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Le Courrier de l'environnement n°33, avril 1998

La récolte des papillons... sauve les papillons

Introduction
La Papouasie-Nouvelle-Guinée (P-N-G) : ...
Comment tuer des papillons peut sauver les forêts tropicales humides ?
Est-ce que les villageois ne prélèvent pas ainsi trop de papillons ?
Est-ce que les Ornithoptères mis dans le commerce ne sont pas en péril ?
Est-ce que l'achat de n'importe quel insecte...
Est-ce que les villageois ne pourraient pas ...

Références bibliographiques


Noix et fruits tropicaux ? Écotourisme ? Non. Mais élevage ou collecte d'insectes pour les vendre ; et c'est tout ce qu'ont certains peuples indigènes pour sauvegarder leur forêt tropicale. Les encouragerez-vous ?

[R] Introduction  

Vous n'êtes pas sans savoir que les forêts tropicales disparaissent à un rythme effrayant : plus de la moitié en a été rasée durant les quarante dernières années. Et vous n'ignorez pas que plus des deux tiers de toutes les espèces de la planète vivent entre les tropiques, dans un immense réservoir de nature qui renferme des remèdes inédits et d'autres substances pour notre avenir. Il est évident qu'il faut sauvegarder ces forêts. Beaucoup participent à cette action en achetant des «produits de la forêt » ou en aidant les ONG qui travaillent dans ces pays.
Et, dans cette optique, capturer ou acheter des papillons exotiques ne ressemble à rien d'autre qu'à un moyen d'accélérer leur disparition. N'est-ce pas ? Pas du tout ! ceux qui énoncent que récolte des papillons égale destruction des papillons en savent bien peu sur les papillons, les tropiques et les stratégies que les gens ont construites dans les pays en développement pour la sauvegarde de leurs forêts. Le fait est qu'acheter des papillons pour enrichir votre collection peut être le meilleur investissement que vous puissiez faire en faveur de la protection des forêts tropicales. Cette note va vous expliquer pourquoi.

[R] La Papouasie-Nouvelle-Guinée (P-N-G) :
un pays leader dans la conservation des espèces tropicales de papillons... qui les exploite !

La P-N-G, un petit pays situé au nord de l'Australie, est l'un des 4 endroits au monde où subsisteront dans vingt ans de grands pans de forêt tropicale vierge (1) (a). Il héberge quelques insectes extraordinaires, dont les plus grands papillons au monde, Ornithoptera alexandrae, la Reine Alexandra (b) et le second en taille, O. goliath, le Goliath, le plus grand de tous les phasmes, la plus grande sauterelle Tettignoniide, le plus grand Diopside et un charançon qui entretient un parterre de lichens et de mousses sur son dos. A ces merveilles s'ajoutent 3 000 espèces d'orchidées, 10% des rhododendrons de la planète et la plupart des espèces d'oiseaux de paradis et d'oiseaux-berceaux (Ptylorynches). Du point de vue des insectes, la P-N-G est unique par d'autres aspects. C'est le seul État dont la constitution inclut les insectes dans ses ressources naturelles renouvelables (2).
C'est aussi le seul pays dont le gouvernement a instauré un organisme pour développer cette ressource de façon durable : l'Insect Farming & Trading Agency - IFTA (à Bulolo, dans la province de Morobe). L'Agence a démarré en 1978 (3) et vend bon an mal an pour 400 000 dollars d'insectes papous-néoguinéens à des collectionneurs, des naturalistes, des chercheurs et des artistes partout dans le monde. Elle se procure les insectes uniquement auprès des villageois (4), la plupart des spécimens résultant de captures mais, dans le cas des Ornithoptères, le gouvernement exige qu'ils soient issus d'élevages.

[R] Comment tuer des papillons peut sauver les forêts tropicales humides ?

Au début du XXe siècle, l'explorateur et naturaliste A.S. Meek demanda l'aide des Papous pour capturer de nouvelles espèces d'ornithoptères. Le dessin ci-dessus est repris d'une peinture contemporaine, parue dans Illustrated London News, et montre Ornithoptera chimaera visé à l'aide d'une flèche à quatre fourchons.
Doc. OPIE

Dans les pays développés, la stratégie des « parcs nationaux », consistant à acquérir des terrains et à les consacrer à la flore et à la faune sauvages, a bien marché. Des gens en ont parfois violé les règlements, mais il a suffi presque toujours de quelques gardes et de rappels à la loi. Avec ce type de suivi, il était naturel qu'on essaye d'installer des « parcs nationaux » dans le Tiers Monde (5), par exemple pour protéger le gros gibier sauvage africain. Mais cela fait plus de trente ans que les spécialistes de la conservation ont constaté que cette stratégie n'était pas efficace. Les revenus tirés de ces parcs sont allés pour la plupart dans les caisses des gouvernements, tandis que les gens des alentours n'en tiraient au mieux - que de maigres bénéfices. Petit miracle : ces gens n'avaient aucun ou très peu d'intérêt à ne pas toucher à ces parcs. D'un autre côté, ils pouvaient se faire de l'argent en braconnant. Et là où les gens étaient de plus en plus nombreux et leur survie de plus en plus difficile, il était tout bénéfice pour eux de bûcheronner ou d'établir des jardins dans ces parcs. Réfléchissez : pourquoi quelqu'un qui arrive tout juste à ne pas mourir de faim choisirait de ne pas perturber la faune sauvage, juste parce que « c'est agréable de l'avoir à côté de soi » ? Cette formule naïve est bonne pour qui a tous ses besoins fondamentaux satisfaits et oublie que son mode de vie privilégié lui fait voir les choses d'un unique point de vue.
L'Union internationale pour la conservation de la nature (UICN) reconnaît dans son ouvrage World Conservation Strategy (6)que la stratégie des « parcs nationaux » a échoué à contribuer au développement des pays. Elle recommande à la place une stratégie de « la conservation par le développement » (7) qui préconise essentiellement de déterminer d'abord les besoins des gens sur place puis de leur offrir des stimulants à s'aider eux-mêmes en prévoyant de récompenser leur travail et leur comportement en faveur de la nature. Chasser et vendre les animaux en surnombre est un stimulant très efficace, car tout le monde apprécie un lien direct de cause à effet et ce stimulant établit un lien direct entre la conservation et les « opportunités » de développement (8) : la subsistance des gens est liée étroitement à la survie des espèces sauvages. Ceci explique pourquoi les effectifs d'éléphants sont stables en Afrique du Sud où l'on a pratiqué des prélèvements, alors qu'en revanche, les populations « strictement protégées » des parcs plus au nord ont été ravagées par le braconnage.
En P-N-G, les villageois collectent papillons et autres insectes de leur forêt pour les vendre. Ou bien ils font pousser les plantes nourricières des chenilles et commercialisent les papillons issus de la métamorphose des larves qu'ils installent dessus : une pratique connue sous le nom de «butterfly ranching », presque un symbole de la « conservation par le développement » (9). Beaucoup de ces éleveurs gagnent des centaines de dollars par an -dans un pays où le salariat ne concerne que 15% de la population. Les villageois comprennent que la forêt est la source de leur revenu et cela les incite fortement au respect de cette forêt, surtout lorsqu'on leur montre que ces insectes ont besoin de la forêt pour survivre. L'argent qu'ils gagnent est important : ils en ont besoin pour payer la scolarité de leurs enfants (qui n'est nullement gratuite) et de même que vous ne renoncez pas à des luxes discutables comme votre voiture, les villageois de P-N-G ne renoncent ni au thé, ni à la vaisselle, ni à d'autres choses simples qu'ils doivent acheter.
Les villageois papous-néoguinéens cherchent à se procurer de l'argent et s'ils ne s'en procurent pas grâce aux papillons, ils le trouveront autrement. Les cultures de rente impliquent le défrichage, l'exploitation du bois d'oeuvre également. Ces deux activités sont-elles préférables à la collecte et à la vente des papillons ?

[R] Est-ce que les villageois ne prélèvent pas ainsi trop de papillons ?

Ce serait le cas s'ils le pouvaient. Mais en fait, les populations d'insectes sont terriblement difficiles à surexploiter (10). Les seules qui paraissent sensibles à la surchasse sont les populations très réduites, relictuelles ou insulaires, ou celles qui sont décimées par la destruction de leur habitat. Deux éminents biologistes, Robert Mac Artur et Vincent Dethier ont jadis essayé de capturer tous les individus d'un papillon de l'Est des Etats-Unis, le Baltimore (c). Ils n'y sont pas parvenus (11). Leur impact n'aura pas été pratiquement différent de celui d'un prédateur quelconque (un oiseau, une araignée). Chaque capture réussie rend la suivante plus aléatoire. Et les chenilles qui en réchappent ont une chance supérieure de devenir papillon (échappant aux facteurs antagonistes densité-dépendants). Et les papillons résultants, plus rares, ont plus de chance d'échapper à leurs prédateurs naturels et donc de se reproduire. Et l'année suivante, l'effectif de chenilles de revenir à son niveau normal. La population du Baltimore n'a subi aucun dommage, alors qu'elle était localisée, sédentaire et particulièrement sensible à la surcollecte. En fait, beaucoup de biologistes appliquent aux insectes des principes de dynamique des populations qui sont adaptés aux vertébrés (oiseaux, cervidés, etc.). Ce qui ne convient pas du tout, car presque tous les insectes ont des potentiels reproducteurs bien supérieurs à ceux des vertébrés et peuvent supporter des taux de prélèvement bien plus grands. Et peu importe si le prélèvement est opéré par un oiseau, une mante ou... un ramasseur de papillons !

Indigène de Nouvelle Bretagne avec un ornithoptère femelle vivant en guise de parure occipitale.
Doc. OPIE

[R] Est-ce que les Ornithoptères mis dans le commerce ne sont pas en péril ?

En général, non ! Et surtout pas les grands Ornithoptères, les géants des papillons, représentés par de nombreuses espèces depuis l'Asie du Sud-Est jusqu'en Australie.
En P-N-G, la seule espèce qui pourrait actuellement être en danger est le plus grand papillon du monde Ornithoptera alexandrae (la Reine Alexandra). Depuis plusieurs années, il est mis au rang des « priorités mondiales de la conservation » par l'UICN et protégé par les législations nationale et internationale. Il est également sur la liste états-unienne des espèces menacées. Et que s'est-il passé pendant qu'on s'occupait de lui et le protégeait ? Son habitat a été détruit largement par l'exploitation du bois et par l'extension des plantations oléicoles (12). Voilà pour la voie classique de la préservation de la faune. Si les populations locales s'étaient vu offrir des incitations à préserver la forêt (parmi ces incitations, les plus simples et les meilleur marché à mettre en place étant la collecte et la vente des papillons) il est probable que, même en l'absence de toute législation de protection, une plus grande partie de l'habitat originel serait resté. Il faut bien comprendre que « les gens peuvent changer leur façon de faire s'ils voient que ça fait que les choses vont mieux  (6). Pour ce mieux-être des Papous-Néoguinéens, l'ensemble des lois et décrets ne prévoit rien du tout.
Quand le gouvernement de la P-N-G a commencé à réglementer pour protéger les Ornithoptères (13), on ne connaissait pas grand chose de leur répartition. Depuis, les entomologistes ont montré qu'ils étaient souvent localisés, mais avec une vaste répartition géographique (14). On découvre sans cesse de nouvelles populations et même récemment de la Reine Alexandra (15). A part cette espèce, tous les Ornithoptères sont inscrits à l'Annexe II de la CITES (Convention internationale sur le trafic des espèces sauvages), ce qui ne signifie pas qu'ils sont en péril. Simplement, leur commerce est contrôlé (16).
Le gouvernement papou-néoguinéen a autorisé l'IFTA à assister un village dans l'élevage et la vente de Goliaths. Un programme est en route pour Ornithoptera meridionalis et un projet concerne O. paradisi. Maintenant qu'on a laissé aux étrangers l'occasion d'assurer la sauvegarde de la Reine Alexandra par des moyens législatifs, le gouvernement de la P-N-G espère pouvoir accorder à chaque villageois l'élevage et la vente à l'IFTA d'une centaine de spécimens par an (17).

[R] Est-ce que l'achat de n'importe quel insecte de Nouvelle-Guinée contribue à la préservation de la forêt ?

Non. Il faut que ce soit un insecte obtenu légalement. Seul l'IFTA est habilité à délivrer des permis d'exportation des insectes papous-néoguinéens à des fins commerciales. Ainsi l'IFTA peut, par la maîtrise du marché, à la fois garantir aux villageois des cours stables et leur restituer le maximum de revenus de ce commerce. Il arrive que les Papous-Néoguinéens traitent directement avec des acheteurs qui exportent les insectes en toute illégalité. En définitive, ceci affecte les ressources à long terme des villageois en saturant les marchés et en cassant les prix. Et, de plus, ces acheteurs ne se soucient certainement pas du lien entre collecte-élevage et protection de la forêt.
Tout lot d'insectes régulièrement exporté est accompagné d'un permis (lequel n'est pas délivré spécimen par spécimen). Si le lot comporte des Ornithoptères, il faut le tampon CITES (un tampon comme celui de la poste, apposé pour le lot et pas pour chaque papillon).
Tout acheteur qui traite directement avec l'IFTA les obtient ; il revient à l'acheteur de s'en procurer une photocopie ou une attestation.
Les Ornithoptères sont inscrits à la CITES depuis 1977 : il est donc peu probable que des spécimens en papillote aient été capturés avant - sauf s'il s'agit d'espèces très rares. C'est à vous, acheteurs, de décider si vous fermez les yeux sur des mentions comme « capturé avant la CITES» ou si vous faites vos acquisitions en pensant à la conservation de la forêt.

[R]  Est-ce que les villageois ne pourraient pas protéger leurs forêts tout en gagnant de l'argent sans tuer quoi que ce soit ?

Certaines organisations mettent sur pied des marchés pour les produits de la forêt qui ne soient pas du bois d'oeuvre (vente de graines, de fruits, etc.) et dont la vente incite à la conservation des forêts tropicales. On met également en avant les bienfaits de « l'écotourisme ». Pourquoi ne pas promouvoir ces activités plus « acceptables » au lieu d'apprendre aux gens à tuer des animaux ?
D'une part, l'incitation à produire fruits et graines a été plutôt décevante. Les « jus de purs fruits de la forêt » mélangent banane, papaye et autres espèces qui proviennent essentiellement de vergers gagnés sur la forêt tropicale ! D'autre part, les forêts de P-N-G renferment très peu de graines et de fruits comestibles exploitables. C'est sans doute pourquoi les habitants ont abandonné il y a 4 millénaires la chasse et la cueillette pour l'agriculture. Et ces forêts insulaires n'ont historiquement hébergé que peu de gros animaux capables de disperser de gros fruits.
Et l'écotourisme ? Il est surestimé. Les études des spécialistes sérieux de la gestion conservatoire (8, 18, 19) concluent qu'il ne saurait assurer la préservation de la plupart des forêts tropicales : «seule une petite minorité des zones protégées attirent des nombres significatifs de visiteurs [...]. En particulier, la plupart des lieux en forêt humide ont un faible potentiel d'attractivité sur les touristes » (8).
A l'évidence, la forêt tropicale en déclin ne pourra être sauvée que par un ensemble de dispositifs originaux. Les divers peuples de la forêt sont face à des choix différents. Ils ont traditionnellement vécu de la chasse. Pour autant que les prélèvements ne sont pas excessifs, ils peuvent être orientés pour contribuer à la protection de la forêt. Sinon, des gens extérieurs, étrangers, peuvent imposer leurs vues quant à la façon de gérer la faune et la flore sauvages - une forme moderne de colonialisme.

Article repris de http://www.aa6g.org/Butterfly/pngletter.html traduit de l'anglais par A.F.


[R] Notes
(a) Les numéros entre parenthèse renvoient aux références bibliographiques en fin d'article [VU]
(b) NDLR : Reine Alexandra et Goliath sont des noms communs donnés par commodité, décalqués des dénominations vernaculaires en anglais respectivement Queen Alexandra birdwing et Goliath birdwing. Les noms scientifiques (latinisés sont seuls officiels et universels.
Chacun a (au moins) une page sur Internet : www.baghera.com/clasroom/casestud/butterfly.htm
http : //www.aa6g.org/lepidoptera.html
[VU]
(c) Image sur Internet : www.psu.edu/dept/beehive/gallery/balt.html [VU]


[R]  Références bibliographiques

(1) Myers N., 1988. Tropical forests and their species : going, going...? pp. 28-35. In : Biodiversity, ed. E.O. Wilson. Nat. Acad. Press, Washing., 521 pp. [VU]
(2) Independent State of PNG, 1975. Papua New Guinea Constitution, Part III, Basic Principles of Government, Division I, National Goals and Directive Principles, Port Moresby, PNG. [VU]
(3) Hutton A., 1983. Butterfly farming in Papua New Guinea. Oryx,19, 158-162. [VU]
(4) Clark P.B., Landford A., 1991. Farming Insects in Papua New Guinea. Int. Zool. Yearbook, 30, 127-131. [VU]
(5) Machlis G.E., Tichnell D.L.O., 1985. The State of the World's Parks : An International Assessment for Resource Management, Policy and Research. Westview Press, Boulder [VU].
(6) IUCN/UNEP/WWF, 1991. World Conservation Strategy : Living Resource Conservation for Sustainable Development. IUCN; UN Environ. Prog.; World Wildlife Fund. Gland, Switzer. 228 pp. [VU]
(7) Amoseli National Park : enlisting landowners to conserve migratory wildlife. Ambio, 11,302-310. [VU]
(8) Wells M., Brandon K., 1992. People and Parks : Linking Protected Area Management With Local Communities. World Wildlife Fund. US-AID. 99 pp. [VU]
(9) Morris M.G., 1983. Cashing in on the insect trade. Int. Agric. Dev., 3, 26-27. [VU]
(10) Pyle R.M., Bentzien M., Opler P., 1981. Insect conservation. Ann. Rev. Ent., 26, 223-258. [VU]
(11) Dethier V.M., MacArthur R.A., 1962. A field's capacity to support a butterfly population. Nature. [VU]
(12) Parsons M., 1990. Re-establishment of the Ornithoptera alexandrae (Lepidoptera: Papilionidae) conservation project. Unpubl. report on a World Bank Consul. in Papua New Guinea from 1-21 June 1990. Glendale, California, USA 62 pp.[VU]
(13) Shaw D.E., 1969. Conservational ordinances in Papua New Guinea. Biol. Cons., 2, 50-53. [VU]
(14) Parsons M., 1983. A conservation study of the birdwing butterflies, Ornithoptera and Troides (Lepidoptera: Papilionidae) in Papua New Guinea. Unpul. report to PNG Dept. Primary Industry. 112 pp. [VU]
(15) Mercer C. 1992. Survey of Queen Alexandra's Birdwing Butterfly on Managalase Plateau, Papua New Guinea. Proc. PNG Biol. Soc. 9 pp.  [VU]
(16) CITES, 1973. Convention on International Trade in Endangered Species of Wild Fauna and Flora. Special Suppl. to the IUCN Bulletin, 4(2), 35-40. March issue; reprinted April 1983. [VU]
(17) Orsak L.J., 1992. Saving the world's largest butterfly, Queen Alexandra's birdwing (Ornithoptera alexandrae). Unpubl. report to PNG Dept. of Environ. & Conserv. Waigani, PNG, 732 pp. [VU]
(18) African People, African Parks. An Evaluation of Development Initiatives as a Mean of Improving Protected Area Conservation in Africa. US-AIDS Biodiv. Support Programme, Conservation Int. Washington. 76 pp.  [VU]
(19) MacKinnon J.K., Child G., Thorsell J., 1986. Managing Protected Areas in the Tropic. IUCN, Gland, Switzer. 295 pp. [VU]


NDLR : on lira cet article, très accessible :
Neuville D, 1994. Les fermes à papillons : des outils pour la conservation. L'expérience des montagnes Arfak en Indonésie. Insectes, 94, 7-9. (revue publiée par l'OPIE).

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