Le Courrier de l’environnement de l’INRA n°32, décembre 1997

Sommaire :

En In memoriam : le Goéland argenté ; l’Urbi et orbi est en berbère. Summary . Zusammenfassung

Les stocks d'exemplaires-papier sont épuisés : l'ensemble des articles est en ligne (L).

PROBLÉMATIQUES ET DÉBATS

Une agriculture écologique pour des zones à enjeux environnementaux majeurs (par Yvan Gautronneau) ; Les invasions biologiques (par Françoise Breton, avec Marc Cheylan, Mark Lonsdale, Jacques Maillet, Michel Pascal et Philippe Vernon ) ; Les arbres pyrénéens en questions (par Michel Bartoli et Gérard Largier) ; Transferts de gaz dans les sols (par Pierre Renault, Stéphanie Parry, Jorge Sierra et Luc Bidel ) ; L’éleveur et ses animaux (par Jocelyne Porcher).

Repères dans le PAF

Propos de ministre : Dominique Voynet ; Les OGM en agriculture : synthèse et propositions (par l’APCA) ; Eurobaromètre : biotechnologies ; La conditionnalité environnementale des aides à l’agriculture (par Philippe Girardin ) ; Natura 2000 : une opportunité de dialogues à saisir (par Simon Charbonneau ) ; Les Français mieux disposés à agir pour l'environnement (par Michelle Dobré et Béatrice Hammer).

Autres repères, autres paysages

Le péri-urbain en Afrique : une agriculture en marge ? ( par Paule Moustier et Jacques Pagès).

ON EN PARLE ENCORE

Réactions de Daniel Masson, Philippe Mérot et Pierre Guy  ; autres réactions.

COLLOQUES (récapitulation des annonces parues ici).

BIBLIOGRAPHIE : voir la Bibliographie du Courrier n°32

On a lu, on a vu, On signale (livres comptes rendus, périodiques, documents, plaquettes et autres), Textes : A.-T. Diaw : Évolution des milieux littoraux du Sénégal (par L.-A. Lake).

AVEULOUQUE

BRÈVES

[R] Et les dessins de Rousso.


Ci-dessous, quelques lignes à propos de chacun des principaux articles

[R] Une agriculture écologique pour des zones à enjeux environnementaux majeurs (L)
Après avoir eu comme objectif de produire à meilleur coût, l’agriculture se voit demander de prendre plus en compte l’environnement et d’être « durable ». L’agriculture biologique restant trop confidentielle, il faut mettre en place des mesures complémentaires. Des territoires particuliers (zones de captage, zone d’intérêt faunistique ou botanique, etc.) doivent recevoir un traitement ad hoc pour que l’agriculture n’en soit pas exclue : ce sont les zones à enjeux environnementaux majeurs (ZEEM). Dans ces ZEEM, le principal souci de l’agriculture ne sera pas de produire le plus possible mais de protéger le mieux possible. Les techniques existent (elles sont encore perfectibles) mais leur application par les agriculteurs dépend de l’établissement d’un nouveau contrat entre eux et la collectivité.
par Yvan Gautronneau, ISARA, 31, place Bellecour, 69288 Lyon cedex 02
yvan.gautronneau@isara.ipl.fr

[R] Les invasions biologiques (L)
Cet « article » est la transcription - par Christine Silvy - d’une émission radiophonique de France Culture, La Science et les hommes (Atelier du savoir), préparée et animée par Françoise Breton. Lancés sur les ondes le 2 avril 1997, les propos des cinq invités et de la productrice sont reportés ici sans réarrangement ni réécriture de fond. Un débat livré en différé (dont les arguments n’ont pas vieilli) auquel on a voulu conserver sa spontanéité et son langage parlé.
Plantes et animaux ont conquis leur aire de répartition actuelle par l’association de phases lentes et de phases brusques d’expansion. Dans ce dernier cas, l’homme peut se retrouver face à une mauvaise herbe ou à un ravageur nouveau très nuisible. Mais dans la plupart des cas récents, c’est lui qui a provoqué l’invasion, en transportant des individus de l’espèce. Ce peut-être involontaire -et être dû à un défaut de vigilance (les larves de moustiques ont ainsi franchi l’océan dans l’eau qui reste dans le creux des pneus usagés, l’algue Caulerpe qui envahit la méditerranée se serait échappée d'un aquarium...) - ou volontaire. Cas banal de l’installation d’animaux de rente ou gibier dans des territoires nouvellement colonisés (le lapin en Australie), cas plus curieux de l’apport d’animaux sauvages participant à des rites (sur les îles côtières, notamment), cas lamentable de l’introduction de prédateurs incontrôlables (cf. les mollusques des îles du Pacifique).
Dans tous les cas, les écosystèmes les plus vulnérables sont les îles. Elles constituent également des laboratoires où l’on tente d’éradiquer les envahisseurs qui n’ont rien à y faire. Et certaines invasions provoquées sont tout bénéfice : cas des agents de lutte biologique (bien choisis).
par Françoise Breton, 52, rue Labrouste, 75015 Paris.
fbreton@imaginet.fr
avec Marc Cheylan, EPHE, Biogéographie et écologie des vertébrés, CP 94, 34095 Montpellier.
ephechey@crit.univ-montp2.fr
Mark Lonsdale, CSIRO, Entomology, Baillarguet, 34982 Montferrier-sur-Lez .
lonsdale@ensam.inra.fr
Jacques Maillet, ENSAM, 2, place Viala, 34060 Montpellier.
maillet@ensam.inra.fr
Michel Pascal, INRA, 35042 Rennes cedex.
pascal@roazhon.inra.fr
et Philippe Vernon, UMR 6553 CNRS, université de Rennes-I, Station biologique, 35380 Paimpont
philippe.vernon@univ-rennes1.fr

[R] Les arbres pyrénéens en questions (L)
Sans micro, sans radio, une interview de deux forestiers qui était plutôt destinée à notre Dossier Forêts mais qui vient ici fort à propos prolonger le sujet des invasions.
Epicéa, Mélèze, Pin cembro, Cèdre, Pin noir d’Autriche ont été introduits et plantés, pour répondre à divers besoins. Hybridations et introgressions modifient le patrimoine génétique des arbres pyrénéens tandis que les champignons associés modifient la microflore. Et les paysages se banalisent.
par Michel Bartoli, Office national des forêts, mission Forêts de montagne, 23bis, bd Bonrepos, 31000 Toulouse.
et Gérard Largier, Mission Conservatoire botanique pyrénéen, GIS parc national des Pyrénées-ONF, 59, route de Pau, 65000 Tarbes.
interrogés par Pierre Guy, INRA, 86600 Lusignan.
braconni@lusignan.inra.fr

[R] Les transferts de gaz dans les sols : implications environnementales et agronomiques (L)
Les thématiques environnementales et agronomiques ayant trait aux tranferts de gaz dans les sols concernent de très nombreuses molécules minérales et organiques. Le sol est le siège d'émissions de gaz jouant sur l'effet de serre, sur la diminution de l'ozone dans la stratosphère et son accroissement dans la troposphère, ainsi que sur l'acidification des pluies. Il s'agit principalement des émissions de dioxyde de carbone, de méthane et des oxydes gazeux de l'azote (oxyde nitreux, monoxyde et dioxyde d'azote). La volatilisation de l'ammoniaque peut minimiser l'acidité des pluies. Cette volatilisation implique une perte de nutriment azoté. Le potentiel Redox et le pH de la solution du sol ont un rôle central sur la forme chimique des nutriments. L'oxygène joue sur la valeur du potentiel Redox et détermine la nature aérobie ou anaérobie des processus microbiens. L'aération du sol influence par ailleurs la croissance racinaire au travers des concentrations en oxygène et en éthylène, molécule induisant le développement d'aérenchymes chez certaines plantes. Vis-à-vis du maintien de la qualité des sols ou de leur réhabilitation se pose le problème de la dégradation ou de l'extraction des composés organiques toxiques, gazeux ou volatils. La décontamination des sols peut se faire soit naturellement par volatilisation et diffusion, soit de manière provoquée par circulation forcée d'air.
Les transferts d'ammoniaque gazeux et de radon-222 sont plus utiles à analyser dans des sols aérés où l'espace poral structural joue un rôle prépondérant. La dénitrification et les émissions associées d'oxyde nitreux apparaissent dans des sols présentant localement des conditions d'anoxie, la fraction anoxique influençant la part d'oxyde nitreux réduit en azote. Le transport de l'oxygène dans des massifs texturaux saturés et au travers de films d'eau couvrant certaines matières organiques est alors important. Les émissions de méthane apparaissent principalement dans des sols saturés et non aérés (rizières, marais et forêts inondées). Sa production est partiellement contrebalancée par son oxydation. En sol non couvert, le transport par bullage peut excéder celui par diffusion. En présence de plantes comme le riz, le transport de méthane au travers de l'aérenchyme des racines peut être prépondérant. Ni les moyens expérimentaux, ni les modèles ne peuvent s'adapter simultanément à toutes ces situations. Néanmoins, la description des émissions de gaz, de leur consommation ou de leur rétention par le sol nécessitent toujours de comprendre des processus de transport en milieu hétérogène, de décrire des activités microbiennes variables spatialement et temporairement et, parfois, de tenir compte d'équilibres physico-chimiques. Quand les transferts de gaz ont lieu en phase gazeuse, la prise en compte des autres gaz de l'atmosphère (azote et argon entre autre) peut être utile en raison de l'interdépendance des différents flux.
par Pierre Renault, Stéphanie Parry, INRA, unité de Science du sol, domaine Saint-Paul, Site Agroparc, 84914 Avignon cedex 9
Pierre.Renault@avignon.inra.fr
Jorge Sierra, INRA, unité agropédoclimatique de la Zone caraïbe, BP 515, 97165 Pointe-à-Pitre cedex
et Luc Bidel, INRA, unité d'Agronomie, BP 57,49071 Beaucouzé cedex.
(résumé des auteurs)

[R] La relation de communication entre l’éleveur et ses animaux : un domaine encore à explorer (L)
La relation de communication entre l’éleveur et ses animaux demeure un domaine de recherche encore largement inexploré, alors que l’évolution actuelle de l’agriculture dans les sociétés occidentales et la place qu’occupe l’élevage au sein de cette agriculture mettent en relief ce domaine à plus d’un titre. Dans cet article, très largement basé sur des recherches bibliographiques, l’intérêt de ce sujet dans le champ des recherches sur le bien-être animal est souligné et cette problématique est située dans celui des qualifications et des compétences liées au métier d’éleveur. Puis sont livrées quelques pistes de réflexion, destinées à poser des bases pour une étude de la communication entre éleveurs et animaux et qui paraissent pouvoir être proposées à la réflexion et au débat. Les animaux élevés par l’homme sont très divers ; le propos de l'auteur, ici, concerne notamment les bovins, les porcins et les ovins.
par Jocelyne Porcher, Bergerie nationale, 78120 Rambouillet.
jocelyne.porcher@educagri.fr
(intro de l'auteur)

[R] Propos de ministre : Intervention de Dominique Voynet au congrès de France Nature Environnement
réuni à Orléans le 19 septembre 1997, sur le thème de l’eau (L)
La gestion de la ressource eau est une préoccupation majeure du MATE qui a - décision importante - fait abandonner le canal Rhin-Rhône. Autre thème important : la Loire, les inondations, les usages (et abus) agricoles de l’eau. Et globalement un grand souci, celui de l’emploi. Et, troisième grand sujet, la place des associations dans la politique de l’environnement, qu’il s’agisse de déchets, d’énergie (et d’effet de serre), d’installations nucléaires, où une expertise indépendante est indispensable.
Ministère de l'Aménagement du territoire et de l'Environnement.

[R] Les organismes génétiquement modifiés en agriculture (L)
Les agriculteurs n'ont pas été demandeurs de cette nouvelle technique d'amélioration des plantes ; ils ne veulent pas en subir les conséquences et se retrouver, par ce biais, liés à des firmes dominantes tout en ayant à affronter la méfiance, voire l'hostilité de beaucoup de consommateurs. Le Conseil de l'agriculture française propose : une information claire de la société, des consommateurs et des utilisateurs ; une évaluation scientifique préalable et transparente ; une décision au cas par cas prise par les pouvoirs publics ; l'accroissement de l'effort de recherche ; une concertation internationale des organismes scientifiques des pays concernés. Enfin, la profession souhaite un débat serein.
Par l’Assemblée permanente des chambres d’agriculture, 9, av. George-V, 75008 Paris.
Introduction : "OGM : sérénité et lucidité" par Jean-François Hervieu, président de l'APCA.

[R] Eurobaromètre : l’opinion des Européens sur la biotechnologie (L)
Qu'attendent les Européens de la biotechnologie, quelles sont leurs sources d'information, en qui ont-ils confiance, etc. ?
Dans l'ensemble, ils sont plutôt « optimistes » en ce qui concerne les développements qu'ils attendent de la biotechnologie moderne, mais c'est loin d'être un optimisme aveugle : s'ils soulignent les conséquences positives de certaines de ces recherches, ils mettent également en garde contre les risques possibles de celles-ci. Mais leurs réponses varient fortement d'un thème à l'autre : c'est une approche nuancée que les citoyens des Quinze ont de la biotechnologie moderne. Enfin, même s'il s'agit d'un domaine (encore) peu familier pour bon nombre d'entre eux, les Européens souhaitent que l'on tienne compte de leurs avis en matière de biotechnologie moderne.
Par l'INRA (International Research Associates), European Coordination Office SA/NV, av. R.-Vandendriesche, 1150 Bruxelles (Belgique).

[R] La conditionnalité environnementale des aides à l’agriculture (L)
L'agriculture se voit demander par la société de  participer à  la lutte contre les pollutions de l'eau, de l'air ou du sol, de contribuer à faire respecter l'équilibre des grands agro-systèmes , de combattre le gaspillage des ressources (eau, énergie sous toutes ses formes, matières premières...). Le respect d'un cadre de bonne conduite pourrait à l’avenir déterminer l'attribution des aides directes à l'agriculture. Ce principe de « conditionnalité environnementale » est au cœur des débats de la Commission de l'UE, que l'examen des réalisations suisse  - un cahier des charges Production intégrée -, allemande et autrichienne - des écopoints et le programme MEKA - devrait éclairer. Quant à la France, elle semble ignorer ce foisonnement d'initiatives chez ses voisins européens et paraît en panne de stratégie, d'instrument et de débat.
Par Philippe Girardin, INRA, Agronomie, BP 507, 68021 Colmar.
girardin@colmar.inra.fr

[R] Natura 2000 : une opportunité de dialogues à saisir (L)
La directive 92/43 concernant la conservation des habitats naturels, transposée partiellement par un décret du 5 mai 1995, mobilise contre elle l'ensemble des acteurs du monde rural, des forestiers aux agriculteurs en passant par les chasseurs. Près de 15% du territoire national serait potentiellement concerné par ces mesures communautaires qui imposent clairement aux États membres une obligation de non-détérioration des habitats naturels et des habitats d’espèces. Les chasseurs sont particulièrement furieux mais les tenants des réserves sanctuaires devraient aussi s'opposer à un usage unique de ces territoires, fût-ce pour la "bonne cause". Flore, faune, paysages seront mieux préservés si la vie agricole, économique, ne les déserte pas. Ne pourrait-on pas mettre en place, pour sortir des hésitations actuelles, une politique non zonale de protection de la nature ?
par Simon Charbonneau, université de Bordeaux-I, IUT « A », département Hygiène et sécurité, 33405 Talence.

[R] Les Français mieux disposés à agir pour l'environnement (L)
Les Français, de plus en plus sensibles à la prise en compte politique de la pollution de l'air et de l'eau, se montrent également plus attentifs à l'environnement lors de leurs choix de consommateurs. L'achat de produits de l'agriculture biologique (+11%), de papier recyclé (+10%) et le choix des transports en commun pour des raisons écologiques (+9%) sont en augmentation depuis un an. Mais les actions déclarées ne sont qu'un aspect de la sensibilité écologique. D'autres facteurs tels que les différences culturelles révélées par les comparaisons européennes, incitent à nuancer le constat : la prise de conscience est encore à venir.
par Michelle Dobré (IFEN) et Béatrice Hammer (EDF-DER, GRETS)
IFEN : 61, bd Alexandre-Martin, 45058 Orléans cedex 1.
ifen@ifen.fr
(chapô des auteurs)

[R] Le péri-urbain en Afrique : une agriculture en marge ? (L)
La ville africaine, et l'agriculture qu'elle génère en son sein, ont des spécificités très marquées par rapport aux villes du Nord : - un tissu urbain généralement lâche, qui favorise une agriculture d'interstice ; - un secteur agricole qui emploie encore plus de la moitié de la population africaine ; - des flux migratoires très rapides entre ville et campagne ; - une paupérisation en milieu urbain. L'agriculture péri-urbaine en Afrique a une fonction primordiale de consommation alimentaire et d'emploi, bien plus que de loisir ou de paysage.
Sont d'abord présentés les travaux dominants sur la question, qui s'inscrivent dans une perspective géographique ou sociologique, et qui recommandent une protection et une promotion systématiques de l'agriculture péri-urbaine.
Les approches du Centre de coopération internationale en recherche agronomique pour le développement (CIRAD), présentées ensuite, sont davantage axées sur les systèmes de production et les filières d'approvisionnement des villes.
par Paule Moustier et Jacques Pagès, CIRAD, Économie des filières, BP 5035, 34032 Montpellier cedex 1.
moustier@cirad.fr

[R] Les UVP (L)
"Pour essayer de mettre fin à l’ambiguïté du vocable valeur paysagère de plus en plus présent dans les documents administratifs, il est temps de proposer une échelle de valeur chiffrée comportant un système d’unités".
Vaudra 1 paysa, un lieu "européen, évidemment rural, de préférence plat (le vallonné peut être ramené à un plat déformé). Au départ, on a un grand carré de sol (hectare, km2 ?) sur lequel on ajoute, tel ce jeu immobilier bien connu, un cours d’eau, un bois, une prairie, une jolie petite route départementale bordée de platanes (eucalyptus dans le Midi, sapins dans les Vosges), un jeu complet de fossés et de clôtures. Et puis quelques équidés ou bovidés (vous savez les ugébés...) la chèvre de Monsieur Seguin, l’âne de la comtesse de Ségur et, pour faire plaisir à Prévert, une petite sœur des pauvres et un raton laveur..."
La suite de la même humeur et du même humour...
Par Daniel Masson, lecteur du Courrier à Rochefort.

[R] Effet de serre
"Je suis atterré par le supplément « Effet de serre » du Courrier de l’environnement.
Placer en introduction, sans autre avertissement qu’une ligne infra-paginale, un article journalistique qui enfile de bout en bout des superlatifs, des concepts à haute valeur symbolique (catastrophique, bien évidement) relève de l’agit-prop peut-être, mais pas du tout de l’information scientifique. [...]
La suite de la même humeur, jusqu'à : " J'avoue ne pas comprendre la place de cet article, sans le moindre édito, dans le Courrier de l'environnement, au demeurant revue fort sympathique."
par Philippe Mérot, INRA, unité de Science du sol et de Bioclimatologie, Rennes.

[R] Christianisme et nature
"Courrier n°31, août 1997. J’ai lu l’article avec intérêt : approche par les textes, par l’histoire, équilibre certain dans les propos. Le sujet n’est pas nouveau mais bien traité, cependant je suis resté sur ma faim quant à la conclusion. Tout cela m’a obligé à quelques réflexions. [...]"
Par Pierre Guy, 86600 Lusignan.

[R] NDLR
Un grand merci à tous les lecteurs qui nous ont fait connaître leur avis sur tel ou tel article ou tel ou tel aspect du Courrier. On citera ici, succinctement, trois réactions que leurs auteurs ont pris la peine de développer (et que nous ne pouvons reprendre intégralement). Jacques Hardouin (Bureau pour l’échange et la distribution de l’information sur le mini-élevage et Faculté universitaire d’agronomie de Gembloux) signale que le tangue - mot lu sous la plume de Jeanne Bourret : les tangues de la Rance - était un petit rongeur malgache (Tenrec ecaudatus). Jean-Pierre Moreau (zoologiste retraîté de l’INRA, Versailles) relève que l’article d’Hayo van der Werf (les mesures de l’écotoxicité) se réfère à des choses anciennes, Rachel Carson et DDT, et propose un résumé en trois lignes : « 1. On a étudié le devenir et l’impact possible de certains pesticides sur l’environnement. 2. Le rôle particulier de telle ou telle molécule ne saurait procéder d’amalgames, fussent-ils mathématiques. 3. La situation varie selon les conditions du milieu, les produits et les techniques utilisées. ». Enfin, Régis Caron (CFPPA du Valentin à Bourg-lès-Valence) trouve que les dessins ne sont pas beaux et les messages qu’ils véhiculent pas plaisants car ils tendent à ridiculiser telle ou telle catégorie, dans un procédé trop répétitif.


[R] On a lu on a vu

Stephen Jay Gould : Comme les huit doigts de la main (par Jocelyne Porcher) ; Alain Roger : Court traité du paysage (par Pierre Donadieu) ; Pierre Lascoumes et Jean-Pierre Le Bourhis : L’Environnement ou l’administration des possibles. La création des directions régionales de l’Environnement (par Danielle Barrès) ; Vie en danger, espèces disparues, espèces menacées, Cédérom W95 (par Claire Villemant).

[R] L’environnement, une catégorie réticulaire ? (L)
"Préoccupation majeure en cette extrême fin de siècle - dit-on -, souci des édiles comme des pêcheurs à la ligne, matière des savants comme des étudiants, bannière de différents mouvements..., l’environnement devrait être, pour le public, un sujet bien identifié, repérable, visible et accessible sur Internet. Voyons, à l’écran, ce qu’il en est, au travers d’un parcours rapide du Réseau (francophone). [...]"
Par Alain Fraval.

[R] LES BREVES

Splash (le prix IG-Nobel à un entomologiste) ; On a eu chaud (la conférence de Kyoto) ; Promenades couvertes (la charmille de Haut-Maret) ; Pollutions (les téléphones portables polluent le paysage) ; L’alcool rend fou ? (du vin en pastille et en pharmacie) ; Et, si un jour, l’eau ne coulait plus de source... (Nestlé envisage de l’eau de synthèse) ; Vaccinée, dérabiquée mais encore menacée (la rage a quasi disparu, mais à la frontière sarroise...) ; Fourre pas ton nez partout (gare à qui veut exercer son droit d’être informé sur les essais au champ d’OGM !) ; Sentinelle (bioélectrode à base d’anguille).

Ce numéro 32, tiré à 11 000 exemplaires, est adressé à 10 300 destinataires. [R]