Le Courrier de l'environnement n°25, septembre 1995  

mesures agri-environnementales et conservation des pelouses sèches : premier bilan en Seine-Maritime

Introduction
1. La Seine-Maritime, un département riche en pelouses sèches
2. Opérations locales et conservation des pelouses sèches
3. Caractéristiques des mesures agri-environnementales
4. Méthodologie d'enquête et premiers résultats
5. Vers une intégration des objectifs de conservation dans les systèmes d'exploitation
En conclusion

Références bibliographiques


Le contenu de cet article a été exposé en partie au Forum des gestionnaires " La gestion des milieux herbacées : une exigence croissante pour la protection de la nature ", réuni au ministère de l'Environnement à Paris, le 31 mars 1995.

[R] Introduction

Dans le Nord-Ouest de la France, les pelouses sèches sont des formations végétales herbacées agronomiquement pauvres qui occupent principalement des substrats calcaires. Ces milieux semi-naturels sont également caractérisés par un climat local avec une période sèche plus ou moins longue. Exploitées depuis le néolithique pour l'élevage (ovin, bovin) et les cultures (céréales, vignes), les pelouses sèches sont abandonnées par l'agriculture depuis les années 1950. En l'absence d'exploitation, elles s'enfrichent, avec à terme une disparition des espèces méridionales inféodées aux situations ensoleillées. En conséquence, ces milieux qui ont fait l'objet de nombreuses études typologiques (Wolkinger et Plank, 1981), sont maintenant le siège d'expériences de gestion pour conserver leur biodiversité (Arlot et Hesse, 1981; Duvigneaud et al., 1982; NCC, 1982). Ces expériences se sont notamment concrétisées par la mise en place de systèmes de pâturage extensif ovin (Maubert et Dutoit, 1995).
Morcelées et isolées dans des trames paysagères variées (bocage, open-field, milieu urbain), les pelouses sèches ne peuvent être entièrement acquises ou gérées par les conservateurs de milieux naturels (réserves naturelles, conservatoires des sites). Il est donc de plus en plus souvent fait appel aux exploitants agricoles comme partenaires pour la gestion (convention de gestion, contrat de prestataire de services). Ce prolongement du travail de l'agriculteur pour l'aménagement de l'espace doit alors faire l'objet de compensations car les objectifs de conservation sont incompatibles avec le développement d'une exploitation intensive. Les mesures agri-environnementales mises en place par la CEE en 1992 peuvent alors constituer un outil intéressant pour relier ces deux problématiques. Il est cependant important de connaître la compatibilité d'application des mesures avec les contraintes d'exploitation agricole et les objectifs de conservation biologique. Au regard des résultats obtenus en Seine-Maritime, un premier bilan peut être dressé.

[R] 1. La Seine-Maritime, un département riche en pelouses sèches

Les pelouses sèches de Seine-Maritime occupent les coteaux crayeux de la vallée de Seine, de ses affluents et les rebords de la cuesta du pays de Bray. Ces formations sont particulièrement riches en espèces végétales et abritent 36% des taxons protégés régionalement en Haute-Normandie. Les pelouses sèches constituent également des milieux à protéger en priorité avec 23% des sites classés en " zone naturelle d'intérêt écologique, floristique et faunistique " (ZNIEFF). Au Moyen Age, les pelouses de Seine-Maritime étaient exploitées pour l'élevage de parcours ou la culture de la vigne (Dutoit et al., 1994). Aujourd'hui, ces activités sont abandonnées et les pelouses relictuelles sont de plus en plus isolées dans des paysages urbains (agglomération de Rouen), céréaliers (pays de Caux) ou bocagers (pays de Bray). En 1994, le conservatoire des sites naturels de Haute-Normandie (CSNHN) a mis en place une opération originale de reconstitution d'un parcours pastoral sur les pelouses péri-urbaines de Rouen (Pacary, 1995). Cette expérience adaptée à un contexte particulier ne peut pas être généralisée à l'ensemble des sites. En effet, en zone rurale, de nombreuses pelouses sont encore exploitées pour l'élevage (Alard et al., 1994). La mise en place des mesures agri-environnementales dans deux " pays " contrastés de la Seine-Maritime (pays de Bray et boucles de la Seine) constitue alors un excellent moyen d'évaluer les collaborations possibles avec le monde agricole pour la conservation des pelouses sèches.

[R] 2. Opérations locales et conservation des pelouses sèches

2.1. Le pays de Bray

Le pays de Bray correspond à un vaste anticlinal dissymétrique qui sépare la Haute-Normandie de la Picardie (fig. 1). C'est une région naturelle très individualisée, non seulement de par la nature du sol, mais aussi de par son agriculture. Le paysage qui en découle représente une exception aux openfields du Nord de la France. Avec ses bois, ses prairies permanentes, ses haies vives et ses fermes implantées isolément, le Bray constitue un " îlot de bocage " (Frileux et Girard, 1985). L'exploitation agricole de cette région a toujours été dominée par l'élevage ; cependant, depuis 1979, on observe un recul modéré de la surface toujours en herbe et du troupeau bovin. Les cultures fourragères restent stables, mais on peut noter un accroissement des superficies consacrées aux cultures de vente (Fruit, 1991).

Figure 1. Localisation des opérations locales concernant les pelouses sèches en Seine-Maritime

Dans cette région, les pelouses sèches sont très nombreuses et de petite taille. Elles occupent principalement les rebords de la cuesta (Neufchâtel, Neufmarché) et les buttes témoins (Mont-Sauveur). Elles se distinguent par un cortège floristique plus pauvre que celles de la vallée de Seine, notamment en espèces thermophiles. La nature marneuse de la craie du Turonien permet cependant la présence d'espèces végétales très originales comme la parnassie des marais, habituellement présente dans les prairies humides ou les tourbières. Contrairement aux autres pelouses du département, la pérennité de l'exploitation pour l'élevage a permis le maintien de populations importantes d'espèces typiques des pelouses sèches dont certaines sont protégées en Haute-Normandie. En conséquence, sur les 200 ha de pelouses recensées pour le pays de Bray, 11 sites de pelouses ont été classés en ZNIEFF, soit une superficie approximative de 100 ha.

Pelouse calcaire pâturée dans le pays de Bray D. Alard del.

Jadis exploitées en communaux, de nombreuses pelouses ont été cultivées sporadiquement après la Révolution. Devant les faibles rendements obtenus, toutes ces terres sont cependant retournées à la prairie au début du XXe siècle. Aujourd'hui les surfaces de pelouses font l'objet d'exploitations diverses, du maintien du pâturage (60%) à l'abandon agricole (25%) en passant par la conversion en labours (10%) ou en bois (5%). 74% des pelouses pâturées le sont par des bovins (Neufchâtel, Neufmarché), 23% par des ovins (Mont-Sauveur) et 3% par des équins (fig.2). Le pâturage est souvent tournant avec une ou deux exploitations dans l'année. Le chargement annuel dépasse rarement 1 UGB (unité gros bétail)/ha.
L'opération locale mise en place dans le pays de Bray vient conforter les mesures classiques de l'opération groupée d'aménagement foncier (OGAF) menée entre 1990 et 1992. Cette opération locale résulte du règlement CEE n°2078/92 qui codifie dans un même texte toutes les mesures agricoles à caractère environnemental (article 19, prime à la vache tondeuse, etc.). Dans le pays de Bray, cinq mesures sont mises en oeuvre dans un but d'entretien des paysages : maintien du pâturage extensif dans les prairies humides et les coteaux calcaires, entretien des rivières, des haies et des vergers.

2.2. Les boucles de la Seine

Entre Rouen et Le Havre, la vallée de Seine présente un paysage original marqué par les méandres de la Seine et les falaises calcaires abruptes qui la bordent au nord comme au sud. Contrairement au pays de Bray, l'agriculture est de plus en plus dominée par les cultures aux dépens de l'élevage traditionnel. Les boucles de la vallée de Seine constituent également un patrimoine paysager important qui attire chaque année de nombreux touristes.
Pour le département de Seine-Maritime, en aval de Rouen, les pelouses se limitent principalement à deux grands ensembles (fig. 1), l'un dans la boucle de Roumare (coteaux d'Hénouville, 30 ha), l'autre sur la rive nord de l'estuaire entre Tancarville et Le Havre (coteaux du Hode-Saint-Vigor d'Ymonville, 100 ha). Ces deux ensembles sont classés en ZNIEFF. Outre certaines espèces rarissimes et protégées en Haute-Normandie, ces pelouses abritent également des espèces en limite nord-ouest de leur aire de répartition. C'est notamment le cas de l'anémone pulsatille sur les coteaux d'Hénouville (Liger, 1952). Si les pelouses de ce dernier site ont été cultivées jusqu'au début du XIXe siècle (vignobles, blé, sainfoin, etc.), les pelouses de Saint-Vigor d'Ymonville ont, quant à elles, surtout connu un passé de communal. Contrairement aux pelouses du pays de Bray, toutes les pelouses des boucles de la Seine sont aujourd'hui abandonnées de toute exploitation agricole depuis les années 1960.
L'opération locale des boucles de la Seine fait suite à une OGAF Agriculture-Environnement mise en place pour les zones humides depuis 1992. Elle complète cette dernière opération en intégrant les coteaux calcaires dans les zones éligibles pour des aides au maintien du pâturage extensif. Ses objectifs principaux sont le maintien du pâturage extensif dans les prairies humides et les coteaux calcaires, la reconquête des vergers haute-tige et la rénovation du bocage.

[R] 3. Caractéristiques des mesures agri-environnementales

Pour les deux opérations locales, les conditions d'éligibilité et les cahiers des charges définissant les mesures en faveur des pelouses sèches sont identiques. Les agriculteurs pouvant bénéficier des mesures doivent être âgés de moins de soixante ans et s'engager pour une période de cinq ans. Ils doivent soumettre une surface minimum d'1 ha et leurs parcelles doivent être localisées dans le périmètre des opérations locales. Deux types de contrats sont proposés aux agriculteurs, ils sont caractérisés par les engagements suivants:

Place des pelouses dans les systèmes paysagers
D'après D. Alard (1990)

Contrat de base: maintien du pâturage extensif
- Maintien de la prairie naturelle (pâturage par des ovins, équins, caprins, équidés ou fauche) et interdiction de retournement.
- Fertilisation minérale, emploi de pesticides et d'herbicides, interdits.
- Chargement moyen annuel compris entre 0,5 et 1 UGB/ha.
- Maintien et entretien des éléments paysagers (arbres isolés, haies, etc..).
- Contrôle de l'embroussaillement des ligneux et des refus de façons mécaniques ou manuelles (au minimum 1 passage d'entretien sur 5 ans).
Le montant de la prime est de 500F/ha/an.

Option 1 : Restauration du pâturage extensif
L'engagement dans cette option nécessite une remise en état des prairies abandonnées.
- Débroussaillage lourd la première année avec intervention d'un tracteur muni d'un gyrobroyeur sur les parcelles les plus planes et intervention manuelle sur les parties les plus en pente. Toute utilisation de produits chimiques est exclue.
- Entretien par le pâturage et contrôle de l'embroussaillement par des moyens mécaniques ou manuels au cours des années suivantes.
Le montant de la prime est alors majoré de 600 F, soit 1 100 F/ha/an.

[R] 4. Méthodologie d'enquête et premiers résultats

La méthodologie employée pour la mise en place des mesures agri-environnementales a consisté en un recensement des sites potentiellement éligibles grâce à des recherches documentaires (photos aériennes, cadastre) et des données de terrain (relevés botaniques et entomologiques). Les exploitants agricoles ont ensuite été rencontrés individuellement (pays de Bray) ou lors de réunions locales organisées par la chambre d'agriculture de Seine-Maritime (boucles de la Seine). Les résultats de l'application des mesures agri-environnementales apparaissent très contrastés entre les deux opérations locales. Dans le pays de Bray, de nombreux agriculteurs se sont engagés pour les deux types de contrats proposés. Au contraire, dans les boucles de la Seine, aucun agriculteur n'a manifesté d'intérêt pour ce type de mesures.
Dans le pays de Bray, 14 exploitants se sont prononcés favorablement pour l'établissement d'un dossier. Ceci représente 40% (75 ha) de la surface totale des pelouses recensées. Pour le reste, 21% des surfaces continueront à être pâturées sans aides, 20% restant abandonnées, 5% boisées, 11% labourées et 3% seront gérées par le CSNHN (fig. 2).

Devenir des pelouses sans gestion conservatoire
D'après D. Alard (1967).

Pour l'ensemble des dossiers, 43% (32 ha) seront traités en contrat de base et 57% (43 ha) en option 1. Dans la plupart des cas, des contrats ont pu être établis lorsque les pelouses faisaient encore l'objet d'un pâturage extensif. Les arguments invoqués pour le rejet des mesures sont les suivants :
- Rénovation ou construction d'une clôture ;
- Pelouses de petites tailles, éloignées de l'exploitation (problèmes de manutention et de vol) ;
- Interdiction d'emploi d'herbicides pour les refus (chardons) ;
- Interdiction d'épandage de fumier ;
- Retrait d'animaux pour entrer dans la fourchette du pâturage extensif ;
- Mesures incompatibles avec une conversion récente dans l'utilisation des parcelles (boisement, labour).

Dans les boucles de la Seine, outre les arguments précédents, d'autres objections ont été formulées :
-Impossibilité de restaurer de vieilles prairies abandonnées avec des pressions de pâturage faible ;
- Surveillance des animaux du fait de la fréquentation touristique (ouverture régulière des clôtures sur les parcelles en bordure des chemins de grande randonnée) ;
- Impossibilité de contrôler les rejets arbustifs après débroussaillage avec une charge faible ;
- Impossibilité d'utiliser des vaches allaitantes sur des pentes trop abruptes (risque de foulure).

Pelouse de La Montagne, Nesle-Hodeng, pays de Bray D. Alard del.

Figure 2. Utilisation agricole des pelouses sèches du pays de Bray avant et après la mise en place de l'opération locale

[R] 5. Vers une intégration des objectifs de conservation dans les systèmes d'exploitation ?

Les résultats obtenus pour les deux opérations locales montrent bien les limites d'application des mesures agri-environnementales. Ces mesures s'avèrent très adaptées pour le maintien d'activités agricoles d'élevage dans des régions où ce type d'exploitation est encore dominant. Cependant, il faut noter que les primes offertes sont insuffisantes pour la reconquête de prairies abandonnées depuis de nombreuses années (Dutoit, 1994). De même, elles ne permettent pas de compenser les pertes de production consécutives à une conversion du système d'élevage vers l'extensif. Les mesures agri-environnementales doivent donc être considérées comme un outil de maintien du pâturage extensif dans des zones où cette activité est en déclin. A terme (5 années), se pose donc le problème de leur prolongement par d'autres mesures incitatives...
Concernant l'aspect écologique, les mesures agri-environne-mentales sont en phase avec les priorités de conservation biolo-gique. Les pelouses sèches les plus diversifiées sont, en effet, celles qui sont encore actuelle-ment exploitées de fa-çon exten-sive (Dutoit et Alard, 1995). De même, il y a adéqua-tion entre les systèmes d'ex-ploitation et les objectifs de conservation. Les pelouses sèches ont une pro-ductivité vé-gétale très faible. Bien souvent, le système d'élevage rencontré consiste donc en un pâturage tournant avec deux exploitations où les animaux sont retirés avant la phase de raclage. Il en résulte des périodes sans pâtu-rage, favorable à la floraison de nombreuses espèces végétales (Maubert et Dutoit, 1995). Ces périodes d'abandon constituent également une mesure de prophylaxie, de nombreux parasites ne pouvant pas survivre à l'absence prolongée de leur hôte.

Figure 3. Organigramme décisionnel d'orientation de la gestion des pelouses sèches
en fonction des données écologiques et contextuelles
D'après Dutoit et al., 1994

La nécessité de maîtriser l'embroussaillement a souvent été présentée par les exploitants comme une contrainte rendant la pratique du pâturage extensif impossible. Dans ce cas également, des convergences peuvent exister entre objectifs de conservation et contraintes d'exploitation. Le débroussaillage ne doit pas conduire forcément à la création d'une pelouse uniforme. Les fourrés possèdent en effet de nombreux rôles écologiques comme ceux de fournir le gîte et le couvert à beaucoup d'espèces d'insectes, d'oiseaux et de mammifères (gibier). De même, le maintien de haies dans les zones de rupture de pente permet de piéger les nitrates épandus sur les cultures des plateaux. Après une phase de débroussaillage, les rejets peuvent être éliminés, soit par l'utilisation d'ovins de race rustique (Solognot, Est à laine Mérinos, Boulonnais, Mergelland, etc.), soit par la mise en place d'un système où les animaux sont concentrés sur les surfaces débroussaillées (enclos électrique mobile). Dans de nombreux cas, le contrôle des rejets à la débroussailleuse ou au gyrobroyeur s'avère être un complément efficace du pâturage pour faire régresser la broussaille.

[R] En conclusion

En l'absence d'une politique volontariste pour la valorisation des produits provenant d'exploitations de type extensif, des mesures incitatives devront être continuellement proposées pour que l'agriculteur puisse continuer à entretenir des milieux à forte valeur biologique, issus d'activités agricoles traditionnelles multi-séculaires. Si les mesures agri-environnementales s'avèrent particulièrement adaptées au maintien d'un certain type de pâturage, elles ne peuvent cependant concerner que les régions où les exploitants agricoles pratiquent encore l'élevage extensif et peuvent s'engager à respecter les contraintes des cahiers des charges. Au contraire, dans des zones orientées vers d'autres types de production, y compris vers l'élevage intensif, ces mesures sont insuffisantes. Les conservateurs de milieux naturels doivent alors faire appel à d'autres types de mesures incitatives (retrait de la parcelle à long terme) ou à leur propre système de gestion, comme dans le cas des sites péri-urbains ou pour ceux localisés dans des zones en cours de déprise agricole généralisée (fig. 3).
Il est évident que tous les sites de pelouses sèches ne pourront être gérés par les conservateurs de milieux naturels et n'avoir pour seule vocation que la conservation des espèces. Un partenariat entre agriculture et conservation de la nature demeure possible si les protagonistes de chaque parti sont en mesure de faire des concessions l'un vers l'autre en vue d'intégrer certains objectifs de conservation biologique aux objectifs de production et aux systèmes d'exploitation n.

Cette étude a été financée par la DIREN de Haute-Normandie et réalisée sous l'égide du conservatoire des sites naturels de Haute-Normandie.


Transect paysager dans la boucle de la Seine (Hénouville) J. Bardat del.

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