Abeilles et abeilles, Solitaires et sociales.

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Si on vous dit abeilles, vous pensez miel, ruches, en fait abeilles domestiques, qui sont des abeilles sociales. Nombres d’abeilles sont pourtant des solitaires  sauvages. Elles sont assidues, plus que les domestiques. Elles volent plus volontiers par temps froid ou mauvaise météo et butinent aussi des plantes dédaignées par les domestiques mais essentielles pour l’agriculture. L’abeille domestique est défendue : mais, il faut aussi se rappeler qu’elle n’est responsable que d’un tiers de la pollinisation des cultures agricoles. Pour polliniser par exemple un hectare de verger de pommiers, la présence de plusieurs dizaines de milliers d’abeilles domestiques est nécessaire, alors que quelques centaines de femelles d’abeilles dites «maçonnes» suffisent, illustre le biologiste Andreas Müller dans le dernier numéro du magazine alémanique «Ornis» de l’ASPO/BirdLife Suisse.Or  le nombre d’abeilles sauvages diminue (aussi en Suisse). En cause notamment, la disparition de leurs habitats. Ces abeilles butinent souvent des plantes spécifiques et pondent dans des lieux de nidification originaux, dont certains disparaissent : certaines d’entre elles se nichent dans des coquilles d’escargots, d’autres dans des murs, du bois ou encore dans des tiges de plantes. Elles y remplissent des cellules avec du pollen et leur couvain… Parfois comme les mégachiles « coupeuses de feuilles » qui découpent chirurgicalement des bouts de feuilles de leur plante préférée pour constituer leur cellule, qu’elle ferment d’un opercule découpé en cercle parfait de près d’un cm de diamètre ajusté au petit poil…

Ces abeilles industrieuses et solitaires, sont menacées et en décroissance.

Elles peuvent trouver des éléments pour leur habitat en ville, même s’il leur faut des conditions très particulières respectant leurs habitudes… voire leurs manies. Moins de pesticides, températures plus clémentes, floraison abondante dans certains parcs ou encore espaces de nidification insoupçonnés. La diversité urbaine des abeilles sauvages est étonnante, selon  l’ASPO/BirdLife Suisse.

Si vous voyez une telle abeille aller et venir, coloniser votre pot de fleur, une anfractuosité. Pas de panique, pas d’essaim à déloger avec les pompiers…

Pour en savoir un peu plus sur la solitude des abeilles sauvages… :

 


3 commentaires sur “Abeilles et abeilles, Solitaires et sociales.

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  2. Les apoides regroupent toutes les abeilles, qu’elles soient sociales ou solitaires. Les bourdons, qui sont consideres comme des abeilles, font aussi partie de cette superfamille d’hymenopteres. Ces insectes ont deux paires d’ailes membraneuses. Lorsqu’ils volent, leurs ailes sont couplees par une rangee de crochets situes sur les ailes posterieures. Au repos, les ailes se desengagent et sont repliees au-dessus de l’abdomen.

  3. Les abeilles industrieuses et solitaires font parties de nos campagnes et participent grandement à la richesse de notre terroir…malheureusement les politiques et les pouvoirs sociaux ne font rien pour contrer leur disparition.

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