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Les Épingles tout frais forgées ainsi que les À lire sur Internet tout frais repérés sont en haut de la pile
En épingle en 2020
L'insecte ou l'événement entomologique du jour, celui qui défraye la chronique et qui alimente les conversations en ville et dans les insectariums, sera épinglé sur cette page, qui s'enrichira au fur et à mesure des événements entomologiques.

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Rédaction (sauf mention contraire) : Alain Fraval 

La dernière de 2019 :   Pied à pied, ils résistent       Les Épingles d'avant

Anthropocoprophilie, L'alcool les perdra,
Les demoiselles font comme ça…, Les richards se planquent, Teigne 2.0, Morts dans le sanctuaire de la monarchie,

La danse motive les ouvrières, Criquets renifleurs, Punaise, quelles antennes !,


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février
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1125 Punaise, quelles antennes !
Une équipe chinoise vient de nommer Magnusantenna wuae une punaise Coréidé de l’ambre de la Birmanie, la première punaise jamais trouvée dans l’ambre. Figée au 5e (et dernier) stade larvaire, elle vivait il y a 99 millions d’années.
Les antennes sont longues dans cette famille mais là… Elles font plus de 12 fois la taille de la tête en longueur et 4,4 fois en largeur.
Pour quels usages ? Pour l’olfaction à longue distance, de façon à repérer ses plantes-hôtes et, au stade adulte, à percevoir la phéromone de rapprochement des sexes, fonctions conservées chez les Coréidés actuels et donc déjà bien présente au Crétacé supérieur. C’en est la première trace chez les punaises.
Comme signal discriminant dans la sélection sexuelle ; il est plausible que les mâles de cette espèce observaient des rituels de cour.
Ou peut-être pour attirer l’attention d’un prédateur sur un organe qui peut se régénérer et le détourner d’attaquer la tête ou le reste du corps en tuant la punaise.
Ces avantages supposés se payent. Leur développement consomme une partie importante des ressources de l’individu et ces appendices encombrants sont un handicap s’il faut fuir. À l’instar de ce qu’on sait d’autres animaux, ils ont pu provoquer l’extinction de l’espèce.
Article source (en anglais, gratuit)
Photo : Magnusantenna wuae, 5e stade, dans l’ambre. Cliché des auteurs  

1124 Criquets renifleurs
On confie – ou tente de le faire – la détection des explosifs à des sondes électroniques (peu discriminantes) ou à des animaux au sens olfactif très développé : les chiens sont gros et coûteux, les abeilles se fatiguent et perdent la mémoire de leur apprentissage trop rapidement. D’où une nouvelle tentative.
À l’université de Washington (États-Unis), financés par l’US Office of Naval Research, Barnidharan Raman et ses collaborateurs ont équipé des larves de 5e stade du criquet Schistocerca americana (Orth. Acrididé) d’une électrode placée contre le lobe antennaire du cerveau de  l’insecte, préalablement mis à jour par une petite incision. En examinant les antennogrammes des individus recevant des vapeurs de différentes substances (TNT et DNT) explosives et tranquilles (benzaldéhyde, air chaud), ils ont pu mettre en évidence que le criquet les distingue.
Étape suivante : le criquet est instrumenté et les signaux issus de ses neurones sont transmis par radio via un ampli et un émetteur embarqués. Ça marche, jusqu’à l’épuisement du renifleur, qui meurt et finit, débranché, dans la poubelle. Plusieurs expériences sont menées, où le criquet est installé sur un petit chariot télécommandé, promené dans entre deux odeurs ou le long d’un gradient. La discrimination est bonne (à 60%). Il est vérifié aussi que 7 criquets préparés font mieux qu’un seul (80 % de précision).
Ce biorobot reste un démonstrateur de la capacité des entomologistes à « pirater » les facultés de détection et de reconnaissance de l’insecte.
S. americana rejoint donc l’ordre des Zombiptères, né et suivi dans ces pages, regroupant divers taxons de gros insectes instrumentés pour les diriger en vol ou à la marche et leur faire recueillir du renseignement.
Article source (gratuit, en anglais)  
Dernier Zombiptère épinglé ici : Un avenir noir de sauveteur (2017)
Photo : spécimen de Schistocerca americana avec son « sac à dos ». Cliché B. Raman

1123 La danse motive les ouvrières
De retour à la ruche, l’ouvrière de l’Abeille mellifère indique à ses consœurs la direction, l’abondance et la nature du site d’affouragement qu’elle a trouvé en exécutant une danse sur un rayon. Danse en rond pour une source proche, danse en huit sinon. Elle rapporte aussi des odeurs, et partage des saveurs par trophallaxie (échange de contenu de leur « jabot social ») qui peuvent également guider les récolteuses. Une colonie où l’on ne danse pas accumule à peu près autant de pollen et de nectar.
Matthew J. Hasenjager, William Hoppitt et Ellouise Leadbeater, de l’université de Londres (Royaume-Uni) ont cherché à déterminer le rôle et la part de chacun de ces systèmes d’information dans le déclenchement du vol de ravitaillement par les ouvrières inoccupées.
Avec les méthodes de l’analyse des réseaux sociaux, les chercheurs ont pu tracer séparément la circulation de l’information sur le site de ressources au sein de la ruche délivrée par la danse de celle fournie par les odeurs.
Il en ressort que la danse est un outil d’information très performant, et préféré, pour envoyer les ouvrières sur un site nouveau. En revanche, les abeilles en attente d’une mission, se réfèrent au bouquet d’odeurs et de saveurs rapporté pour retourner sur un endroit déjà connu.
Un résultat qui replace le langage dansé dans le réseau d’informations multiples qui circulent dans la ruche et ordonnent son fonctionnement.
Article source  
Photo : ouvrières d’Abeille mellifère s’échangeant du nectar. Cliché P.-P. Lepidi

1122 Morts dans le sanctuaire de la monarchie
La protection du papillon Monarque d’Amérique Danaus plexippus (Lép. Nymphalidé) paraît avoir coûté la vie à deux personnes au Mexique. L’écologiste (et ancien maire) mexicain Homero Gomez, a été découvert le 29 janvier au fond d’un puits. Le guide de la réserve d’El Rosario, Raoul Hernandez, a lui été retrouvé battu à mort le 1er février.
Tous deux luttaient pour la protection de l’espèce, très connue par l’ampleur de ses migrations depuis le Nord de l’Amérique. Là, les populations sont réduites surtout par le désherbage qui prive les chenilles d’asclépiade, son unique plante nourricière. Au Mexique, sur leur site d’hivernage, c’est la déforestation qui la menace.
Le sanctuaire d’El Rosario, dans l’État du Michoacan, a beau être classé depuis 2008 au patrimoine mondial de l’humanité, il n’en est pas moins grignoté par l’exploitation des pins oyamel Abies religiosa sur lesquels les papillons s’entassent.
Le bûcheronnage est sous le contrôle des mafias, qui vendent le bois et tirent profit des plantations d’avocat qui s’installent sur les coupes. Les deux assassinats leur sont imputés.
D’après diverses sourceshttps://www.inrae.fr/actualites/composition-proteique-pieces-buccales-du-puceron-mise-jour
Photo : enterrement d’H. Gomez. Cliché Enrique Castro  
La dernière des nombreuses Épingles consacrées à la monarchie : Monarque, dehors ! 
Pour accéder aux autres, poser « monarch » au moteur de recherche de la page d'accueil.
   


Comment le moustique anophèle repère notre sang chaud,
par Nathaniel Herzberg. Le Monde, 16 février 2020.

Une invasion historique de criquets pèlerins menace la sécurité alimentaire en Afrique de l’Est
, par Yohan Blavignat, Le Figaro, 11 février 2020.

La composition protéique des pièces buccales du puceron mise à jour,
par Yvan Rahbé. INRAE, 10 février 2020.

Les lucioles menacées de s'éteindre à cause des activités humaines,
Par Emeline Férard. GEO, 5 février 2020.

Les papillons peuvent acquérir de nouvelles préférences [olfactives] et les transmettre à leur progéniture. Nouvelles du monde,
3 février 2020.
[Bicyclus anyana, Lép. Nymphalidé]
(traduction automatique)

Les ailes, système de climatisation du papillon
, pat Nathaniel Herzberg. Le Monde, 2 février 2020
> À agrafer à "Insectes ingénieurs 4". Insectes n° 194 (2019-3)
janvierÀ cliquer

1221 Teigne 2.0
La Teigne des crucifères Plutella xylostella (Lép. Yponomeutidé) est un ravageur mondial dont les populations deviennent partout résistantes aux insecticides. La firme britannique Oxytec promeut le lâcher de teignes modifiées génétiquement, qui s’accouplent normalement avec leurs congénères sauvages mais dont la descendance n’est pas viable.
Le procédé est une variante de la lutte autocide, utilisée depuis les années 1950 avec des succès notables, contre la Lucilie bouchère et la Cératite notamment. Les « mâles stériles » sont produits par irradiation. On doit en lâcher de très grands nombres car ils sont peu compétitifs avec les mâles sauvages.
Tony Shelton et son équipe viennent de montrer que les teignes transgéniques « stériles » survivent parfaitement au champ, première étape d’un éventuel développement de la technique.
Les teignes se voient greffer, outre un gène de fluorescence pour pouvoir les distinguer, le gène de léthalité appelé tetracycline transcriptional activator variant (tTAV), provenant de la combinaison des ADN de la bactérie Escherichia coli et du virus de l’herpès, déjà employé sur des moustiques. En nature, les mâles lâchés, tout à fait compétitifs (vérifié au laboratoire) et se dispersant peu, transmettent activement le tTAV aux femelles locales ; leur descendance femelle meurt au stade chenille, tandis que les mâles survivent et ont un effet léthal sur la génération suivante.
Autre avantage de ces mâles transgénique, ils apportent à la population locale résistante des gènes de sensibilité aux insecticides, car issus de souches sensibles.
En 2015 les mêmes chercheurs avaient obtenus, sous serre, l’effondrement des effectifs de la Teigne en 3 générations.
Quel avenir pour cette lutte autocide 2.0 ? La pratique est plus compliquée et coûteuse que l’épandage de toxiques. Elle n’est de plus pas compatible avec la doxa de l’agriculture biologique, qui représente une part croissante du marché des crucifères.
Oxytec va tester sa teigne GM dans diverses situation d’échec de la lutte conventionnelle. La firme travaille à appliquer le procédé à deux ravageurs très problématiques : l’Arpenteuse du soja Pseudoplusia includens au Brésil et la Légionnaire d’automne Spodoptera frugiperda (Lép. Noctuidés)  en Afrique.
D’après « Genetically engineered moths can knock down crop pests, but will they take off? », par Erik Stokstad. Lu le 30 janvier 2020 à www.sciencemag.org/
Photo : accouplement de Teignes des crucifères. Cliché D. Olmstaed  
Fiche HYPPZ de la Teigne des crucifères 
   
1220 Les richards se planquent
Pourquoi être brillant ? À quoi sert une cuticule revêtue d’une couche iridescente, d’arborer des couleurs métalliques coruscantes et de mériter le nom de richard, donné en 1715 aux buprestes par Geoffroy ?
Deux explications sont avancées par les entomologistes : c’est de l’aposématisme, pour avertir les prédateurs de son mauvais goût (pas esthétique, gastronomique) ou c’est de la sélection sexuelle, pour s’afficher le plus formidable des mâles aux yeux de ces demoiselles. Oubliée la suggestion d’Abott Tayler, faite en 1906 : la livrée métallisée permet de mieux se dissimuler sur un fond bariolé et mouvant – comme du feuillage.
Menée par Karin Kjernsmo, une équipe de l’université de Bristol (Royaume-Uni) a entrepris de tester l’hypothèse de Tayler. Le richard choisi fut Sternocera aequisignata (Col. Buprestidé), à la larve rhizophage, répandu en Asie orientale, où il est consommé. Ses élytres bleus ou verts selon l’incidence de la lumière y sont utilisés en joaillerie.
Première manip : des élytres de ce bupreste (une centaine), sont disposés sur les feuilles dans un massif de végétaux variés, avec d’autres, d’espèces non iridescentes, de différentes couleurs. À chacun est attaché un ver de farine. Les élytres brillants « survivent » en plus grande proportion au bec des oiseaux. Un substrat brillant augment leurs chances d’y échapper. Camouflage ou aposématisme ?
Seconde manip : ce sont des humains qu’on envoie chercher les élytres iridescents à la place des oiseaux. Ceux-ci les trouvent moins facilement que les élytres ternes.
Dans le cas de S. aequisignata au moins, étinceler sert à se dissimuler. Il doit en être de même pour les autres insectes-joyaux et cette fonction de camouflage contribue sans doute à ce que les couleurs métalliques soient si répandues.
L’équipe va désormais chercher, à l’aide de l’apprentissage automatique, à déterminer l’allure (couleur, patron) la plus efficace pour passer inaperçu dans un type de feuillage défini.
Article source (en anglais, gratuit)
Photo : Sternocera aequisignata. Catalogue Corbis.  
À (re)lire : Couleurs d’insectes, par Alain Fraval. Insectes n° 188 (2018-1)
NDLR : 50 élytres valent 11,31 € chez Etsy.

1219 Les demoiselles font comme ça…
...les libellules font comme ci. Les deux sous-ordres des Odonates, les Zygoptères (demoiselles) et les  Épiproctes (anciens Anisoptères, libellules) partagent beaucoup de caractères, hérités d’un ancêtre commun qui volait il y a 250 millions d’années.
Les unes diffèrent des autres par, notamment, leur technique de chasse en vol. Une équipe de chercheurs de l’université du Minnesota, sous la houlette de Paloma Gonzalez-Bellido, a recherché les différences entre les circuits nerveux reliant leurs yeux à leur cerveau. Et n’en a pas trouvé.
Pourtant les yeux, gros et globuleux, des imagos des deux sous-ordres ne sont pas disposés pareil : ils sont largement séparés chez les demoiselles et se touchent au niveau du front chez les libellules (sauf chez les gomphes).
Selon ce travail, les demoiselles visent leurs proies droit devant elles, les libellules les abordent par en dessous ; les demoiselles possèdent une vision binoculaire alors que les libellules ne reçoivent qu’une seule image, que l’objet visé soit à droite ou à gauche. Les deux systèmes ont chacun leurs avantages et leurs inconvénients mais sont l’un comme l’autre adaptés au milieu prospecté et au type de proie chassée. Les demoiselles patrouillent dans la végétation, où la vitesse de réaction est moins importante que la capacité à voir en relief ; les libellules chassent plutôt en milieu ouvert, en se servant du contraste de leur proie avec le ciel.
Les deux se révèlent avoir la même circuiterie nerveuse et les mêmes neurones actifs pour conduire les signaux au cerveau, qui ont été conservés au travers de l’évolution. Reste à examiner comment ces signaux sont traités. Le résultat est attendu par les ingénieurs qui travaillent sur les véhicules autonomes, à roues, à rotor ou à ailes.
D’après « Glimpse into ancient hunting strategies of dragonflies and damselflies », lu le 16 janvier 2020 à  //phys.org/news/
Photo : Libellules déprimées Libellula depressa (Odon. Libellulidés) mâles. Cliché Warren

1218 L’alcool les perdra
C’est en tous cas l’espoir des forestiers de l’Ohio (États-Unis) aux prises avec les destructions d’arbres de nombreuses essences par des scolytes (Col. Curculionidés) exotiques, du type ambrosien (rien à voir avec saint Ambroise). Ces xylébores, du genre Xylosandrus, forent des galeries dans le xylème où ils cultivent un champignon Ambrosia, introduit par la femelle, qui digère le bois pour leur compte. Ce sont des ravageurs secondaires : ils sont attirés par les arbres en souffrance, qui émettent de l’éthanol. Les arbres colonisés, qui ne révèlent que très discrètement leur état à l’examen de l’écorce, sont perdus. La lutte (chimique), visant les émergences au printemps, implique une surveillance, faite par piégeage.
Classiquement, on dispose des bouteilles d’eau en plastique ouvertes d’un grand trou sur le côté, appâtées avec 2 pouces de gel hydro-alcoolique. Le dispositif est peu sélectif, il retient de nombreux insectes autres.
D’où l’essai de 2 types de rondins-pièges (de faible diamètre) imbibés d’alcool éthylique. Le rondin est soit trempé dans l’alcool durant 24 h, soit percé d’un trou axial rempli d’alcool puis bouché. Une fois exposé, il est disséqué. Plusieurs essences peuvent être employées, l’érable rouge est la meilleure. Ces pièges sont attractifs pour X. germanus (espèce d’Extrême Orient, arrivée à New York en 1932, détectée en France en 1992) pendant une semaine et nettement plus sélectifs que les bouteilles, qui durent plus longtemps. Ils attirent aussi  Anisandrus maiche, espèce invasive venue de Chine (et présente en Europe de l’Est).
L’usage des rondins creux devrait faciliter le suivi des populations et la maîtrise de ces ravageurs très dommageables.
Article source (gratuit, en anglais)  
Photos : bouteille-piège et rondin-piège. Clichés Walter Reeves.

1217 Anthropocoprophilie
Les protocoles de dénombrement des insectes les plus classiques sont à revoir. À preuve le cas de celui employé par tout le monde depuis des lustres pour estimer le peuplement d’un milieu en Coléoptères coprophages, c’est-à-dire se repaissant d’excréments de vertébrés.
On procède par piégeage. Sur n’importe quel terrain, on a toujours de l’appât standard sous la main (si je puis dire) puisqu’il est produit par les entomologistes : ce sont leurs matières fécales.
Elizabeth Raine, chercheuse à l’université d’Oxford (Royaume-Uni), et ses collaborateurs, ont réexaminé ce protocole. Dans trois sites proches en forêt atlantique, au Paraná (Brésil), ils ont comparé, au moyen des pièges indiqués ci-dessus, l’attractivité des fèces de différents animaux du lieu – prélevées dans un zoo -, entre eux et avec la matière humaine – fournie par eux-mêmes. Les animaux donneurs furent le petit grison, le jaguar, l’ocelot, le raton crabier, le capucin noir et le cochon (domestique).
Le long de transects ils ont enterré à ras bord des récipients-pièges, les uns surmontés de l’appât et remplis d’eau savonneuse et salée (pots de Barber, mortels), les autres faits d’un seau plein de terre ménageant un rebord de 3 cm, insurmontable, permettant aux bousiers de fouir.
Au bout de 48 heures, on vide les pots et trie la terre du seau à la main. Des individus de 26 espèces sont capturés en tout. Ils sont pesés, mesurés, etc.
Une vingtaine de coléos sont trouvés sous l’appât humain, contre jamais plus de 10 ailleurs.
Il en résulte que les 2 types de pièges, différemment attractifs, doivent être employés pour une estimation fidèle. Il en ressort que les fèces de l’entomologiste sont un super-appât pour évaluer la richesse faunistique en coprophages d’un milieu, mais qu’ils donnent l’illusion d’abondances qui n’existent pas.
Il faudra refaire cette manip ailleurs et trouver ce qui dans l’alimentation moderne d’Homo sapiens intéresse tant les coprophages.
D’après « Dung beetles prefer human faeces to those of wild animals », lu le 9 janvier 2020 à www.economist.com/science-and-technology/, et l’article source (gratuit, en anglais) 
Photo : bousier Scarabaeus laticollis. Cliché Thomas Huntke.


Les éphémères, insectes en perdition, par Nathaniel Herzberg. Le Monde, 26 janvier 2020

Afrique de l’Est : les infestations de criquets menacent la sécurité alimentaire.
Le Monde, 21 janvier 2020.

Insectes et films d'horreur,
par Cockeye. Vidéodrome. Mai 2019.

Comment la France est devenue pionnière dans l'élevage d'insectes
, par Laura Berny. Les Échos, 17 janvier 2020.

Impact écologique des feux : et les insectes ?
, par Romain Garrouste. The Conversation,
12 janvier 2020.

Un organe éphémère chez la fourmi révèle son secret,
par Mélissa Guillemette. Quebecscience, 9 janvier 2020.

Ceci n'est pas une feuille
- Bestioles avec Dr Nozman.
Avec Pierre Kerner à l'OPIE.
Vidéo

Un générateur de Coléoptères






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