen et de miel. C'est sous la forme adulte que le parasite hiverne dans la cellule.

Une espèce européenne plus rare est Melecta luctuosa (Scopoli).

Illustration : Panzer, Fauna insect. germ. 33, 23.

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Mue

n.f. [du lat. mutare, changer]
syn.ecdysis, exuviation (du grec et du latin, dépouiller)

Le tégument des insectes est essentiellement composé de deux assises : la cuticule et l'épiderme (hypoderme), qui la sécrète, avec sa membrane basale. La cuticule est constituée de l'épicuticule, raide, avec ses couches de cément et de cire, et de la procuticule (exocuticule et endocuticule) principalement composée de chitine associée à des composés protéiques (arthropodines, sclérotines, résilines).

Du fait de l'inextensibilité de ce tégument rigide le développement des insectes est discontinu et s'effectue par une série de mues. La mue est donc un phénomène par lequel, après immobilisation et jeûne, l'animal renouvelle sa carapace en rejetant la vieille cuticule ou exuvie, trop étroite et en confectionnant une nouvelle peau, plus vaste. Pour ce faire, les cellules de l'épiderme se détachent de l'ancienne cuticule (apolyse) et commence à en secréter une nouvelle. Ce processus est favorisé par l'émission d'un liquide exuvial, riche en enzymes, qui digère en partie l'endocuticule initiale.

La libération du nouvel individu de son ancienne enveloppe est obtenue par des contractions musculaires et un afflux de sang qui font éclater la vieille peau suivant des lignes de moindre résistance. Ensuite il se gonfle d'air ou d'eau permettant ainsi à la nouvelle cuticule, encore souple de se déplisser puis de durcir et se colorer. Le nombre de mues, en général fixe pour chaque espèce, se situe en moyenne autour de cinq stades larvaires (instar des auteurs anglo-saxons).

Les exuvies sont parfois conservées et accumulées. C'est le cas, entre autres, chez les larves de Cassides (Col. Chrysomélidés) où elles s'empilent sur les fourches caudales et chez les cochenilles Diaspines (Hém. Diaspididés) où elles sont englobées dans le bouclier.

Les mues ont des qualités différentes et l'on distingue (principalement chez les Holométaboles) les mues larvaires qui permettent la croissance et les mues nymphale et imaginale. Sur le plan physiologique, les mues sont sous le contrôle de deux hormones : l'hormone juvénile, excrétée par les corpora allata et l'ecdysone, produite par les glandes de mue. Tant que ces hormones agissent simultanément on observe une mue larvaire, par contre, lorsque l'hormone juvénile n'est plus présente la seule ecdysone induit les mue nymphale et imaginale.

Des molécules analogues, utilisées comme insecticides, permettent de perturber le déroulement des mues et partant de détruire des espèces nuisibles.

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N

Nepa

Hemiptera, Nepoidea, Nepidae, Nepinae

Les espèces de ce genre sont des punaises aquatiques à corps aplati, à tête petite avec des yeux saillants, à rostre et antennes courts de 3 articles, à pattes antérieures ravisseuses, à abdomen prolongé par deux filaments creusés en gouttière (siphon respiratoire).

Une espèce se trouve dans toute la région paléarctique : Le scorpion d'eau, Nepa rubra L. (= cinerea L.)

Il mesure environ 20 mm. Plutôt marcheur que nageur, il vit sur le fond vaseux des eaux tranquilles. Après l'accouplement ,la femelle introduit dans les plantes aquatiques des œufs pourvus de 6 à 8 longs filaments permettant l'aération. Essentiellement carnivores, les Nèpes chassent des larves d'invertébrés, des têtards et parfois même de petits poissons.

Illustration : Panzer, Fauna insect. germ. 95, 14.

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Nervation alaire

N. f. [dérivé du grec neuron, nervure ; lat. nervus]
improprement nervulation

C'est la disposition des nervures d'une aile. La membrane alaire est en effet sous-tendue par un système de vaisseaux tubulaires formant une charpente sclérifiée. La distribution des nervures est fort diversifiée mais conserve un aspect caractéristique pour chaque espèce et, partant, les catégories supérieures, ce qui lui donne une valeur taxinomique essentielle, notamment dans certaines familles.

Plusieurs systèmes de nomenclature ont été proposés, celui de Comstock-Needham modifié par Tillyard étant largement utilisé. Les opinions peuvent cependant varier quand à l'homologie, laissant place à de nouvelles interprétations.

La nervation a évolué à partir d'un type primitif (archétype). Dans ce schéma de base on distingue deux groupes de nervures : - les longitudinales (désignées par une majuscule) partant de la base en six branches : costale, C ; subcostale, Sc ; radiale, R ; médiane, M ; cubitale, Cu et anale, A, certains de ces troncs pouvant se subdiviser et donner naissance à des branches secondaires ou fusionner en partie avec un autre rameau (ex . : M1, M2, M3, M4) ; les transverses (désignées par une minuscule) et notées en rapport avec les nervures connectées (ex. : r-m pour une jonction entre une radiale et une médiane).

Les parties membraneuses délimitées par des nervures forment des cellules, généralement désignées par le nom de la nervure longitudinale marquant leur marge antérieure.

Chez les insectes primitifs les nervures transverses forment un réseau très dense qui tend à se simplifier et à se réduire chez les formes plus évoluées. Dans certains cas on observe une réduction extrême des nervures (Hyménoptères Chalcidiens, Thysanoptères…).

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Nymphalis

Lepidoptera, Papilionidea, Nymphalidae, Nymphalinae

Genre distribué dans la zone holarctique dont les chenilles portent sur le corps des scoli en forme d'épine et vivent aux dépens d'arbres feuillus principalement, Salix, Populus, Ulmus. Une espèce caractéristique est le Morio, Nymphalis antiopa (L.).

De 7 cm d'envergure, la plus grande des Vanesses européennes a une livrée brun noir pourpre avec une bande marginale jaune bordée d'une rangée de taches bleu vif.
La chenille, qui porte de long scoli noirs, vit sur divers arbres à feuilles caduques : saule, bouleau, peuplier, orme…
On compte une génération par an. La ponte, œufs disposés en groupe autour des branchettes de la plante-hôte, s'effectue au printemps. L'éclosion a lieu deux à trois semaines après et les chenilles réunies dans une toile commune où elles restent jusqu'à la fin de leur développement en juillet. Les adultes, qui peuvent occasionellement effectuer des migrations, hivernent dans des abris divers et pondent au printemps.
Répandu en Europe et en Asie tempérée jusqu'en Amérique du Nord.

Ce genre comprend aussi en Europe ; La Grande Tortue, N. polychloros (L.) ; N. xanthomelas (Denis et Schiffermüller) et N. vau-album (Denis et schiffermüller)

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Nymphe

n. f. [Du grec nymphe, jeune épouse, parce que cet état conduit aux individus reproducteurs. Dans un sens voisin, lat. pupa, poupée.]

Troisième état du cycle biologique caractéristique des Holométaboles qui précède l'état imaginal ; il est marqué par l'immobilité et l'absence d'alimentation. Au cours de cette métamorphose, la larve subit d'importantes transformations physiologiques qui la conduiront à l'état adulte.

On reconnaît trois types de nymphes : les nymphes nues (pupa libera), où ailes et appendices sont appliqués sur le corps sans y adhérer : fourreaux alaires ou ptérothèques ; fourreaux des pattes ou podothèques (Coléoptères, Trichoptères, Hyménoptères, etc.) ; les nymphes obtectées (pupa obtecta) où les appendices sont soudés au corps (chrysalide des Lépidoptères, quelques Diptères et Coléoptères…) ; Les nymphes coarctées (pupa coarctata) ou pupes dont l'enveloppe extérieure est constituée par la dernière peau larvaire ou puparium qui forme un tonnelet sclérifié (Diptères supérieurs). Certaines nymphes - dont des chrysalides - sont capables de mouvements.

Les nymphes se distinguent par leur mode de protection : elles peuvent vivre sans abri, parfois fixées par l'extrémité (crémaster) et maintenues par un fil de soie (chrysalide succincte de quelques Lépidoptères Rhopalocères) ; dans un cocon (Lépidoptères, Planipennes, Hyménoptères…) ; dans un terrier ou une loge.

Sous le terme de nymph, des auteurs anglo-saxons désignent les stades larvaires des Héterométaboles qui ne diffèrent de l'adulte que par le développement incomplet des ailes et des pièces génitales.

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Odonata

Ordre d'Insecta comprenant des espèces carnassières à 4 ailes et à corps allongé. Les larves sont aquatiques avec un organe de préhension, le masque. On compte près de 6 000 espèces. Il est divisé en trois sous-ordres :
Anisozygoptera : Epiophlebiidés
Zygoptera : Hemiphlebiidés, Calopterygidés, Coenagrionidés, Synlestidés, Lestidés, Megapodagrionidés, Platystictidés, Protoneuridése, Euphaeidés, Platycnemidés…
Anisoptera : Gomphidés, Petaluridés, Cordulegastridés, Aeshnidés, Corduliidés, Libellulidés, Macromiidés…


O

Oecanthus

Orthoptera, Ensifera, Gryllidae, Oecanthinae

Ce genre comprend des grillons atypiques à l'aspect gracile avec des pattes minces et une coloration pâle. Largement répandu dans le monde, il compte plusieurs espèces américaines.

La seule espèce européenne est le Gillon d'Italie - Oecanthus pellucens (Scopoli).

Petit Orthoptère de 10 à 15 mm, de teinte jaunâtre avec de grandes ailes et de longues antennes. Il affectionne les pelouses sèches avec des fleurs et une riche végétation arbustive. Le mâle émet, surtout la nuit, une stridulation harmonieuse de forte intensité en frottant ses élytres l'un contre l'autre. La femelle pond, à la fin de l'été, dans les tiges sèches de nombreuses plantes. Cette espèce se rencontre dans les régions chaudes de l'Europe centrale et méridionale, jusqu'en Asie centrale et en Afrique du Nord.

Ilustration : Panzer, Fauna insect. germ. 22, 17.

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Orthoptera

Ordre d'Insecta comprenant des formes à tête orthognathe à pièces buccales de type broyeur ; à pattes postérieures souvent adaptées au saut ; fréquemment ailées avec des ailes antérieures durcies en élytre, les postérieures étant membraneuses. On compte environ 20 000 espèces. Il est divisé en deux sous-ordres : Ensifera et Caelifera.

Les Ensifères groupent les superfamilles des Stenopelmatoidea (avec les familles Stenopelmatidés, Gryllacrididése, Rhaphidophoridése…), Tettigonioidea (Tettigoniidés) ; Schizodactyloidea ; Grylloidea (Gryllidés, Gryllotalpidés).

Les Coelifères avec les superfamilles des Eumastacoidea (Eumasticidés, Euschnidtiidés, Thericleidés…) ; Proscopioidea ; Trigonopterygoidea ; Xyronotoidea ; Pneumoroidea ; Acridoidea ( Pamphaginidés, Pyrgomorphidés, Acrididés, Romaleidés…) ; Tetrigoidea ( Tetrigidés…) ; Tridactyloidea (Rhipiterygidés, Tridactylidés) ; Cylindrachetoidea.

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Osmoderma

Coleoptera, Scarabaeoidea, Cetoniidae, Trichiinae

Les Osmodermes sont des Cétoines de grande taille de plus de 14 mm de long et de couleur uniforme, généralement brunâtre à noir. On connaît huit espèces distribuées dans la région holarctique (Europe, Asie mineure et orientale Amérique boréale).
L’espèce la plus courante en Europe, Osmoderma eremitum (Scopoli), dont la taille est comprise entre 24 et 35 mm, est brun noir légèrement bronzé. Elle se développe dans le terreau des cavités d’arbres de différentes essences (chêne, hêtre, platane, prunier, pommier, poirier, saule...). La larve, de type melolonthoïde évolue en deux ans et se transforme en nymphe abritée dans une coque confectionnée avec des fragments de bois cimentés par du terreau et une sécrétion buccale. L’adulte exhale une forte odeur de « cuir de Russie » ou de « prune », d’où les noms de Prunier ou de Pique-prune donnés dans le Lyonnais.

Ilustration : Panzer, Fauna insect. germ. 41, 12.

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Œil

n. m. [du latin oculus ; équivalent grec ophtalmos et dans un sens voisin ommatos et opticos]

C'est un organe photorécepteur dont on connaît deux types chez les insectes : les yeux simples et les yeux complexes.

Les yeux simples ont un appareil dioptrique qui comprend généralement une cornée, des cellules cornéagènes et visuelles formant un rhabdome. On en distingue deux formes : les stemates, spécifiques des larves d'Holométaboles, sont situés, au nombre de 1 à 7, de chaque côté de la tête et les ocelles qui, lorsqu'ils sont présents chez l'imago, coexistent souvent avec les yeux composés et sont disposés couramment en triangle (un sur le front, deux latéraux sur le vertex).

Les yeux complexes, composés de facettes, sont situés sur les côtés de chaque côté de la tête. Ils comportent un nombre plus ou moins grands d'yeux simples ou ommatidies. Leur nombre, très variable, est lié au mode de vie. C'est ainsi que l'on en compte plusieurs dizaines de mille chez les bons voiliers comme les Odonates du genre Aeschna et seulement deux ou trois chez des ouvrières Formicidés du genre Solenopsis. Chaque ommatidie comporte une cornée ou cornéule, sorte de cuticule transparente ; un cristallin ou cône cristallin constitué de quatre éléments juxtaposés, c'est un dioptre qui transmet la lumière en la concentrant vers le rhabdome ; une rétinule formée de 6 à 8 cellules allongées. Cet ensemble est isolé par des cellules pigmentaires (iridiennes et rétiniennes) formant deux manchons superposés donnant deux types de vision selon qu'ils sont continus (œil par apposition ) ou discontinus (œil par superposition).

Les yeux à facettes peuvent être petits et séparés (dichoptiques) ou très grands occupant tout le côté de la tête et contigus au sommet (holoptiques). Ils peuvent affecter des formes diverses : bombés, arrondis, ovalaires, pyriformes, réniformes, divisés avec une partie supérieure composée de grandes facettes et de plus petites à la face inférieure aboutissant à des yeux frontaux " en turban " (mâles des Éphéméroptères Baetidés, Blepharocera tetraphtalmus) ou totalement dédoublés (Coléoptères Gyrinidés, Hémiptères Aleyrodidés).

Les yeux sont parfois velus ou colorés, marqués de bandes ou de taches polychromes comme chez les Diptères Tabanidés.

On a décrit des yeux composés atypiques qui sont plutôt des agrégats de stemmates comme chez les mâles de Strepsistères et d'Hémiptères Coccidés.

Associés au comportement , ces dispositifs optiques permettent la vision des formes, de la couleur jusqu'à l'UV, de la lumière polarisée, du mouvement…

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Osmeterium

n. m. [du grec osmê : odeur]

Organe odorant qui, chez les chenilles de Papilionidés comme celle du Machaon, consiste en une vésicule ayant la faculté de saillir à travers une fente du prothorax. Effectivement la chenille, lorsqu’elle est inquiétée, peut dévaginer cet organe bifide, charnu et de couleur orangée qui répand une odeur pénétrante et fétide rappelant l’acide butyrique. Cette glande pourrait aussi avoir la propriété d’éliminer les substances nocives des plantes-hôtes dont se nourrissent les larves.

On a aussi appelé osmétérium une zone odorifère étendue sur les tibias postérieurs des mâles de certains Diptères Sepsidés (Themira putris L.).

Ci-dessus :
Chenille de Papilio machaon
faisant jaillir son osmeterium

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P

Panorpa

Mecoptera, Panorpidae, Panorpinae

Ce genre comporte de nombreuses espèces dans la région holarctique dont une douzaine en France.

Ce sont des insectes caractérisés par un étirement de la tête vers le bas en forme de " bec " ou " rostre ". Les ailes membraneuses sont généralement étroites, souvent hyalines ou ornées de taches noires. L'extrémité postérieure de l'abdomen masculin présente un grand développement des gonopodes pouvant parfois rappeler une " queue " de scorpion. Les larves, à faciès de chenille, ont, comme les adultes, un régime alimentaire assez varié, essentiellement composé d'insectes morts et de détritus végétaux. Ils fréquentent les lieux ombragés. Parmi les espèces européennes la plus répandue est

La Mouche scorpion Panorpa communis L.

C'est un Mécoptère de 30 mm d'envergure aux ailes marquées de taches irrégulières. L'extrémité de l'abdomen du mâle se termine par un gonopode bulbeux, roux et relevé, d'où son nom vernaculaire. Au cours de la parade nuptiale le mâle émet des boulettes grosses comme une tête d'épingle que la femelle lèche pendant la copulation. Les œufs sont déposés, en amas d'une vingtaine, dans la couche superficielle du sol. Il y a deux générations par an.

Illustration : Panzer, Fauna insect. germ. 60, 10.

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Patte

n. f. [Gallo-romain : patt ; équivalent grec : pous, podos ; équivalent lat. : pes, pedis]

Organes de locomotion attachés par paire à chaque anneau du thorax, les pattes sont donc au nombre de six (hexapode). Une patte comprend généralement les segments suivants un ecoxa ou hanche ; un trochanter ; un fémur ou cuisse ; un tibia ou jambe ; un tarse à nombre variable d'articles et, à l'extrémité, un prétarse ou empodium ou acropode possédant habituellement une paire de griffes (voir ce mot) et d'autres structures associées. Généralement adaptée à la marche terrestre la patte s'est souvent profondément modifiée dans d'autres fonctions dont voici quelques exemples.

Chez les espèces terricoles à pattes fouisseuses, cet organe se ramasse et le tibia affecte la forme d'une large lame articulée sur le fémur et terminée par de fortes dents (comme chez la Courtilière ou les larves de cigales). Dans d'autres groupes d'Orthoptères fouisseurs (Tridactylidés, Cylindrachaeitidés) on observe des formations similaires à partir d'éléments différents. Chez les Coléoptères se sont souvent les tibias antérieurs qui se dilatent en palettes armées d'épines et de franges de poils. Chez certains Hémiptères Cydnidés les tibias postérieurs sont fortement spatulés (Scaptoceris talpa).

Les adaptations natatoires sont variées et les pattes postérieures modifiées en rame. L'accroissement de surface se réalise par le développement d'une dense bordure de soies plus ou moins longues et rigides ou encore par un raccourcissement et un applatissement du tibia associé à un élargissement du tarse dont les articles forment de longues lamelles (Col. Gyrinidés). Chez les prédateurs les pattes antérieures deviennent des organes préhensiles (pinces ravisseuses) : le tibia armé de dents se refermant sur le fémur (Dictyoptères Mantidés, par exemple) ou le tarse sur le tibia (Hémiptères Hénicocephalidés), ou les articles du tarse des pattes postérieures, sur eux-mêmes (Mécoptères Bittacidés) ou encore chez les femelles d'Hyménoptères Dryinidés avec la modification d'une des griffes (voir ce mot).

Les adaptations saltatoires se traduisent souvent par un développement et un élargissement du fémur (Orthoptères, Coléoptères Alticinés, etc.) Cependant l'hypertrophie n'est pas toujours liée au saut (Coléoptères Oedeméridés, par ex.) ; parfois le renflement est dû à la présence d'organe glandulaire (Lépidoptères Hépialidés).

Les pattes portent divers structures (encoche, éperon, râpe, strigile, crête, brosse…) qui peuvent servir, entre autres, d'organes de toilette, d'organes stridulatoires (voir acoustique) ou de récolte de pollen (Hyménoptères Apoïdés). Elles présentent aussi bien des modifications comme par exemple, des expansions foliacées. Dans certains groupes les pattes sont très réduites, telles les femelles de Coccidés) et mâ9mu peuvent disparaître totalement (apode) comme chez de nombreuse larves (Diptères, Hyménoptères, Coléoptères…).

On appelle fausses-pattes ou pattes abdominales ou pseudopodes des appendices, non articulés, servant à la marche et situés sur les segments abdominaux. On rencontre ces formations principalement chez les larves de Lépidoptères et d'Hyménoptères Tenthredinés. On reconnaît les chenilles à leurs pattes abdominales portant sur la sole pédieuse des crochets souvent disposés en demi-cercle tandis que les larves de Tenthrèdes ou fausses-chenilles en sont totalement dépourvues.

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Pararge

Lepidoptera, Nymphalidae, Satyrinae

Ce genre regroupe des Satyrinae européens à yeux velus, à aile antérieures portant des dessins en forme de damiers ou de réticulations, celles du mâle ayant une bande androconiale bien marquée. Son aire de répartition peut s'étendre d'une grande partie de l'Europe jusqu'à l'Asie centrale et le Nord de l'Afrique.
Le Tircis, Pararge aegeria (L.), de 38 à 44 mm d'envergure, est largement répandu et commun. La coloration de fond des ailes est orangée.
On a reconnu deux formes : l'une, la nominale (P. aegeria aegeria), méridionale est remplacée, plus au nord, par la forme (P. aegeria tircis Butler).
Ce papillon, au vol assez lent et peu soutenu, se rencontre à la lisère des bois, les clairières, les vergers, les bocages… Il vole de mars à octobre et compte, suivant les régions de une à trois générations. La chenille se nourrit de graminées (Chiendent, Pâturin, Dactyle…).
Deux espèces voisines volent l'une aux Canaries : Pararge xiphioides Staudinger, l'autre à Madère : Pararge xiphia (F.).

Illustration : Panzer , Fauna insect. germ. 28, 21.

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Parasite, Parasitoïde

n. m. [du grec parasitos : para = à côté et sitos = blé, aliment ; lat. parasitus]

Le parasite est un être vivant qui se développe, pendant une partie ou la totalité de son existence, aux dépens d'un autre organisme. Il peut, au cours de son évolution, vivre sur un ou plusieurs hôtes.
Le parasitoïde est un parasite qui vit à l'intérieur de son hôte et finalement entraîne sa mort. Il se rencontre essentiellement chez les insectes.
Par rapport à leurs hôtes on distingue les monoxènes et les sténoxènes (un ou très peu d'hôtes), les oligoxènes (peu d'hôtes) et les euryxènes ou hétéroxènes (nombreux hôtes).
Chez les Insectes, selon leur localisation, on reconnaît :
- les ectoparasites, parasites externes qui vivent à la surface du corps de vertébrés homéothermes et sont souvent hématophages : Phthiraptera (Mallophages, Anoploures) Siphonaptera ou Aphaniptera ; Hemiptera (Hetéroptères) ; Diptères vulnérants ;
- les mésoparasites qui occupent des cavités naturelles reliées au milieu extérieur comme les voies et cavités, le tube digestif, etc. : Diptera (Oestridés, Pupipares, Calliphoridés, Sarcophagidés) ;
- les endoparasites qui vivent dans le milieu intérieur d'un hôte. Ce sont les parasitoïdes qui pondent le plus souvent leurs œufs sur ou dans le corps d'autres insectes (entomophage). Au terme du développement embryonnaire la larve consomme les tissus, souvent dans un ordre préférentiel, et, lors de la nympose ou de l'émergence, en provoque la mort. Le parasitoïde associe ainsi les caractères du parasite (vie obligatoire aux dépens d'un être vivant) et du prédateur (consommation des tissus et mise à mort) : cette catégorie compte de nombreux Diptères (comme les Tachinidés) et Hyménoptères.
L'efficacité des parasitoïdes est souvent renforcée par une forme particulière de multiplication asexuée : la polyembryonie.
On appellel stylopisation l'influence de certains parasitoïdes (Strepsiptères) qui entraînenet des modifications marphologiques de l'hôte.
Ils jouent un rôle déterminant dans la régulation des populations d'invertébrés et, en particulier, d'insectes. En agriculture ce sont les auxiliaires qui peuvent naturellement réduire considérablement le nombre d'individus d'une génération et dont certaines espèces ont pu être multipliées afin d'être utilisées en lutte biologique (Encarsia formosa/Aleurodes ; Trichogramma/Pyrale du Maïs ; divers Prospaltella/Cochenilles…). On considère alors comme hyperparasites des parasitoïdes se développant aux dépans du destructeur d'un insecte nuisible, contrariant ainsi l'action de l'auxiliaire.
En médecine humaine et vétérinaire, pour lutter contre des parasites, on est parfois conduit à combattre les insectes vecteurs (Moustiques, Glossines, Simulies…).

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Phanère

n. f. [du grec phanerôs, visible, apparent.]

On désigne sous le nom de phanère tout organe faisant saillie en dehors du tégument. On en distingue deux types.
Les phanères fixes : denticules, rides, crénelures, tubercules cornes, dents…
Les phanères mobiles : Les poils ou microchètes, microtriches et les soies ou macrochètes, macrotriches.

Certains poils ont des structures variées : barbelés, ramifiés, en forme de chevilles, d'hameçon, de spatule, d'écailles, d'androconies… Ils sont isolés ou forment soit une pubescense plus ou moins développée soit un revêtement (comme les écaille des aile de papillon)

Les soies sont des poils spécialisés avec un prolongement d'une cellule épidermique ou nerveuse. Elles sont isolées et réparties en position précise. La chétotaxie, répartition et nomenclature des soies sur certaines parties de l'exosquelette, est utilisée en taxinomie. D'un grand intérêt dans la systématique de certains groupes (aussi bien pour les adultes que pour les larves), les soies sont désignées par une terminologie particulière. Chez les Diptères, par exemple, on distingue sur la tête : frontale, ocellaire, orbitale, postoculaire, péristomale, vibrisse, verticale… et sur le thorax : acrosticale, dorso-centrale, scutellaire… Chez les chenilles, les caractères chétotaxiques sont basés sur des conventions schématiques. Par abus de langage, on parle chez les Diptères de chète antennaire pour arista.

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Phasia

Diptera, Brachycera, Schizophora, Tachinidae, Phasiinae

Genre répandu dans la région holarctique comprenant des Diptères parasitoïdes d'Hémiptères Hétéroptères. Ce sont des Tachinaires à thorax pileux, aux ailes élargies, à abdomen large et aplati, à yeux subcontigus dans les deux sexes.

Parmi les espèces paléarctiques courantes on connaît : la Phasie hémiptère, Phasia hemiptera (F.).

De 8 à 11 mm, cette mouche a une épaisse pilosité rougeâtre sur le thorax ; des ailes larges à base ferrugineuse et taches foncées ; un abdomen rougeâtre à bande dorsale noire. L'adulte fréquente les fleurs des prairies et des lisières forestières. La femelle injecte ses œufs, à l'aide de son ovipositeur, dans les punaises Pentatomides.

P. obesa (F.) et P. subcoleoptrata (L.) sont des espèces voisines.

Illustration : Panzer, Fauna insect. germ., 59/15

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Philanthus

Hymenoptera, Sphecoidea, Sphecidae, Philanthinae

Ce genre répandu dans le monde compte de nombreuses espèces. Ce sont des guêpes fouisseuses solitaires à grosse tête capturant essentiellement des Apidés.

L'espèce la plus connue est le Philanthe apivore, Philanthus triangulum (F.). Il mesure 13 à 18 mm. pour la femelle et de 8 à 10 pour le mâle. La tête grosse et arrondie porte des yeux échancrés à l'intérieur et des antennes renflées à partir du milieu, l'abdomen est jaune avec souvent des bandes transversales noires s'élargissant en triangle vers l'arrière.

Le Philanthe apivore fréquente les lieux sablonneux ou argileux dans les zones sèches et chaudes. Il creuse une galerie principale pouvant atteindre 1 m de long, au fond de laquelle s'ouvrent 5 à 10 cellules. Ses proies principales sont les Abeilles domestiques qu'il paralyse d'une piqûre. Elles sont ensuite transportées sous le ventre entre les pattes jusqu'au nid où de 3 à 6 proies sont déposées dans chaque cellule. Un œuf est pondu sur la dernière abeille de chaque niche. La larve naît au bout de trois jours et il faut plus de proies pour nourrir les femelles que pour les mâles. Après une semaine, elle tisse un cocon étroit en forme de bouteille. Normalement elle se nymphose au printemps suivant, cependant lorsque l'été est chaud une nouvelle génération apparaît en août.

Illustration : Panzer, Fauna insect. germ., 47/23

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Phéromone

n. f. [du grec pher : porter ; hormone, hormaô : stimuler]

syn. ectohormone ou phéro-hormone ou phérormone ou phéromone. C'est ce dernier terme utilisé par P. Karlston en 1959 qui a prédominé.

Substance chimique ou mélange de substances produites par des glandes exocrines déclenchant des réactions physiologiques ou comportementales entre individus de la même espèce.

On connaît les observations de J.-H. Fabre sur l'attraction des mâles du Grand Paon de nuit, Saturnia pyri (Denis et Schiffermüller) et du Minime à bandes jaunes, Lasiocampa quercus (L.) qu'il rapporte si plaisamment dans le volume 7 des Souvenirs entomologiques. Ces travaux pionniers permirent à A. Butenandt d'isoler et d'identifier, après le sacrifice de 500 000 femelles de ver à soie, en 1959, la première phéromone connue, un alcool hexadécadiénol, le bombycol.

Les phéromones, signaux chimiques odorants agissant à grande distance à dose moléculaire, sont un moyen de communication chez les insectes. On en a reconnu plusieurs types : sexuelles, de piste, épidéictiques ou d'espacement, grégaires, d'alarme, de régulation sociale, etc. Certaines donnent lieu à des comportements particuliers comme la cycloalexie (défense en cercle) observée entre autres chez les Chrysomélidés.

Ce sont les premières qui ont été les mieux étudiées, conduisant à des applications pratiques en agriculture. On emploie alors des " pièges à phéromones " composés d'un attractif, un analogue de synthèse de la phéromone naturelle de la femelle du ravageur, et d'un système assurant la capture des mâles. Ils sont actuellement utilisés dans la lutte contre certains Lépidoptères, soit pour l'avertissement agricole, soit pour la confusion sexuelle.

Les chimiorécepteurs sont essentiellement les antennes garnies d'organes sensoriels ou sensilles.

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Protura

Ordre d'Hexapoda (Entognatha) comprenant de petites espèces aveugles, aptères et dépigmentées ; à pièces buccales non visibles, cachées dans une cavité ; sans antennes, ni cerques. Animaux endogés vivant dans l'humus, sous les pierres enfoncées, les nids de mammifères terricoles… On compte environ 500 espèces. L'ordre est divisé en trois superfamilles : Eosentomoidea (Eosentomidés), Sinentomoidea (Sinentomidés), Acerentomoidea (Acerentomidés, Protentomidés).

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R

Reduvius

Hemiptera, Reduviidae, Reduviinae

Ce genre compte de nombreuses espèces prédatrices répandues dans toute la région paléarctique.

L'espèce la plus connue est le Réduve masqué, Reduvius personatus L. C'est une grande punaise pouvant presque atteindre 2 cm, de couleur brun chocolat à noire avec un rostre épais et arqué. Les stades immatures se masquent de poussière ou de débris divers ,d'où leur nom populaire. Ce camouflage est obtenu grâce aux glandes tégumentaires dont la sécrétion permet d'agglutiner des particules extérieures. Le Réduve masqué suce le contenu d'autres insectes et arthropodes. Il n'attaque l'homme que pour se défendre et sa piqûre est alors douloureuse. La larve a le même régime que l'adulte. Cette espèce se rencontre dans les trous d'arbres, les maisons vétustes et certains entrepôts.

Illustration : Panzer , Fauna insect. germ. 88, 22.

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Reticulitermes

Dictyoptera, Isoptera, Rhinotermitidae, Heterotermitinae

Genre répandu dans la région holarctique comprenant des insectes sociaux formant des colonies composées d'une femelle ou reine et d'un mâle, d'une majorité d'ouvrières et d'un faible pourcentage de soldats. Ce sont des termites à tête portant ocelles, glande frontale, fontanelle et antennes de 14 à 22 articles ; les ailes sont réticulées et les tarses de 4 articles. Ils vivent dans la terre, l'humus ou le bois dans des nids de type varié. Évitant la lumière les ouvrières se déplacent, dans des galeries-tunnels couvertes ou des tubes, pour rejoindre une source d'alimentation.

Le Termite lucifuge, Reticulitermes lucifugus (Rossi). De 6 à 10 mm, ces insectes ont le pronotum arrondi à l'arrière et les soldats possèdent des mandibules non dentées. Ils vivent en colonies de plusieurs milliers d'individus dans le bois humide. L'essaimage a lieu généralement d'avril à juin. On rencontre cette espèce vivant naturellement dans les forêts du Sud-Ouest de la France. Ces termites se nourrissent essentiellement de bois mort et de débris végétaux. Depuis des dizaines d'années, ils ont envahi les zones urbaines (en particulier la région parisienne) où ils commettent des dommages dans les habitations. On a subdivisé le termite lucifuge en sous-espèces : lucifugus, grassei, banyulensis, corsicus.

Une espèce voisine, le Termite du Saintonge, R. santonenis Feytaud, est connue pour avoir causé des dégâts dans les archives préfectorales de La Rochelle.

Illustration : Guérin-Menneville. Iconographie du règne animal. Insectes, pl. 63

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S

Scolia

Hymenoptera, Apocrita, Aculeata, Scoliidea, Scoliidae.

Les Scolies sont de grosses guêpes à corps trapu, aux pattes robustes plus ou moins épineuses. Les femelles recherchent des larves de Coléoptères Scarabaeoidea qu’elles paralysent pour y pondre un œuf, dont l’évolution entraînera la mort de l’hôte.

Dans les pays tropicaux, certaines espèces ont été utilisées pour lutter contre des ravageurs. Surtout répandues dans les régions chaudes, on compte peu d’espèces européennes ; les plus courantes en France sont Scolia hirta et S. sexmaculta.

Scolia hirta (Schrank), la Scolie hirsute, mesure de 10 à 20 mm de long ; corps noir avec une bande jaune sur les segments abdominaux 2 et 3 ; les ailes sont violet chatoyant. Les femelles recherchent les larves de Rutélidés et de Cétonidés.

Scolia sexmaculata (Müller) est semblable avec une bande jaune supplémentaire.

On a séparé de ce genre les Megascolia, dont une espèce est la plus grosse d’Europe. Il s’agit de Megascolia maculata flavifrons (F.), la Scolie des jardins : l’abdomen a deux bandes jaunes divisées en deux taches ; la femelle, qui peut atteindre 40 mm. de long, recherche les larves mélolonthoïdes d’Oryctes nasicornis (L.).

Illustration : Panzer , Fauna insect. germ. 62, 13.

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Répartition et régions zoogéographiques

Au cours des temps géologiques, les modifications du climat et les mouvements des masses continentales ont conditionné la répartition des êtres vivants. Cette dernière est le sujet d'étude de la biogéographie qui la décrit (géonémie) et en recherche les causes (chorologie). En réalité, de nombreux groupes sont présents sur tous les continents puisque apparus avant leur séparation. Cependant, cette translation est intervenue depuis suffisamment de temps pour entraîner un isolement favorable au développement d'organismes distincts. Ainsi chaque espèce présente une aire géographique particulière. Quelques-unes sont répandues sur presque tout le globe et sont dites cosmopolites, tandis que d'autres, connues d'un territoire restreint, sont dites endémiques. On peut remarquer qu'il y a plus d'espèces dans les régions tropicales que dans les zones tempérées ou arctiques et moins sur les îles que sur les continents.

Nos connaissances sur la distribution géographique des insectes, appuyées sur le concept de dérive des continents ou tectonique des plaques s'explique aujourd'hui par l'existence de barrières actuelles ou passées. Il faut rappeler que les moyens de dissémination des animaux peuvent être actifs ou passifs et parfois favorisés par l'Homme. On a reconnu, sur notre planète, des régions naturelles elles-même divisées en sous-régions :
- la région holarctique subdivisée en régions paléarctique et néarctique avec un certain nombre de sous-régions comme l'européenne, la méditerranéenne ou la centralasienne ;
- la région afrotropicale ou éthiopienne, qui comprend l'Afrique subsaharienne avec quelques sous-régions dont la malgache ;
- la région indomalaise ou orientale avec l'Inde et l'Asie du Sud-Est ;
- la région néotropicale, qui englobe l'Amérique du Sud, une partie de l'Amérique centrale et l'arc antillais ;
- la région australienne avec l'Australie, la Nouvelle-Zélande et les îles du Pacifique (parfois considérée comme une région séparée : l'Océanienne) ;
- la région antarctique.

Ces régions, d'abord définies par Wallace, sont aujourd'hui regroupées en trois grands domaines : la Néogée pour la seule région néotropicale ; la Notogée avec la région australienne ; l'Arctogée qui regroupe toutes les autres régions.

Avec le développement des connaissances, certaines limites sont encore l'objet de discussions.

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Reproduction

[n.f. du latin re, à nouveau ; producere, mener en avant, produire, engendrer.]

La reproduction est généralement bisexuée chez les insectes. Mâle et femelle - présentant parfois un dimorphisme sexuel (taille, couleur, ornementation, appendice…) - doivent se rencontrer, même lorsqu'ils sont à grande distance. Ce rapprochement est souvent facilité par différents agents : phéromones sexuelles, son, lumière… On a décrit des comportements de cour avec danses, parades et quelquefois des offrandes nuptiales (Diptères Empididés, Mécoptères Panorpidés, Hémiptères Miridés…). Habituellement, au cours de l'accouplement (dont la position des partenaires peut être variée : chevauchement, opposition, cœur copulatoire…) le pénis du mâle ou édéage pénètre dans le vagin de la femelle et y libère les spermatozoïdes. Selon les espèces, cette pariade est unique ou répétée avec le même individu ou avec des partenaires multiples.

D'autres formes d'insémination sont connues. Le sperme peut être déposé dans une sorte de sac membraneux ou spermatophore qui sera posé soit à l'entrée des voies génitales femelles comme chez de nombreux Orthoptères, soit dans le milieu où le femelle le récupèrera comme chez les Collemboles. On connaît aussi l'insémination traumatique où le mâle perfore la paroi du corps de la femelle et injecte le sperme qui, véhiculé par l'hémolymphe, atteint les ovocytes et les féconde (Hémiptères cimiciformes, Strepsiptères).

Les femelles possèdent une spermathèque ou réceptacle séminal permettant la réception et la rétention des spermatozoïdes. Ce stockage les autorise, dans certains cas, à pondre pendant toute leur vie (3 ou 4 ans pour la reine d'Abeille).

Parmi les autres modes de reproduction on doit encore signaler la parthénogénèse où l'œuf a la faculté de se développer sans être fécondé. Elle est assez répandue et présente différentes formes : cyclique, en alternance avec la reproduction sexuée ; géographique avec des races ; la descendance peut comporter seulement des mâles (arrhénotoque) ou des femelles (thélitoque) ou les deux sexes (deutérotoque). A ce phénomène s'ajoute parfois la viviparité (cas des pucerons). Bon nombre d'insectes donnent naissance à des petits vivants avec incubation de l'œuf dans l'utérus de la femelle (certains Diptères, Coléoptères, Blattes…). Sous le nom de pédogénèse ou paedogénèse on désigne une particularité où les larves, vivipares, donnent naissance à d'autres larves (Coléoptères Micromalthidés, Diptères Chironomidés, Cecidomyidés). Une forme particulière de reproduction asexuée est la polyembryonie dans laquelle un seul œuf fécondé peut produire, à lui seul, plusieurs milliers, voire millions, d'individus.

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Scutellum

 n.m. [du latin scutellum, petit bouclier ] syn. écusson, mésoscutellum

Sclérite postérieur de la partie dorsale (notum) du mésothorax ,dont le développement est plus ou moins important.

Chez les Coléoptères c’est une pièce triangulaire ou arrondie, souvent visible et fortement sclérifiée, placée à la base de la suture des élytres.

Chez les Hémiptères Hétéroptères, cette pièce peut, dans certains groupes, prendre une grande extension recouvrant plus ou moins la partie postérieure du corps et les ailes au repos (Scutelléridés, Plataspidés...).

Chez les Diptères le scutellum est généralement triangulaire ou arrondi et porte des soies. Il peut aussi prendre un grand développement apparent chez les Célyphidés. A sa face inférieure il existe un sclérite, le postscutellum ou subscutellum qui, lorsqu’il est bien développé, renflé et saillant, permet de caractériser la famille des Tachinidés.

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Segment

n. m. [du lat. segmentum, rad. secare couper, équiv. Grec mêros partie ]
= arthromère, somite, métamère

Le corps d'un arthropode est formé d'une succession d'anneaux auxquels on a donné le nom de segment ou somite ou métamère. Lorsqu'ils sont réunis ou soudés entre eux pour former une partie bien différenciée du corps, ils constituent un tagme (tête, thorax, abdomen).

La structure d'un segment apparaît d'une manière évidente au niveau de l'abdomen. Chaque segment est formé de plaques sclérifiées ou sclérites. On distingue une partie dorsale ou tergale : le tergum , tergite ou notum et une partie ventrale ou sternale : le sternum ou sternite. Elles sont réunies de part et d'autre par une région latérale ou pleurale : les pleures ou pleurites (plus apparents sur les segments thoraciques). Les sclérites thoraciques sont désignés selon les segments thoraciques auxquels ils appartiennent (pro, méso, méta) ex : pronotum, partie dorsale du premeir segment du thorax.

Les segments peuvent subir de multiples modifications : coalescence, invagination… Dans la tête les sclérites sont intimement soudés ; dans le thorax on reconnaît souvent les trois segments qui peuvent présenter entre eux des développements différents et porter des appendices divers (pattes, ailes…) ; l'abdomen présente généralement des segments assez semblables. Cependant ces derniers montrent parfois une profonde évolution. Dans le cas des Hyménoptères Apocrites, le premier segment (propodeum ou segment médiaire) est complétement incorporé au thorax et c'est le second qui s'allonge en un fin pétiole plus ou moins long que l'on retrouve dans d'autres groupes (comme les Aleurodes). Chez les mâles d'Odonates, un appareil copulateur accessoire avec un réceptacle séminal s'est développé à la partie inférieure du deuxième segment. Les segments abdominaux peuvent porter des appendices divers (branchies trachéennes des larves aquatiques ; fausses-pattes des larves de Lépidoptères, de Tenthrèdes… ; tube ventral, rétinacle et furca des Collemboles, cerques…). Les terminalia entraînent des modifications plus ou moins profondes des derniers segments constituant des pièces génitales : ovipositeurs, aedegus ou pénis, plaques sous-génitales…

On donne aussi ce nom à chaque subdivision d'un appendice.

Les termes segment, somite ou métamère sont utilisés comme division d'un embryon.

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Sesia

Lepidoptera, Sesioidea, Sesiidae, Sesiinae

Les Sésies sont des papillons remarquables par leurs ailes étroites en partie transparentes, sans écailles ou à écailles caduques. Leur vol est diurne et leur ressemblance avec les Hyménoptères parfois frappante. Les chenilles blanchâtres vivent dans le bois des arbres ou dans les racines.

Parmi les espèces européennes de Sesia (=Aegeria), une espèce est largement répandue : La Sésie du peuplier, Sesia apiformis Clerck. L'adulte de 35 à 45 mm d'envergure, a la tête jaune, le thorax brun noir à épaulettes jaunes, l'abdomen jaune à bandes brunes et des ailes hyalines à nervures foncées. Il mime parfaitement les frelons et vole en plein jour de mai à août. Les chenilles, blanc jaunâtre à tête brune, se développent, en 2 ou 3 ans, dans le tronc et les grosses racines des peupliers. Cette sésie a été introduite en Amérique du Nord.

Une espèce très voisine, Sesia bembeciformis  Hübner, se reconnaît à sa tête noire et vit surtout dans les saules.

Illustration : H. Lucas. Hist. Nat. Lépidoptères d'Europe, pl. 53

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Stigmate

n. m. [du grec stigmatos : point, piqûre, puis latin ; équivalent latin spiraculum : ouverture].

Syn. Spiracule (proposé par Latreille) ; spiracle (utilisé par les auteurs anglo-saxons.)

Ouverture latérale, située sur les segments du corps par laquelle l'air pénètre dans la trachée. Le stigmate comprend généralement : l'orifice externe ; le cadre qui l'entoure ou péritrème ; le vestibule ou atrium ou chambre sous-stigmatique et l'appareil de fermeture ou d'occlusion dont la principale fonction est d'éviter les pertes d'eau. Les parois de l'atrium, sans ténidies, sont souvent revétues de poils formant un appareil filtrant. La structure des stigmates est très variée suivant la situation, les ordres ou les états. On en distingue classiquement deux types selon la position du mécanisme d'occlusion. Dans le premier cas, il est dit externe et le muscle occluseur en se contractant entraîne la fermeture des lèvres de l'orifice ; dans le second cas le mécanisme de clôture émigre au fond de l'atrium au niveau de la trachée.

Au voisinage de cette ouverture, on observe fréquemment des glandes stigmatiques ou péristigmatiques qui secrètent une substance huileuse ou cireuse. Les stigmates larvaires ont parfois des morphologies variées : à plusieurs ouvertures, à prolongement digitiformes, à plaque criblées formant couvercle (cribriforme), à prolongement sclérifié perforant leur permettant de puiser l'air dans les tissus végétaux… Chez certains insectes aquatiques les stigmates postérieurs s'ouvrent à l'extrémité d'un siphon plus ou moins long ou aéroducte (larve d'Éristale, Nèpe…). Les branchies stigmatiques ou spiraculaires ou cornes respiratoires, propres à quelques espèces aquatiques sont formées au dépens des stigmates larvaires et souvent ramifiées ou branchues (comme les nymphes de Simulie).

Dans la grande majorité des imagos le nombre des stigmates est de 10 (2 thoraciques et 8 abdominaux). Mais ce nombre, surtout chez les larves, est sujet à variation et d'après la distribution des stigmates fonctionnels on distingue plusieurs types : holopneustique (10 paires) ; péripneustique (9 paires) ; hémipneustique (8 paires) ; amphipneustique (2 paires) ; métapneustique (1 paire postérieure) ; propneustique (1 paire antérieure) ; apneustique (aucune).

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Stigmella

Lepidoptera, Nepticuloidea, Nepticulidae

Ce genre (synonyme de Nepticula) renferme les plus petits papillons connus, à trompe plus ou moins atrophiée et dont l'envergure va de 2 à 5 mm. Les chenilles, mineuses de feuilles et quelque fois cécidogènes, vivent surtout aux dépens d'essences forestières et d'arbres fruitiers. Largement répandu, ce genre compte près de 150 espèces en Europe. Le dessin de la mine est propre à chaque espèce. La Mineuse des feuilles du pommier, Stigmella malella (Stainton) est une espèce commune, strictement inféodé à cet arbre.

C'est un papillon de 5 mm d'envergure, de teinte foncée avec une bande blanc argent barrant les ailes antérieures.
La femelle dépose des œufs lenticulaires aplatis à la face inférieure des feuilles de pommier. À L'éclosion la larve pénètre dans le parenchyme et creuse sa mine entre les deux épidermes. Celle-ci s'élargit rapidement présentant quelques sinuosités et laissant apparaître au centre une ligne noirâtre de déjections. À son complet développement la chenille perce l'épiderme foliaire et se laisse tomber sur le sol où elle tisse un cocon. Plusieurs générations peuvent se chevaucher.

Parmi les nombreuses espèces françaises citons : St. trimaculella Haworth, sur peuplier ; St. pyri Glitz, sur poirier et prunier ; St. prunetorum Stainton, sur cerisier et prunier ; St. fragariella Heyden, sur fraisier ; St. suberivora Stainton, sur chêne-vert ; St. aurella (F.), sur ronce.

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Taxinomie ou systématique

[Du grec, taxis, ordre, arrangement et nomos, loi, règle ; du grec systematikos et du lat. systematica, ensemble des lois de classification.]

syn. Taxonomie (fautif)

Discipline ayant pour objet de décrire les organismes vivants de définir leurs liens de filiation et d'établir une classification.

L'espèce, unité élémentaire, est, selon une définition classique, " l'ensemble des individus semblables et capables d'engendrer des individus féconds entre eux ".

Dans le classement hiérarchique les catégories ou unités taxinomiques (taxons ou taxins), sont d'abord le phylum ou embranchement, puis la classe et ensuite en descendant, la sous-classe, le super-ordre, l'ordre, le sous-ordre, la super-famille, la famille, la sous-famille, la tribu, le genre, le sous-genre, l'espèce. Les catégories infra-spécifiques sont la sous-espèce, la variété, la forme, l'aberration…

Ainsi la Coccinelle à 7 points appartient au phylum des Arthropoda ; à la classe des Hexapoda (les insectes au sens traditionnel) ; à la sous-classe des Insecta ; au super-ordre des Coleopteroidea ; à l'ordre des Coleoptera ; au sous-ordre des Cucujiformia ; à la super-famille des Cucujoidea ; à la famille des Coccinellidae ; à la sous-famille des Coccinellinae ; à la tribu des Coccinellini ; au genre Cocinella L. ; à l'espèce septempunctata L. Le nom de la sous-espèce peut être rajouté à celui de l'espèce constituant alors une nomenclature trinominale : ex. Coccinella septempunctata brucki Mulsant. Lorsque l'espèce n'est pas identifiée, on utilise l'abréviation sp. : ex : Carabus sp.

Sur le plan de la nomenclature binomiale, le binôme latinisé (d'origine grecque ou latine) est présenté suivi du nom de l'auteur de la description originale , ou diagnose, de l'espèce et parfois, pour plus de précision, de l'année de sa publication. Pour la commodité, le nom du genre commence toujours par une majuscule tandis que celui de l'espèce débute par une minuscule, même s'il est dédié à une personne. Le nom du descripteur n'est pas abrégé, sauf pour, Linné par L. et Fabricius par F. Il est mis entre parenthèses lorsque l'espèce a été transférée dans un genre différent de celui dans lequel il avait été initialement placé.

Depuis Linné et son système binaire, les systématiciens ont décrit plus d'un million d'insectes, dont certains, correspondant à la même espèce, sont alors des synonymes. Corrélativement, les collections de référence se sont multipliées et sont, pour la plupart, conservées dans les musées nationaux. S'est alors imposée la notion de type : le spécimen qui a permis d'établir la diagnose originale, souvent désigné par son auteur. Cette description, même succincte, doit être publiée pour être valable sinon c'est un nomen nudum ou chirotype. L'exemplaire unique est l'holotype, le premier exemplaire du sexe opposé est nommé allotype, tandis que tous les autres échantillons de la même série et provenant de la même localité sont dits paratypes ou cotypes. On appelle génotype l'espèce désignée comme type du genre. Dans les collections, on doit signaler ces individus par une étiquette particulière, le plus souvent rouge, pour permettre les comparaisons. Quant à la classification, qui au début ne fut qu'un classement pratique, elle a donné lieu à différentes conceptions parmi lesquelles on reconnaît actuellement : la phénétique qui rapproche les êtres vivants suivant le degré de similitude de leurs caractères (morphologiques, biologiques…) ; la cladistique qui s'appuie essentiellement sur les groupes monophylétiques (clades) ; l'évolutionisme qui considère que la classification doit être le reflet de l'évolution.

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Tabanus

Genre, largement répandu à la surface du globe, qui compte une dizaine d'espèces européennes. Ce sont de grosses mouches trapues à femelles hématophages. La salive contient un anticoagulant, la tabanine, qui facilite l'aspiration du sang. Une espèce très connue est le Taon des bœufs, Tabanus bovinus L. L'adulte, qui peut atteindre plus de 2 cm, a un corps robuste brun rougeâtre et des yeux verts irrisés. L'espèce, répandue dans presque toute la région paléarctique, vole de mai à août. Les femelles sucent le sang des bœufs et des chevaux et quelquefois de l'Homme, et peuvent transmettre des maladies comme le charbon ou la tularémie. La prise de sang est nécessaire pour la maturation des œufs qui sont déposés dans des sols humides. Les larves se nourrissent des états préimaginaux d'autres insectes.

T. bovinus était autrefois plus commun en France. Quelques espèces de grande taille lui ressemblent, notamment T. sudeticus Zeller, plus sombre ; T. bromius L., de moindre taille, pique plus souvent l'homme et ses larves attaqueraient les vers de terre.

Illustration : Panzer, Fauna insect. germ., 2/15

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T

Tête

n. f. [lat. testa vase puis tête, son équivalent grec est kephalê, céphale]

C’est la première division (tagme) du corps de l’insecte située à l’avant. Articulée avec le thorax, la tête porte les pièces buccales, les antennes et les yeux. Elle est formée de 6 segments primitifs ou somites fusionnés (dont les 2e, 4e, 5e, et 6e ont donné respectivement les antennes, les mandibules, les maxilles et le labium).
La capsule céphalique comporte un certain nombre de pièces ou sclérites unis par des lignes de sutures : épicrâne (comportant des régions comme vertex, joues, tempes, occiput) ; frontal ; clypeus, épistome ou chaperon qui porte le labre ou lèvre supérieure. La gula est la partie médiane de la face ventrale.
La tête peut présenter diverses positions qui se déterminent par rapport à l’ouverture buccale, on parle ainsi de crâne prognathe (situé horizontalement), orthognathe (situé perpendiculairement) ou hypognathe. Quant à la forme elle peut varier considérablement. Elle peut s’allonger en avant (comme chez les Panorpes ou les Coléoptères Curculionidés où le « rostre » porte les pièces buccales à son extrémité) ou s’étirer en arrière pour former un long cou (comme chez les Coléoptères Attelabidés tel Cycnotrachelus, Scaphiidés tel Diatelium ou Carabidés tel Mormolyce...). Parfois la capsule céphalique s’étire latéralement portant à l’extrémité yeux et antennes (comme chez les Diptères Diopsidés, quelques Platystomidés, ...). Chez quelques Formicidés la tête des reines et des soldats peut être tronquée à l’avant (Colobopsis), parfois même creusée (Zacryptocerus) pouvant permettre d’obturer l’orifice du nid. Une disposition analogue se trouve chez les larves de Cicindèles.Certains groupes ont des prolongements céphaliques plus ou moins importants (comme les Coléoptères Scarabaeidés tels Dynastes, Oryctes, Augosoma, Goliath ,Megalorrhina... ) ; des excroissances frontales (comme chez les Homoptères Fulgoridés : Laternaria, Fulgora...) des prolongements membraneux (comme les Orthoptères Gryllidés : Thliptoblemmus) ou un allongement tubulaire abritant une glande frontale (comme les soldats des Termites du type nasutoïde)

La tête peut aussi porter des poils, soies, phanères... et parfois une rangée d’épines aplaties, la cténidie ou « peigne » (Siphonaptères  - Puces -, Hémiptères Polyctinides, Diptères Nycteribiides ; Coléoptères Platypsyllines...).

On appelle acéphale (sans tête) les larves (asticots) de certains Diptères Brachycères qui n'ont pas de capsule céphalique sclérifiée.

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Tettigonia

Orthoptera, Ensifera, Tettigoniidae, Tettigoniinae

Genre répandu dans la région paléarctique qui compte trois espèces européennes dont la plus commune est Tettigonia viridissima L., la Gande Sauterelle verte.
C’est une espèce de grande taille ( mâle de 28 à 36 mm ; femelle de 32 à 42 mm) d’un beau vert avec une bande dorsale brune. L’oviscapte, en forme de sabre, de la femelle atteint presque l’extrémité des ailes supérieures.
La Grande Sauterelle verte se rencontre dans des milieux très divers : pelouses sèches, broussailles, bords des chemins, champs cultivés, jardins, dans les arbres et arbustes. Son régime alimentaire est essentiellement carnivore et elle s’attaque entre autres à de nombreux insectes tant à l’état adulte que larvaire. Cependant elle peut aussi s’alimenter de substances végétales surtout dans les premiers stades.
Son activité est diurne et nocturne et son chant, très puissante stridulation avec des accents réunis par groupe de deux, s’entend de l’après-midi jusqu’au milieu de la nuit. Après l’accouplement, au cours duquel le mâle fixe un très gros spermatophore sur le pore génital de la femelle, cette dernière dépose ses œufs brun sombre dans le sol isolément, soit par petits groupes. Le développement peut s’étendre d’une à plusieurs années.
Une espèce voisine, Tettigonia cantans (Fuessly) fréquente des milieux plus humides dans les régions d’altitude moyenne.

Illustration : Panzer, Fauna insect. germ. 89, 19.

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Thrips

Thysanoptera, Terebrantia, Thripidae, Thripinae

Ce genre groupe des insectes d’environ 1 mm de long, au corps allongé, avec des antennes de 7 articles ; une paire de soies aux angles postérieurs du prothorax ; des ailes longuement ciliées à deux nervures longitudinales, des tibias sans denticulation. Il existe des formes brachyptères à ailes réduites.

Ils vivent sur les plantes, en particulier sur les feuilles et sur les organes floraux dont ils aspirent le contenu des cellules. On compte plus de 60 espèces en Europe occidentale dont une dizaine sont nuisibles aux cultures.

Le plus largement répandu est Thrips tabaci Lindeman, très polyphage, qui s’attaque à un grand nombre de végétaux sauvages et cultivés et parmi ces derniers : des plantes potagères (melon, chou, oignon...) fruitières (ananas...) ; florales (oeillets, bégonias...) et industrielles (tabac, coton...).

Parmi les autres espèces citons : des polyphages comme Thrips flavus Schrank, T. minutissimus L., T. fuscipennis Haliday, ainsi que Thrips nigropilosus Uzel sur chrysanthènes ; Thrips linarius Uzel et T. angusticeps Uzel sur lin ; Thrips calcaratus Uzel sur tilleuls.

Le nom de Thrips est parfois utilisé pour désigner l’ensemble de l’ordre des Thysanoptères.

Illustration : R. Préchac, Atlas des ennemis et maladies, Ponsot éd.

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Thorax

n. m. [du gr. thôrax, thôrakos poitrine, et dans un sens voisin stêthos]

C’est la seconde division (tagme) du corps de l’insecte entre la tête et l’abdomen (appelé stethidium par Fabricius).

Il se compose de trois segments : pro- ; méso- ; méta thorax qui portent généralement chacun une paire de pattes et, seulement les deux derniers, les ailes (ptérothorax). Suivant les groupes certains anneaux peuvent prendre une plus grande extension par rapport aux autres. C’est ainsi que le prothorax est très développé chez les Coléoptères et les Orthoptères ; tandis que le mésothorax l’emporte chez les Diptères ou que l’ensemble méso et métathorax (synthorax) domine chez les Odonates.

Le thorax peut affecter des formes diverses (comme un grand allongement chez les Mantidés ou un volume dépassant celui de l’abdomen chez certaines femelles de Coccides) et porter des épines, des cornes, des carènes, des lobes, des dépressions, des poils, des ponctuations, des crénelures ou autres ornementations, importants pour l’identification.

Le prothorax présente parfois une hypertélie qui aboutit à des excroissances bizarres en forme de lames, épines, aiguilles, boules, etc. chez les Hémiptères Membracidés surtout exotiques (Bocydium, Cyphonia, Heteronotus, Spongophorus...). On retrouve ce type de développement chez les Coléoptères Scarabéidés dont le prothorax peut porter une corne médiane simple bifide ou crénelée (Dynastes, Golofa, Oryctes, Augosoma...) ou deux ou trois cornes dont les latérales sont souvent les plus longues

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Trachys

Coleoptera, Buprestoidea, Buprestidae, Trachynae

Genre aux nombreuses espèces dispersées dans le monde, sauf dans la région néarctique. Ce sont des buprestes au corps court et trapu, aux couleurs sombres. Les larves, ornées de taches noires, sont mineuses de feuilles et évoluent dans le parenchyme. La durée de la vie larvaire est courte.

Le Trachys minuscule, Trachys minutus (L.) est commun.

C'est un Coléoptère de 2 à 3,5 mm., globuleux à coloration variable noir bronzé ou violacé, orné d'une pubescence blanchâtre formant des fascies ondulées dont les deux postérieures, élytrales, sont nettes. Les élytres sont fortement élargis aux épaules avec un calus huméral saillant.

Très polyphage, la larve mine les feuilles de divers feuillus, principalement les saules et les peupliers, ainsi que des arbres fruitiers. On rencontre l'adulte de mars à septembre.

Son aire de répartition, très vaste, comprend l'Europe et le Nord de l'Asie jusqu'au Japon.

Illustration : Panzer, Fauna insect. germ., 94/8

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Trachée

n. f. [du grec trach : rugueux, par analogie avec la trachée-artère qui véhicule l'air]

Tube creux chitinisé amenant l'air extérieur aux tissus de l'insecte. Ces tubes se subdivisent, se renflant par endroit pour former dans certains groupes des sacs aériens. Leur ultimes ramifications se terminent souvent par une cellule trachéolaire ou étoilée d'où partent de très fins tubules, les trachéoles, qui sont en liaison étroite avec les cellules.

Étant une invagination ectodermique, la paroi de la trachée a une structure tégumentaire et est renouvelée à chaque mue. Elle est renforcée par un filament spiralé, la ténidie, qui maintient béante la lumière du tube.

Les trachées s'ouvrent à l'extérieur par des orifices, les stigmates ou spiracles, disposés théoriquement à raison d'une paire par segment ; en fait, chez les insectes actuels le nombre courant est de dix paires : deux thoraciques et huit abdominales.

L'ensemble des trachées constitue le système respiratoire.

Ce système peut faire défaut chez quelques Hexapodes comme certains Protoures et Collemboles.

Dans le cas des insectes aquatiques qui utilisent l'oxygène dissout dans l'eau, il y a oblitération des stigmates et développement de branchies trachéennes (larves de libellules, d'éphémères, de perles...).

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V

Vertex

n. m. [du lat. vertex, verticen : sommet ; et dans un sens voisin apic ; équivalent grec : ac ] ; voir tête.

Région de l’épicrâne située immédiatement au dessus ou derrière le front, entre les yeux composés, qui porte habituellement les ocelles. Elle est limitée latéralement par les yeux et les tempes et postérieurement par l’occiput. Lorsque la capsule céphalique s’étire, cette région subit aussi l’élongation comme chez les Diptères (Diopsidae...) ou des Coléoptères (Anthribidae : mâle de Zygaenodes) ; les yeux paraissant alors être portés par un pédoncule. Ce terme est souvent employé pour désigner le sommet de la tête.

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Vermileo

Diptera, Brachycera Orthorrapha, Vermileonidae, Vermileoninae

Ces mouches assez élancées, comme toutes celles de cette petite famille qui compte une quarantaine d’espèces dans le monde sont de taille moyenne (entre 9 et 12 mm), à ailes sans alule, à pattes assez longues, à abdomen étroit et claviforme.
On connaît en France, surtout dans la région méridionale, Vermileo degeeri Macquart (le Ver-lion). C’est une mouche à trompe courte et molle, au corps roux à fascies noires, aux pattes jaunes et aux ailes irisées, qui fréquente les endroits chauds, secs et sablonneux.
C’est surtout le comportement larvaire qui a retenu l’attention. Dans les places où le sable fin s’accumule (racines d’arbre, aplomb d’un mur...) la femelle creuse, avec ses pattes, un petit trou où elle dépose un oeuf. Ce dernier donne naissance à une larve qui construit un entonnoir-piège au fond duquel elle se maintient et dévore tous les petits insectes qui y tombent, principalement des fourmis, d’où son nom vernaculaire. A la façon des Fourmilions, elle peut accélérer le glissement de la proie par un jet de sable puis la victime, maintenue avec l’avant-corps est vidée et la dépouille rejetée par dessus bord.
Le développement larvaire serait d’au moins un an. Les excréments sont évacués en une seule fois au moment de la nymphose. Les mœurs remarquables de cet insecte ont été décrits dès 1753 par Réaumur puis par De Geer.

Illustration : Macquart T.I., pl. X, fig. 12.

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On lira des définitions rédigées de façon différente et des renseignements complémentaires au glossaire de HYPPZ.

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