Le Courrier de l’environnement de l’INRA n°49, juin 2003

Sommaire :

En In memoriam : Le Triton alpestre; l’Urbi et orbi est en malais.

en ligne

Les destinataires du Courrier papier sont invités à faire bien attention au Tableau noir qui annonce la terrible et rituelle opération Toilette

PROBLÉMATIQUES ET DÉBATS

La santé ou l'environnement ? Essai de diagnostic d'un modèle socioculturel (par Gérard Bertolini ) ; Et si le capitalisme patrimonial changeait nos paysages quotidiens ? (par Françoise Jarrige, Anne-Marie Jouve et Claude Napoléone) ; Quel avenir pour la luzerne en France et en Europe ? (par Pascal Thiébeau, Virginie Parnaudeau et Pierre Guy) ; Des itinéraires techniques à bas niveaux d'intrants pour des variétés rustiques de blé tendre : une alternative pour concilier économie et environnement (par Bernard Rolland, Christine Bouchard, Chantal Loyce, Jean-Marc Meynard, Hervé Guyomard, Philippe Lonnet et Gérard Doussinault) ; Des chercheurs devenus agriculteurs : Le développement local (entretien avec Jacques Rebillard ).

Repères dans le paysage agricole français

L'élevage bovin et le développement durable (par Bertrand Vissac) ; Comment le développement durable fait carrière… (par Jean Crespon).

Autres repères, autres paysages

La Mouche grain de sable, Raphiomidas terminatus abdominalis, grippe le progrès américain (par David Lonsdale et Matt Shardlow). Épidémiologie des trypanosomiases africaines - Analyse et prévision du risque dans un milieu en transformation (par Stéphane de La Rocque) ; L'élaboration des plans de prévention des risques en Martinique : entre contrainte socio-économique et gestion des risques naturels (par Olivier Cospar, Pascal Saffache et Jean-Valéry Marc).

ART & ENVIR.

Plastorgues (par Didier Ferment) (L)

ON EN PARLE ENCORE

Des Français et de leurs sols, des chartes forestières de territoire, de la maladie du bœuf hongrois… Et du pastoralisme et des prédateurs.

Les Cinq-à-sept de la ME&S

Les ateliers de lecture à la question (par Pierre Marsal) (L)

COLLOQUES

Annonces

BIBLIOGRAPHIE

On a lu, on a vu

On signale

Textes

AVEULOUQUE  

Étude

La faune du sol - diversité, méthodes d'étude, fonctions et perspectives (par Aline Deprince )

BRÈVES


Résumés-annonces

La santé ou l'environnement ? Essai de diagnostic d'un modèle socioculturel (L)
" Il existe certes des liens entre environnement et santé, mais suivant des relations complexes. Alors que, très généralement, on considère à ce sujet les effets de l'environnement sur la santé, l'optique sera inverse : quelles sont les incidences possibles des préoccupations de santé sur l'environnement ? Cet examen sera tenté à travers un modèle socioculturel privilégiant le souci de la santé ; en d'autres termes, Hygie (la déesse de la santé) est-elle écologique ? "
Une étude autour de deux questions : - Hiérarchie des préoccupations ou préoccupations liées entre elles ? (les groupes sociaux ont des attentes différentes) ; - Hygie est-elle écologique ? (quels sont les impacts des préoccupations de santé individuelle sur l'environnement  - collectif ou global ? dans les domaines de l'alimentation, des consommations médicales, de l'habillement et du linge de maison, des déplacements et de la gestion des déchets). Et une question subsidiaire : Hygie est-elle riche ?
par Gérard Bertolini
Université de Lyon I, LASS, UMR 5823 CNRS, 43 bd du 11-Novembre-1918, 69622 Villeurbanne cedex
berto@univ-lyon1.fr

Et si le capitalisme patrimonial changeait nos paysages quotidiens ? (L)
Le quotidien paysager de la majorité des habitants des pays occidentaux est façonné par des environnements urbains et péri-urbains qui évoluent rapidement. Des métropoles urbaines se constituent sur des territoires originellement voués, surtout, à l'agriculture et la forêt, bouleversant les paysages de proximité : il suffit de comparer les abords des villes actuellement et il y a vingt ans. Observant le marché foncier et les stratégies des différents acteurs qui y interviennent, les auteurs montrent que l'arrivée d'un nouveau groupe social (en l'occurrence les candidats urbains à l'acquisition pavillonnaire) sur un territoire à dominante agricole est susceptible de provoquer trois types de transformations : - une évolution des stratégies des propriétaires fonciers et le passage d'un capitalisme productif agricole à un capitalisme foncier patrimonial  ; - des adaptations des systèmes d'exploitation agricoles péri-urbains, liées notamment aux nouvelles conditions d'accès à la terre ; - un changement des dispositifs de gouvernance territoriale. L'étude met en évidence la forte prégnance des mécanismes de marché sur la structuration spatiale des communes péri-urbaines et pose la question de l'étendue de la marge de manœuvre offerte à la régulation publique de ces mécanismes ? En conclusion, il apparaît que l'agriculture péri-urbaine ne résistera pas à l'avancée de l'urbanisations sauf si une volonté de régulation spatiale est mise en œuvre et que cette agriculture devienne partie intégrante des plans d'aménagement urbain, reconnaissant sa spécificité et ses divers apports à la société (production, cadre de vie).
par Françoise Jarrige, Anne-Marie Jouve et Claude Napoléone
ENSAM/UMR Innovations, 2 place Viala, 34060 Montpellier cedex
jarrige@ensam.inra.fr
IAMM/UMR MOÏSA, 3191, route de Mende, 34033 Montpellier cedex 1
jouve@iamm.fr
CEMAGREF, Le Tholonet, BP 31, 13612 Aix-en-Provence cedex
claude.napoleone@cemagref.fr

Quel avenir pour la luzerne en France et en Europe ? (L)
" La luzerne est connue depuis 5 à 10 millénaires, survivra-t-elle au XXe siècle ? L'homme en aura-t-il besoin ? À quelles conditions ?  " Ces questions se posent de nouveau. Les crises pétrolières successives que nous subissons depuis les années 1970 ont un impact sur le prix des matières premières protéiques que nous importons, donc sur le prix de revient de la viande que nous consommons. Mais avons-nous changé nos comportements vers une indépendance accrue de nos ressources protéiques vis-à-vis des fluctuations géopolitiques internationales ? La construction européenne nous aide-t-elle à inverser des tendances dénoncées ? Après un état des lieux de sa présence, les auteurs présentent une analyse des causes de sa disparition des assolements français et exposent les intérêts que cette culture peut procurer, au-delà du seul environnement agricole, et font des propositions qui pourraient inciter à son maintien dans le paysage agricole français et européen de demain.
par Pascal Thiébeau, Virginie Parnaudeau et Pierre Guy
INRA, unité d'Agronomie, 2 esplanade R.-Garros, 51686 Reims cedex 2
thiebeau@reims.inra.fr
parnaude@reims.inra.fr

4 rue de la Rangonnière, 86600 Lusignan
pierre.guy2@wanadoo.fr

Des itinéraires techniques à bas niveaux d'intrants pour des variétés rustiques de blé tendre : une alternative pour concilier économie et environnement (L)
" Depuis la première réforme de la Politique agricole commune en 1992, les grandes cultures (céréales, oléagineux et protéagineux) sont confrontées à une nouvelle donne avec le découplage des aides publiques vis-à-vis du volume produit à l'hectare. Le prix de vente des céréales a connu une forte baisse (de l'ordre de 40%) associée à une quasi-stabilité du prix des intrants chimiques (engrais et produits phytosanitaires) et une pression sociétale accrue pour une réduction des pollutions liées à l'agriculture intensive. Dans ce contexte, il convient de se poser la question de l'optimalité des couples " variétés productives-itinéraires techniques intensifs " utilisés majoritairement à ce jour. Plus que la seule désintensification des itinéraires techniques à variétés inchangées, il convient surtout d'examiner dans quelle mesure le choix de nouvelles variétés multirésistantes et d'itinéraires techniques plus économes en intrants chimiques correspondraient, ou non, au nouvel optimum économique pour l'agriculteur.
L'objet de cet article est donc de comparer différents couples " variété-itinéraire technique " en utilisant pour cela les résultats du réseau d'essai " itinéraires techniques pour des variétés rustiques de blé tendre ", créé en 1999 à l'initiative de l'INRA, des sélectionneurs du groupement d'intérêt économique (GIE) Club 5 (C.C. Benoist, Florimond Desprez, Serasem et Verneuil Nickerson) et de l'ITCF, devenu depuis Arvalis - Institut du végétal. " (intro des auteurs)
Un long article avec 12 figures, 3 encadrés et, pour la déco, une moiss-batt et un charançon.
par Bernard Rolland, Christine Bouchard, Chantal Loyce, Jean-Marc Meynard, Hervé Guyomard, Philippe Lonnet et Gérard Doussinault
INRA, UMR Génétique et Amélioration des plantes, BP 35327, 35653 Le Rheu cedex
brolland@rennes.inra.fr
INRA, UMR Agronomie Grignon
INRA, département Systèmes agraires et Développement
INRA, département Économie et Sociologie rurales
Florimond Desprez, Cappelle-en-Pévèle

Des chercheurs devenus agriculteurs : Le développement local (L)
Jacques Rebillard, enseignant-chercheur puis agriculteur et conseiller général de Marcigny, en Saône-et-Loire. À partir de ses expériences d'agriculteur, d'élu municipal, de conseiller général et de député qu'il décrit, il nous livre quelques-unes de ses idées sur le développement local, en réponse à des questions sur le choix qu'il a fait du métier d'agriculteur et sur ses mandats électifs, la communauté de communes (du Charolais-Brionnais). Il expose son point de vue sur la décentralisation en milieu rural - qui induirait une rigidité et un faible dynamisme au niveau du développement local -, la fuite des cerveaux - que l'intercommunalité n'a pas empêchée -, la posture de victime qu'adopte le milieu agricole, vraiment un monde à part. Pour terminer par des perspectives - placées dans le long terme.
entretien avec Jacques Rebillard
jacquesrebillard@aol.com

L'élevage bovin et le développement durable (L)
Dans ce texte écrit pour l'assemblée générale des anciens élèves du centre de Poisy (Haute-Savoie), réunie en avril 2003, l'auteur - prolongeant le discours tenu dans Les vaches de la République (ouvrage qu'il a publié en 2002), délivre trois messages : - Dans l'histoire de la modernité de l'élevage des vaches, on ne peut pas parler de développement durable (une histoire examinée depuis 1750 et les débuts de l'industrialisation de l'élevage des vaches en Angleterre jusqu'à la "vague gaullienne") ; - Le biopouvoir moteur du modernisme de l'élevage bovin ; - Développement durable aujourd'hui : un slogan éphémère ? Plus un codicille à propos des Anglais...
par Bertrand Vissac
vissacbert@aol.com

Comment le développement durable fait carrière… (L)
Le point de vue du président d'OMYA France sur l'apport que représente l'évolution récente des interactions entre les " parties prenantes " (i.e. les acteurs sociaux, économiques et politiques qui constituent le contexte réactif d'une entreprise et les promoteurs, parfois, d'une forme de contestation dure de la légitimité même de son activité - les " stakeholders " comme disent les industriels branchés ou déjà étrillés) et les stratégies ou les activités de la société qu'il dirige.
par Jean Crespon
OMYA, 35 quai André-Citroën
jean.crespon@omya.com

La Mouche grain de sable, Raphiomidas terminatus abdominalis, grippe le progrès américain (L)
Le développement durable est -il la croissance ininterrompue de l'économie ou, à la fois, le maintien d'une économie saine et d'un environnement de qualité ? Aux États-Unis, le seul Diptère inscrit à l'Endangered Species Act (ESA) est l'Apiocéridé Raphiomidas terminatus abdominalis, de son nom vernaculaire local Dehli Sands flower-loving fly [l'Apiocéride des sables de Delhi]. Pour des politiques soucieux de "développement " (de l'urbanisation, des commerces et industries), la mouche ne mérite qu'un coup de tapette ; pour les défenseurs de l'environnement, elle permet de protéger ce qui reste d' habitats naturels. Récit d'une bataille.
Article repris de Buglife - The Invertebrate Conservation Trust -, Action Update 2, printemps 2003, traduit de l'anglais par A.F.
par David Lonsdale et Matt Shardlow
d-lonsdale@supanet.com

Épidémiologie des trypanosomiases africaines - Analyse et prévision du risque dans un milieu en transformation (L)
La lutte anti-vectorielle - contre les mouches tsé-tsé (Diptères Glossinidés) - permet de maîtriser la maladie du sommeil, trypanosomose qui, en Afrique, menace 60 millions de personnes, provoquant par endroits une mortalité supérieure à celle due au SIDA. Cette lutte, qui repose essentiellement sur la pose de pièges et sur des applications épicutanées de formulations insecticides sur le bétail, est simple, écologiquement satisfaisante et assez efficace. Cependant, pour être supportable à la fois techniquement et financièrement par les populations rurales, elle doit être ciblée localement autour des sites majeurs de transmission. L'article présente les résutats d'une étude, menée récemment au Burkina Faso, qui montre que les sites dangereux peuvent être repérés à partir d'indicateurs issus notamment de l'imagerie satellitale à haute définition. Une application, pour la santé publique, des SIG par des entomologistes écologues.
par Stéphane de La Roque
CIRAD, BP 5035, 34032 Montpellier cedex 1
stephane.de_la_rocque@cirad.fr

L'élaboration des plans de prévention des risques en Martinique : entre contrainte socio-économique et gestion des risques naturels (L)
Les plans de prévention des risques naturels (PPR) sont considérés aujourd'hui comme des outils privilégiés permettant un développement durable des territoires et une sécurité maximale des personnes et des biens. Bien que ces plans de prévention aient été mal accueillis au début, nombreuses sont les municipalités qui sollicitent maintenant leur mise en place. Les auteurs présentent leurs caractéristiques, leurs modalités de mise en place et leur impact sur la gestion des risques naturels, puis abordent les contraintes liées à leur élaboration avant de dresser un bilan des PPR en Martinique.
par Olivier Cospar, Pascal Saffache et Jean-Valéry Marc
Université des Antilles et de la Guyane, département de Géographie, BP 7207, 97275 Schœlcher cedex
Pascal.Saffache@martinique.univ-ag.fr

La faune du sol - diversité, méthodes d'étude, fonctions et perspectives (L)
Abordant un sujet quelque peu orphelin, l'auteure, future journaliste scientifique en stage à la ME&S, ne s'est pas attachée à dresser une liste exhaustive des animaux souterrains ("un mètre carré de sol d'une forêt de hêtre pouvant contenir plus de mille espèces d'invertébrés, il aurait fallu dix volumes !"). Il s'agit plutôt, en quelques pages, de donner un aperçu de l'histoire de la pédozoologie, de la diversité animale dans le sol, de son rôle et des perspectives de recherche actuelles, en se limitant essentiellement aux régions tempérées. "Le champ d'action y est déjà fort vaste, si l'on veut aborder sols forestiers, prairies et terres cultivées."
On lira successivement : - Petite histoire de la pédozoologie ; - Un peu de science du sol… (Pour le biologiste, trois grands horizons en forêt, Des contraintes facteurs de diversité) ; - Tentative de portrait de la pédofaune (De la diversité des animaux du sol, Tous les âges sont dans le sol : exemples surtout choisis chez les Insectes) ; - Extraction, comptage et détermination : matériel et méthodes (Capture et extraction, Détermination : le casse-tête, Autres techniques) ; - Les travailleurs souterrains : que font les animaux du sol ? (Actions sur la structure du sol, Décomposition de la matière organique et interactions avec la microflore, Techniciens et ingénieurs de l'écosystème) ; - Perspectives (Le problème des agroécosystèmes, Utiliser la faune du sol ?) ; - En conclusion.
Avec des encadrés (Les racines du sol, Quelques définitions, Les maladies qui passent par les animaux du sol, Les Nématodes, Sol piégé, Les Myriapodes, Les sols tropicaux, L'éducation à la faune du sol), des tableaux et des illustrations.
A côté de ce long article, une présentation plus légère (et en couleurs !) du sujet est consultable à www.inra.fr/dpenv/faunedusol.htm
par Aline Deprince
aline.deprince@club-internet.fr

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BRÈVES (L)

Petits vers ni (des nématodes Caenorhabditis elegans ont survécu à l'accident de Columbia) ; Le dernier de la flotte (eh bien, c'est la Belgique... qui a l'eau la pire) ; Compter les mouches (comme une Salamandre : un, deux, trois, beaucoup) ; Évasions et mauvais traitements (au Mexique des Lucilies bouchères, Cochlyomya hominivorax,  s'évadent suite à une erreur de traitement) ; Biorésistant (et durable et indécollable, le chewing gum) ; À poil (un mouton sans laine) ; État de siège (Fort Alamo miné par les termites) ; Économie (le fardeau des 4x4) ; Particulairement polluant (les barbecues, à Houston) ; Pour et contre nos compagnons (la cataire vs les chats et les termites) ; Score historique (les événements et les découvertes les plus marquants du dernier demi-siècle, qui ont le plus contribué à l'augmentation des rendements agricoles) ; Déca sur pied (Coffea canephora modifié génétiquement) ; Sexualité débridée (d'Annélides Oligochètes, après Tchernobyl) ; Arbres déchus (accusés de pluies acides) ; Championne du lancer de crottes (la chenille de L'Hespérie à taches argentées, Epargyrus clarus) ; Apiculture avec plus de piquant (avec les tigres aux fesses) ; Chienne de vie ! (du soja OGM dans des croquettes) ; Marques déposées (par des mulots malins) ; L'escalade mène à la catastrophe (pour les escargots des rochers) ; Regarder voler les mouches (les acrobaties aériennes de la Drosophile) ; Écoclastes ! (injure nouvelle) ; Réseau de pharmacies (le réseau hydraulique plein de médicaments) ; Une taxe, ça va…(le cours du café plombe les rhinocéros) ; Pas l'âge de la retraite (et des kilomètres à son compteur, ce Puffin) ; Le poisson ne meurt pas… (les douleurs des poissons) ; Bien-être animal (suite…) (suffit d'hériter) ; Gros prédateur sauvage ! (hellenophage) ; Pupe témoin (de temps meilleurs, en Antarctique) ; Travailleuses clandestines (abeilles de contrebande) ; Où va le SRAS ? (il vient d'une autre planète ?) ; Mondialisation (découverte à Gien d'Anaplophora glabripennis, le Longicorne asiatique) ; Dernier souffle (de la blatte souffleuse, sur son bûcher) ; Agriculture sans terre (soja spatial) ; Bacholiments (pour réussir) ; Désinsectisation (artistique) ; Jus de raisin (ampéloénergie) ; Patinage entomologique (la Sauterelle mormone pullule) ; Ya du mou dans la Valise : I'rakle les fonds de tiroir (lettre aux destinataires desservis) ; Cadeau empoisonné (mais c'est un beau geste vis-à-vis des Indiens).

Et, dans EN VRAC ET EN VITESSE, un dernier tour du monde, vite fait, mais qui, pour une fois, ne dérâpe pas, parmi d'autres problème environnementaux dignes d'une étape, sur celui des limaces.

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Tableau noir, pour rappeler la règle n°1 : quiconque peut être destinataire du Courrier, gracieusement, partout sur la planète Terre, sauf s'il est inexistant.

Se pose donc le problème de l'existence (dudit destinataire). Et ce, de façon plus qu'aiguë au bout de 3 ans de destinariat.

Le problème est aisément soluble. Il suffira au destinataire au bout de son triennat de faire signe et le Courrier en déduira son existence. Par signe, on entend tout message écrit, transmis par La Poste, par Internet (courriel) ou par porteur.

Le destinataire au bord de l'obsolescence est alerté par la présence de trois astérisques devant son nom sur l'étiquette de routage. Mais il a possiblement jeté l'enveloppe. Il ne peut cependant pas ne pas trouver, entre les pages du volume, la carte postale jaune. Il la remplit (s'il existe toujours) et la renvoie (par télécopie, par La Poste ou par un grouillot).

Mais il était distrait et… Est-ce irrémédiable ? Non. Il sera réinscrit dès qu'il aura fait signe - mais le malheureux aura peut-être perdu un numéro, pas l'existence.

Ceci pour la rituelle et indispensable opération Toilette

Quant à la règle n°2, c'est que tout existant dénoncé par écrit se verra inscrit au Fichier des destinataires du Courrier.

Merci de votre aide à la bonne tenue du Fichier.