Le Courrier de l’environnement de l’Inra

Le Courrier : anatomie et éco-physiologie

Toutes les réponses (de la rédaction) à quelques questions (des lecteurs) à partir de la réponse complète de Alain Fraval (rédacteur en chef du n°13 février 1991 au n°52 septembre 2004), et mise à jour en Novembre 2013

  • Qui rédige le Courrier ?
  • Qui reçoit le Courrier ?  Et comment on peut perdre la qualité de destinataire…
  • Comment lit-on le Courrier ?
  • Combien coûte le Courrier ?
  • Comment est préparé le Courrier ?
  • Qui écrit dans le Courrier ?
  • Qui dessine dans le Courrier ?
  • Pourquoi cette pseudo-périodicité ?
  • Les Opuscules de l’Environnement de l’INRA
  • Sauve qui peut !
  • L’enquête éclair de juin 1997, par Hélène Jessua
  • A quand tous les articles du Courrier sur Internet ?


Qui rédige le Courrier ?

Le Courrier a été créé en 1986 par Patrick Legrand, secrétaire général de la Cellule environnement de l’INRA et animé, réalisé, vérifié, assemblé, distribué, etc. par lui-même, aidé de Marie-Christine Crapart (secrétaire de la Cellule) et d’Isabelle Jarry (pigiste). A partir du n°7 (avril 1989), le Courrier s’est enrichi des dessins de Robert Rousso.

Ensuite… Alain Fraval (entomologiste INRA) a rejoint la Cellule et a pris en main la réalisation de la revue (à partir du n°13, daté de février 1991), I. Jarry est devenue romancière (à succès), M.-C. Crapart secrétaire du directeur général de l’INRA et P. Legrand s’est vu offrir des fonctions très importantes (CEDI, France Nature Environnement, Conseil économique et social, cabinet de la ministre de l’environnement, Commission nationale du débat public…). La Cellule est devenue Délégation permanente en 1993 (avec une activité scientifique accrue) puis mission Environnement-Société : le Courrier de la Cellule environnement est devenu Courrier de l’environnement de l’INRA, publié par la ME&S.

Pendant plusieurs années, la revue fut réalisée par A. Fraval, sous l’oeil attentif et bienveillant de P. Legrand » – qui participait toujours activement au choix des auteurs et aux vérifications successives. Rédacteur en chef en titre, A. Fraval préférait l’appellation de réalisateur : celui qui fait la revue, à partir de contacts avec des collègues, d’informations livrées et/ou recherchées, de projets de contribution, en respectant le schéma des rubriques, en cherchant un bon dosage des éléments, en veillant à la qualité des textes (informations sûres, textes lisibles et compréhensibles) et avec la préoccupation de maintenir vivant l’esprit particulier d’une revue différente des autres productions de l’INRA… Alain Fraval  était lecteur, écrivain, relecteur, réécriteur, rédacteur, metteur en page, correcteur, un peu dessinateur-illustrateur, bien trop peu journaliste à son goût, mais il s’occupe aussi des destinataires… Il était aidé particulièrement par des personnes en poste temporairement à la ME&S.

Après le départ de A Fraval et de P Legrand, la réalisation du Courrier et le secrétariat de rédaction ont été repris par Anne Judas. L’activité de rédaction, de choix des auteurs, de vérifications des contenus sur le fond, d’orientation éditoriale, de prospection d’auteurs et de management de l’activité d’édition étant partagée entre Danielle Barrès et Jean-Luc Pujol,

Qui reçoit le Courrier ?

Le Courrier est adressé – gracieusement – à des destinataires dont la liste est conservée sur un fichier informatique (agréé par la Commission nationale informatique et liberté), et dont la surveillance et l’enrichissement sont une tâche capitale. On devient destinataire (on se retrouve inscrit sur ce fichier) par divers moyens : de par sa fonction au sein de l’INRA ou des autres organismes de recherche, de par sa notoriété, de par sa participation à un colloque, par intérêt professionnel (qu’on soit agriculteur, prof ou industriel) et aussi par dénonciation d’un ami ou à la suite d’une demande écrite personnelle, volontiers satisfaite, jamais par complaisance ou par intérêt. Depuis la création du Courrier, plus de 15 000 individus ont été inscrits.
On perd la qualité de destinataire pour diverses raisons : retour de l’envoi par la poste (quelques cas par livraison) et, surtout, absence de réponse aux appels à se manifester : historiquement l’Opération Toilette a été un moyen efficace de mise à jour. Elle n’a pas été remise en oeuvre récement et nous réfléchissons à l’actualisation d’une telle procédure.

On appelle Opération Toilette la manip qui consiste à raffraîchir le Fichier des destinataires du Courrier en enlevant, par le bas, les adresses obsolètes.
Elle est annoncée en page 2 de couverture, en blanc sur noir.
Elle concerne les destinataires dont l’adresse est « ancienne », c’est-à-dire qui n’a pas été validée depuis plus de 3 ans.
Deux signes :
- un triplet d’étoiles (***) devant le nom, en première ligne sur l’étiquette de routage ;
- une carte postale jaune vif, insérée dans l’ouvrage, qu’il s’agit de compléter et de nous renvoyer sans tarder.Au numéro suivant, les destinataires triétoilés qui ne se sont toujours pas manifesté sont  considérés comme virtuels et retirés de la liste des envois.Ce « ménage », qu’on essaye de faire avec le maximum de délicatesse en dépit de moyens réduits (pas de relance téléphonique, peu de validations indirectes par des annuaires), est la condition de la durabilité du caractère gratuit du service du Courrier.Merci à toutes celles et à tous ceux qui nous aident à tenir à jour notre fichier en signalant leur changement d’adresse, en nous indiquant leur adresse de courriel, en nous écrivant un petit mot, en nous renvoyant leur étiquette de routage le cas échéant.
Et si vous pensez ne pas l’avoir fait, rattrapez vous tout de suite en envoyant un mél à LeCourrier@paris.inra.fr en veillant à ce que nous puissions vous identifier sans ambiguité.

La répartition des destinataires dans les différentes catégories socio-professionnelles (attribuées au mieux et repérées par un code dans le fichier) a été indiquée, selon la tradition (voir Courriers n°15 et 20), par la ronde des santons autour d’un camembert (reprise du Courrier n°30) dont les tranches ont peu varié : voici  celle datant de novembre 1999, la dernière dessinée.  Des corrections sont souhaitées et les nouveaux lecteurs sont recherchés par conséquent dans les catégories où nous pensons que la pénétration de notre revue a le plus d’intérêt.

Actuellement (Novembre 2013) le Fichier compte presque14800 fiches

Comment lit-on le Courrier ?

L’opinion des destinataires sur le fond et la forme du Courrier, le degré de satisfaction et l’importance du lectorat avaient été appréciés par une enquête menée par Isabella Teulières en avril 1991, sous la direction d’A. Fraval. Les résultats, dont nous sommes fiers, ont été présentés dans le n°15 de novembre 1991 (pp. 69-75) et publiés in extenso dans le Dossier de la Cellule Environnement n°2 (dont il reste des exemplaires).On lit le Courrier et on le fait lire et sa  » pénétration  » est bien supérieure à son tirage ; son contenu plait ; son image est multiple sans paraître brouillée ; tout est bien (ou presque, ou pour presque tout le monde) pour ce qui est des aspects éditoriaux, quelques lecteurs souhaitant toutefois des numéros moins épais et plus fréquents.

Il n’est pas question de recommencer cette opération très lourde. Nous demeurons toutefois très attentifs aux « retours », directement ou via les auteurs. L’équipe est gratifiée de fréquents messages de compliments… et maintient (s’efforce de…) ton, variété, notes d’humour, structure. Des articles de fond, assez longs parfois, voire ardus (Problématiques et débats), des textes plus courts et plus polémiques, de France et d’ailleurs (Repères…), des comptes rendus de colloques et d’ouvrages, des informations sur les parutions qui ont retenu notre attention, un article Art & Envir., etc. sont enchâssés entre un In memoriam (pages 1 et 2 de couverture) et la série des Brèves. L’ensemble, copieux (autour de 130 pages), est propre à satisfaire des curiosités de divers ordres et doit se lire de plusieurs traites, voire à plusieurs paires d’yeux. Et c’est ainsi que ça se passe.

L’enquête-éclair réalisée en juin 1997 confirme grosso-modo cette image (elle mériterait d’être complétée, certaines catégories de lecteurs ayant, pour des raisons pratiques, été exclues de l’enquête).

A consulter : la petite enquête de février 2003 auprès des destinataires ressortissant à l’enseignement supérieur agricole.

La somme de tout ce qui a été publié depuis la fondation est un trésor dont l’accès direct est réservé aux rares possesseurs (ou détenteurs) de la collection. L’Opuscule n°1 a dressé l’ensemble des sommaires (jusqu’au n°20) tout en rappelant quelques dessins fameux.

Le Courrier se lit en français. Un Urbi et orbi en résume le contenu à l’adresse des habitants de l’Univers connu : lusophones, néérlandophones, anglophones, germanophones, hispanophones, esperantophones, ça dépend du numéro. Une version en anglais de la revue nous a été demandée… Sur ce site, les résumés (succincts) des articles sont traduits en anglais et en allemand.

Le Courrier se lit en noir et blanc : parti pris de sobriété, de simplicité et de faible coût. Pour souligner cette règle intangible, le n°25 a contenu un encart polychrome.

Un Courrier 50 ne vit jamais le jour en contexte difficile, portant menace sur le Courrier. Il se raconte qu’il sera publié si par malheur, l’aventure s’arrêtait : un collector avant son existence !

Combien coûte le Courrier ?

Il est gratuit, pour ses destinataires, au titre du service public.

Ceci dit, bien de nos lecteurs ont largement les moyens de l’acheter et il vaut largement autant que bien des publications. Serait-ce forfanterie que d’avancer que l’envoi à titre gracieux de ces réflexions, résultats et informations sur l’interface agriculture-alimentation-environnement – une des préoccupations majeures de l’INRA – est de l’argent public somme toute bien employé ? Et, expérience (très limitée) faite, la gestion des abonnements nous paralyserait et coûterait en fait plus cher que les recettes. Le Courrier n’en est pas pour autant pris comme un magazine gratuit colmateur de boîtes aux lettres.

Chaque livraison (tirage de 11 500 à  14 500 exemplaires) correspond à une dépense (de la part de l’INRA) de plus de 30 000 euros, dont une petite moitié grosso modo couvre les frais de fabrication (Laboureur, à Issoudun jusqu’au n°30 inclus, puis – règles des marchés publics obligent – Louis Jean à Gap, Bialec à Nancy, Jouve…) et la grosse moitié ceux de mise sous pli et d’acheminement (La Poste).

Comment est préparé le Courrier ?

Les opérations techniques qui transforment la matière intellectuelle en pages prêtes à lire furent réalisées avec un ordinateur, au moyen d’un simple traitement de textes (Word5 sous MsDos jusqu’au n° 28, Word sous Windows ensuite) : saisie des textes (ou récupération de fichiers sur disquettes), première correction (fond et forme), mise en pages et la mise en place des illustrations, corrections finales. En dépit de la coexistence d’éléments graphiques disparates, l’ouvrage a finalement convergé vers une facture entièrement informatique sous In design depuis l’arrivée de Anne Judas : un format « professionnel », plus long à réaliser… le progrès en marche.

L’imprimeur reçoit désormais un fichier électronique .La signature du Bon à tirer reste le fruit d’une relecture pointilleuse et collective.

Le Courrier a toujours été et reste une publication de coin de bureau : au fil du temps, l’ordinateur a gagné en puissance, l’imprimante en définition et en rapidité et le bureau en encombrement.

Qui écrit dans le Courrier ?

Qui fournit un bon article : intéressant (pour les lecteurs) par son sujet, fondé sur des connaissances et des données solides, explicite, bien bâti, voire même bien écrit. La proposition d’article est parfois spontanée, parfois suggérée, parfois suscitée ; il y a aussi des  » commandes  » et des reprises dans des publications qui ont un public différent. Des avis extérieurs sont souvent sollicités. L’auteur n’appartient statutairement à l’INRA que pour un article sur deux, voire moins.

La rédaction intervient (récriture), en contact avec l’auteur, pour rendre le  » papier  » accessible aux différents publics de lecteurs et pour bien valoriser les concepts tout en éliminant les discours d’initié. Elle reprend, améliore, met aux normes les éventuels tableaux et graphes. Ce travail est plus ou moins important.

Des lecteurs, en premier lieu les collègues de la MaR/S, sont mis à contribution pour veiller à ce que les articles, de formes diverses (longueur, plan…), n’échappent ni à la rigueur, ni à l’exactitude, ni à la clarté ni à la lisibilité dans le détail.

La rédaction des textes des rubriques de service (annonces de colloques, signalisation de livres et de revues, examens critiques) et de la plupart des Brèves, qui  incombaient à A. Fraval, à partir d’une collecte active d’informations où la diversité et l’originalité étaient prisées par rapport à l’exhaustivité, sont dorénavant une production moins abondante et plus collective.

Qui dessine dans le Courrier ?

Robert Rousso. Ingénieur à l’INRA, recruté en 1968 comme dessinateur a marqué la vie du Courrier ; son talent a éclaté dans les dessins d’humour. On soupçonne certains destinataires du Courrier d’avoir pris la peine de se manifester à l’occasion de l’opération Toilette presque uniquement pour eux. On est certain que ces dessins participaient à l’originalité, à l’agrément et à l’intérêt de la revue. A partir du n°46, R. Rousso ayant pris sa retraite, ces dessins ont été confiés à d’autres.

Le dessin de couverture est autant que possible une représentation originale de l’être vivant objet de l’In memoriam, ou de l’Alien ; la revue accueille volontiers l’oeuvre d’un dessinateur invité. Les graphes, schémas, diagrammes… et les dessins d’après photo – ou sur le motif – ont été dus au talent de Claire Brenot qui nous a quittés précocément un sale mois d’hiver.

La plupart des dessins de Rousso, ceux de Claire Brenot et les  In memoriam sont rassemblés dans l’Album repris en partie dans le nouveau site, mais complété dans le lien sur l’ancien.

Pourquoi cette tendance semestrielle ?

Le Courrier, longtemps irrégulomadaire, devenu assez régulier, paraît, au mieux, trois fois par an. Compte tenu des moyens réduits (en ressources humaines), des exigences de la rédaction (numéro bien dosé, bien composé, bien corrigé, bien illustré) et des retards qui affectent inévitablement les unes ou les autres des opérations qui ne peuvent être conduites que l’une après l’autre… et vu le budget, on ne peut faire mieux (si faire mieux est en faire un vrai trimestriel…).

Il se réfléchit parfois de le faire moins gros, mais plus fréquent : mais le routage, ça coûte.

Notons que la date indiquée est celle de validité du contenu. Pour des raisons diverses (attente des derniers éléments, corrections, illustration, impression, manutentions, etc.) , il s’écoule 1 à 2 mois, voire plus, avant que la revue parvienne à ses destinataires.

Sauve qui peut !

La ME&S a édité, à partir de décembre 1991 cette quasi trimestrielle Lettre des ressources génétiques végétales de l’INRA et du Groupement d’étude des variétés et semences (GEVES), assez copieuse, inspirée du Courrier pour ce qui est de sa forme et de sa réalisation. L’équipe éditoriale rassemblait Pierre Guy (INRA, DGAP Lusignan), Annick Le Blanc (GEVES, Clermont-Ferrand) et Alain Fraval. Chaque livraison a été consacrée à un thème : arbres forestiers, céréales à paille, arbres fruitiers, légumineuses fourragères, conférence de Rio.
Sqp!, multiplié sur les presses de l’atelier du centre INRA de Paris, était envoyé à près de 900 destinataires.

Le dernier numéro,  consacré à L’espèce dans le monde végétal, daté de 1998, a vu ses articles directement mis en ligne sur ce site.
Aucun nouveau numéro ne se profile…


A quand tous les articles du Courrier sur Internet ?

Notre position est claire : la lecture papier n’est pas pareil que la lecture électronique, elle touche des gens très divers  ; notre lectorat va du chercheur à l’élu, du client du gite rural à celui du salon de coiffure (si si !), du désoeuvrement du voyageur en TGV au paisible épicurien devant le coucher de soleil… bref toutes situations d’intense activité cérébrale pas forcément happée par l’instantanéité du NET, ou même qui relèvent de l’oubli (de l’exemplaire sur un table) ou du don de l’exemplaire écorné, relu, etc…. Donc pour l’instant, le Courrier est en papier. Il arrive sur le net quand le numéro suivant plonge dans les boïtes aux lettres.

Le nouveau site récupère le maximum du site « dpenv » que de nombreux lecteurs connaissent. Les principaux articles, les Bibliographies, les Brèves, les Aveulouque et les dessins de l’ensemble des Courriers parus sont tous en ligne, consultables en tout lieu et en tout temps et gratuitement et susceptibles d’être explorés selon un ou plusieurs mots clés pour y retrouver une information.

A partir du n°50 (2004), le format est »le PDF », qui livre à l’écran un fac-similé des pages imprimées.

Le transfert, travail long et minutieux, fut achevé avec la reprise (numérisation et reconnaissance de caractères) des premiers numéros, faits sur des systèmes informatiques qui n’existent plus.

Les articles disponibles étaient marqués sur le site « dpenv » dans les listes par numéro, par thème, par auteur, dans les sommaires détaillés ainsi que dans les Thèmes du Courrier.

Par ailleurs, les Dossiers de l’environnement n°12 (OGM : prudence ?), 13 (vache folle), 17 (sciences de la société…)  et le n°22 (Johannesburg/Johannesbourg – en anglais et en français) ont été intégralement en ligne.

Il est évident que la version web ne se subsituera pas à la version papier, qui demeurera le support de la revue. Les pages Internet sont un complément, une aide à la consultation et à la recherche documentaire, un système (encore très lacunaire) d’archivage. Elles sont également susceptibles de toucher un autre public, venu les visiter pour explorer le contenu de la revue ou attirés par les rubriques spécifiques (ou atterris là par hasard…).