Le Courrier de l'environnement n°39, février 2000

Le coût de la gestion courante des principaux milieux naturels ouverts

Méthode générale de travail
Intervention des agriculteurs : un coût marginal généralement assez faible
Coût de gestion hors contexte agricole : un coût fortement dépendant des travaux entrepris et des conditions de terrain
Principales conclusions

Encadré 1  
Encadré 2  


Les milieux naturels occupent une place de plus en plus grande dans les politiques nationale et européenne de l'Environnement. La gestion écologique de grands espaces préservés dans le cadre de la mise en œuvre de la directive Habitats, la dimension environnementale de l'agriculture révélée par les contrats territoriaux d'exploitation, la nouvelle loi d'orientation de l'aménagement du territoire sont autant de nouvelles impulsions tournées vers l'aménagement durable et la protection de la nature. De telles approches nécessitent l'utilisation de références technico-économiques fiables et utilisables par tous afin de définir les volants financiers nécessaires à leur mise en œuvre : combien coûte le débroussaillage d'un coteau calcaire abandonné depuis de nombreuses années, quel budget prévoir pour l'entretien de prairies alluviales, etc. ?
Jusqu'à ce jour, très peu de documents apportent cette aide aux gestionnaires d'espaces naturels (collectivités, associations…) et aux administrations pour déterminer de manière prospective ces coûts que ce soit pour des opérations précises ou pour des évaluations globales.
C'est pourquoi Espaces naturels de France, avec l'appui technique de la Société centrale d'aménagement foncier rural, bureau d'étude rattaché à la Fédération nationale des SAFER, travaille depuis 3 ans sur la mise au point de référentiels sur le coût de l'entretien des milieux ouverts dans le cadre d'un programme LIFE Environnement. (voir encadré ci-dessous).

[R] Méthode générale de travail

Deux niveaux de coût de gestion peuvent être définis : le coût apparent ou sensu stricto correspond au coût de l'opération de terrain : il s'agit, par exemple, du coût de l'intervention d'une entreprise. A ce coût, doit être ajoutée une partie des charges non opérationnelles du gestionnaire : salaire du personnel administratif, charges de structure…On définit alors le coût réel de l'opération. L'évaluation de ces charges est très dure à mettre en œuvre, étant donné la diversité des intervenants (syndicats, communes, associations, état…). On peut cependant l'estimer entre 10 et 25% du coût sensu stricto.
L'étude a porté sur l'évaluation du coût sensu stricto de la gestion courante. Deux grands axes de travail ont été définis suivant que le travail de gestion est réalisé dans le cadre d'une exploitation agricole ou non.
Lorsque le travail est réalisé par un agriculteur, le coût de gestion écologique est un coût marginal. Il est égal au manque à gagner ou au surcoût dû à l'adaptation du système de production aux contraintes écologiques des parcelles concernées. Six types de cahiers des charges ont été analysés. Ils correspondent aux principaux volets développés dans le cadre des opérations locales agri-environnementales :
- retard de fauche : il permet d'éviter les interventions durant les périodes sensibles du cycle de reproduction des espèces animales et végétales (période de floraison, de ponte…) ;
- fauche des refus : elle limite le développement d'espèces végétales envahissantes délaissées par les troupeaux ;
- pâturage interdit - fauche obligatoire : cette contrainte est intéressante pour les sites sensibles au pâturage (piétinement, espèces patrimoniales appétentes…)
- maintien des surfaces en herbe ;
- fertilisation interdite : beaucoup d'espèces végétales de grand intérêt disparaissent à mesure que le sol est enrichi en éléments minéraux ;
- diminution du chargement animal : une pression de pâturage trop élevée provoque un appauvrissement, une banalisation de la flore par piétinement et abroutissement excessifs.
Chaque cahier des charges a été analysé et des modalités de calcul des coûts ont été définies. L'ensemble des références bibliographiques existantes ont été utilisées pour définir des coûts moyens :
- étude du CEMAGREF (1) et cahiers des charges des opérations locales ;
- barèmes d'entraide (évaluation des coûts horaires d'utilisation des matériels) ;
- références des chambres d'agriculture (calcul d'un prix de référence pour les fourrages) ;
- tables INRA (valeurs fourragères) ;
- statistiques du ministère de l'Agriculture et de la Pêche(rendement des différentes cultures et itinéraires techniques moyens)
Lorsque le travail est réalisé dans un contexte non agricole (entreprise, régie d'une association…), le coût de gestion sensu stricto correspond au coût global de l'opération réalisée sur le terrain. Il se décline alors de la manière suivante : coût = coût horaire x temps de travail.
Pour modéliser ces deux paramètres fondamentaux (temps et coût horaire), le travail a été réalisé suivant le schéma indiqué ci-contre (fig. 1) :
Les facteurs pouvant influencer directement les coûts de gestion ont été répertoriés et synthétisés sur des fiches de recueil de données :
- type d'opération ;
- type d'écosystème ;
- conditions de terrain : pente, portance… ;
- matériel utilisé, etc.
En parallèle, un important réseau de gestionnaires a été mis en place afin de collecter ces informations (Conservatoires d'espaces naturels, réserves naturelles, conseils généraux, parcs naturels régionaux et Conservatoire du littoral). Ainsi, 233 opérations de gestion, totalisant environ 25 000 heures de travail, ont été collectées sous forme de fiches standardisées.
Ces données ont alimenté des modèles d'analyses statistiques :
- analyses de variance pour déterminer des référentiels de temps de travaux ;
- calcul de moyennes pour les coûts horaires matériels et humains.
L'analyse a porté sur quatre grands types de milieux ouverts : les pelouses, les landes océaniques, les prairies inondables et les tourbières et marais, en considérant 4 types de travaux : la fauche, le pâturage, le débroussaillage et le bûcheronnage.

Tableau I. Résultats économiques des productions d'herbe et de maïs-ensilage
Maïs-ensilage PrairieProduction d'herbe PrairieProduction de foin
Rendement (t de MS/ha) (1) 11,2 5 5
Prix de fourrage (F/t de MS) (2) 439 401 372
Produit brut (F/ha) 4 920 2 010 1 860
Charges proportionnelles (F/ha) (3) 1 250 - -
Marge brute (F/ha) 3 670 2 010 1 860
Coût d'implantation (F/ha) (3) 540 - - Manque à gagnerherbe à maïs

Charges de mécanisation (F/ha) (3) 1 210
500
600
Résultat pour la première année d'implantation (F/ha) 1 920
1 510
1 260
410
Résultat les années suivantes (F/ha) 2 460
1 510
1 260
950

1 € = 6,56 F 1 F = 0,15 €

(1) Le rendement moyen est déterminé à partir des références du SCEES (Service central des études et enquêtes statistiques du ministère de l'Agriculture).
(2) Le prix des fourrages a été calculé à partir du travail réalisé par la chambre d'Agriculture d'Ille-et-Vilaine sur l'évaluation du prix du maïs ensilage. On détermine un prix constant pour une unité fourragère. Les correspondances entre fourrages indiquées par les tables INRA permettent donc la détermination d'un prix pour l'herbe, le foin et l'ensilage d'herbe ou de maïs.
(3) Les charges de mécanisation sont déterminées à partir des barèmes  d'entraide

[R] Intervention des agriculteurs : un coût marginal généralement assez faible

Exemple de cahier des charges : maintien des surfaces en herbe

Tous les cahiers des charges ne peuvent pas être traités en détail dans cet article. Seul le maintien des surfaces en herbe au détriment du maïs ensilage est abordé.
Afin de déterminer le manque à gagner d'un exploitant à qui on propose de préserver une prairie permanente au détriment de cultures plus intensives, il est tout nécessaire d'évaluer les résultats économiques moyens des prairies et du maïs. Dans le tableau I (ci-après), est uniquement présentée la comparaison finale. Des calculs intermédiaires ont été fait afin de calculer par exemple le prix d'implantation de la culture (retournement de la prairie et travail du sol).

Tableau récapitulatif
Tableau II . Évaluation du surcoût ou manque à gagner pour un agriculteur en fonction des différents cahiers des charges
Pas de pâturage initial -Fauche avec évacuation Coût de la fauche = temps de travail x coût horaire+ Coûtd'évacuation= temps de travail x coût horaire -
Gain de fourrage=
rendement x prix du fourrage
550-1400F/ha
Fauche tardive Retard de fauche et maintien du nombre de coupes Coût de baisse de qualité du foin remplacé par du blé 300-1000F/ha
Réduction du nombre de coupes Coût de baisse de quantité de foin = rendement x prix du fourrage 530-630 F/ha
Maintien des surface
en herbe
Maintien de STH à la place de prairies temporaires Marge brute de la prairie temporaire - Marge brute de la prairie naturelle - Coût d'implantation de la temporaire 450-550 F/ha
Maintien de STH à la place de maïs fourrage Marge brute du maïs fourrage - Marge brute de la prairie naturelle - Coût d'implantation du maïs fourrage 400-700 F/ha la 1ère année d'implantation950-1 200 F/ha les années suivantes
Maintien de STH à la place de cultures de ventes Marge brute des cultures de ventes - Marge brute de la prairie naturelle - Coût d'implantation des cultures de ventes 0-450 F/ha les années après la 1ère année d'implantation
Pas de fertilisation sur prairies Arrêt de la fertilisation Coût baisse de quantité de foin = baisse rendement x prix du fourrage- gain sur le poste engrais - gain sur le poste mécanisation 260 F/ha
Diminution du chargement animal Réorganisation du plan de pâturage Temps de travail supplémentaire 70-120 F/ha par rotation supplémentaire
Retrait partiel des animaux excédentaires Coût alimentaire/UGB/jour x Baisse de chargement x Nombre de jours de retrait 4 à 7 F/UGB/jour
Retrait complet des animaux excédentaires Perte de marge brute par UGB retiré 2 000 à 3 000 F/UGB/an

1 € = 6,56 F 1 F = 0,15 €

Tableau III. Temps destravaux pour les opérations de gestion des pelouses sèches (en h/ha)
ND : non déterminé Type de sous-tâches
Coupe Conditionnement évacuation
Opération
de gestion
Type de matériel
Conditionsde terrain
1
2
1
2
1
2
Fauche




manuel



semi-motorisé
agricole
Pente nulle à
moyenne
Pente forte
à très forte

29,0

47,0

6,0
5,0
14,0

19,5

2,0
4,0
27,5

27,5

ND
7,5
0,0

0,0

ND
6,5
29,5

29,5

ND
8,5
0,0

0,0

ND
4,0
Débroussaillage






manuel




semi-motorisé
agricole
spécialisé
Pente nulle
à moyenne
Pente forte
à très forte



34,0

55,0


28,0
5,5
8,0
12,0

16,5


22,0
5,5
7,5
31,5

31,5


ND
ND
ND
0,0

0,0


ND
ND
ND
16,0

16,0


ND
32,5
ND
0,0

0,0


ND
2,0
ND

1 : temps homme ; 2 : temps machine.

Les 6 cahiers des charges ont été analysés de la même manière afin d'apporter aux gestionnaires des références générales et des méthodes de calcul permettant d'approcher au plus près les coûts de gestion en fonction du contexte local.
Dans la majeure partie des adaptations, le coût induit est assez faible et est souvent inférieur à 1 000 F/ha (152 €)avec une moyenne située entre 200 et 800 F/ha (30 et 122 €). Comme nous le verrons dans le paragraphe suivant, le maintien des agriculteurs est très intéressant à promouvoir d'autant plus, bien sûr, que cela permet le maintien d'un tissu économique rural fort en considérant l'ensemble des filières concernées en aval comme en amont.

[R] Coût de gestion hors contexte agricole : un coût fortement dépendant des travaux entrepris et des conditions de terrain

Opérations mécanisées
Les analyses de variance ont permis l'élaboration de modèles d'estimation des temps de travaux en fonction du milieu, des matériels utilisés et des conditions de terrain. Dans le tableau III (ci-dessus), sont présentés l'ensemble des résultats pour la fauche et le débroussaillage des pelouses sèches (temps de travaux en h/ha).
Pour les zones humides (tourbières, marais et prairies inondables), l'analyse a mis en évidence l'influence de la portance sur les temps de travaux pour l'ensemble des opérations de gestion.
Le type de milieu et les conditions de terrain ont une forte influence sur le temps de travail comme l'indique le graphique de la figure 2 (ci-dessus). Pour une même opération de fauche manuelle avec exportation, les temps varient du simple au double suivant les conditions de réalisation ou le milieu concerné.
Il en est de même avec les travaux mécanisés. Ainsi, une fauche de marais avec un matériel à pneus basse pression peut prendre de 2 à 6,5 heures par hectare suivant les conditions de portance. (Voir encadré Validité des résultats en fin d'article)


Figure 2. Temps de travaux pour les principaux travaux manuels

Cette forte variabilité des temps de travaux se répercute sur les coûts de gestion d'autant plus que suivant le matériel utilisé et le type d'intervenant, les coûts horaires sont aussi très variables.
En standardisant les coûts horaires d'intervention (salaire des techniciens fixés à 69 F/h (10,5 €) et coût matériel fixé d'après le recueil et par barème d'entraide), les coûts peuvent varier de 1 000 F/ha (152 €) dans les meilleures conditions à plus de 14 000 F/ha (2 134 €) pour les opérations les plus longues (fauche manuelle de tourbières peu portantes par exemple). On peut situer une moyenne de coût d'intervention entre 3 000 et 5 000 F/ha (460 et 760 €).
En considérant les coûts moyens observés lors du recueil d'expériences, on constate que les travaux manuels sont généralement moins chers du fait d'un coût horaire humain peu élevé (bénévoles, Contrats Emploi Solidarité).
Comme les travaux ne sont pas réalisés annuellement, il est nécessaire en fonction de leur durée de rotation d'annualiser leur coûts définis précédemment.
On obtient un coût annualisé de gestion compris généralement entre 1 000 et 2 000 F (152 et 305 €) par hectare. Ce coût est un peu plus élevé pour les prairies inondables ayant une forte dynamique végétale et devant ainsi être plus souvent fauchées.
Lorsque la gestion courante est bien établie sur un site, elle peut se réduire uniquement aux opérations de fauche ou de débroussaillage (pour les landes par exemple).
Le coût de gestion revient alors au coût annualisé de fauche soit environ 600-700 F/ha/an (100 €)

Figure 2. Temps de travaux pour les principaux travaux manuels

Pâturage
24 expériences de gestion par pâturage ont été recueillies (étant entendu qu'il s'agit d'expérience de gestion écologique de milieux naturels avec des animaux rustiques). On constate une forte variabilité des coûts de pâturage due à des contextes et des modes de surveillance fort variés. Pour les animaux conduits en enclos fixe, en prenant un coût horaire humain au SMIC et en tenant compte des différentes charges intermédiaires (soins, apport de fourrage…), le coût moyen est de l'ordre de 1 000 F/ha (152 €). Le produit constaté moyen étant de 350 F/ha (53 €) (vente d'animaux en vif ou pour la filière viande), on a un coût moyen de gestion de l'ordre de 650 F/ha (100 €). Pour les pâturages itinérants avec berger, le coût est plus important. Cependant, ce type de gestion généralement mené sur pelouses sèches a un rythme de retour de 3 à 5 ans. Ceci implique des coûts de gestion annualisés du même ordre que le pâturage fixe. L'échantillon analysé montre que les cas de pâturage fixe avec un faible suivi peuvent être autosuffisants financièrement. Il faut pour cela que le gestionnaire s'intègre dans une filière économique courte de vente des animaux surnuméraires (gestionnaire, loisir, boucherie).

Figure 3. Coût comparé de différents travaux de gestion
En grisé : tourbières ; en noir : pelouses

Tableau IV. Coûts de gestion annualisés par milieu et niveau de mécanisation

[R] Principales conclusions

Investir à bon escient
Lorsqu'un gestionnaire travaille avec sa propre équipe de gestion, les acquisitions de matériel doivent être raisonnées en terme de durée annuelle d'utilisation (surface travaillée) et de temps d'amortissement (nombre d'années de mise en service). Un matériel sous-utilisé implique des frais d'amortissement importants et des coûts financiers rapportés à l'hectare travaillé prohibitifs. Dans un tel cas, l'intervention d'entreprises agricoles ou forestières ou encore l'utilisation en interne de plus petits matériels (motofaucheuse, par exemple) est préférable financièrement. Le choix devra se faire en fonction du contexte local et des possibilités d'intervention de chacun.
Globalement, le coût en régie pour des opérations fortement mécanisées (tracteur ou gros automoteur) est très souvent supérieur à celui facturé par un prestataire. Les surfaces travaillées sont trop faibles pour permettre une rentabilisation optimale. Financièrement, il est donc intéressant de mécaniser en interne les travaux récurrents et de travailler avec des entreprises pour les travaux plus occasionnels. Cette constatation doit être pondérée en fonction des calendriers de travail et de la disponibilité des entreprises (concomitance de la fauche des landes et des chantiers d'ensilage de maïs, par exemple).

Figure 4. Répartition moyenne des temps de travaux pour un pâturage fixe.

Pâturage ou fauche ?
Comme nous l'avons vu précédemment, l'annualisation du coût de la fauche donne des coûts moyens de l'ordre de 600 à 700 F/ha/an (100 €) (un peu plus élevé pour les prairies inondables où la fréquence de retour est plus importante). Contrairement à une idée souvent reçue, le pâturage n'est généralement pas moins cher à mettre en œuvre (non prise en compte des investissements de départ). Il revient donc aux scientifiques mettant en place la gestion des sites de choisir les moyens à mettre en œuvre en fonction des objectifs fixés par le plan de gestion.
Coût de gestion et externalités
Une étude récente menée par l'agence de l'eau Seine-Normandie(2) indique qu'une prairie alluviale d'un hectare a un pouvoir de dépollution équivalant à une station d'épuration d'un coût de fonctionnement annuel de plusieurs milliers de Francs. Le maintien et l'entretien de la prairie sont donc des moyens beaucoup plus économes que l'industrie de dépollution équivalente…

Figure 5. Influence de la durée annuelle d'utilisation de matériel en régie sur son coût :
cas d'un tracteur vigneron avec sa faucheuse.
En ordonnée : coût horaire en francs : flèche : rentabilité à partir de 600 ha, soit, par exemple, 60 ha de prairies inondables à faucher par an.

Dessins CB, d'après des photographies de l'auteur :
entretien mécanique en milieu sec et en milieu humide .


[R] Notes
(1) Dobremez et al., 1997: Contribution à l'évaluation des mesures agri-environnementales: analyse des conditions d'élaboration et de suivi des opérations locales agri-environnementales; expertise technico-économique de surcoût subis par les exploitations à partir de l'analyse du cahier des charges. Rapport final, CEMAGREF [VU]
(2) Laurans, Cattan, dubien, 1996. Les services rendus par les zones humides à la gestion des eaux: évaluation économiques pour le bassin Seine-Normandie. AscA, Agence de l'Eau Seine-Normandie.[VU]


[R] encadré1
Partenaires financiers :
- Union européenne via LIFE Environnement
- Ministère de l'aménagement du territoire et de l'Environnement (DATAR)
- Ministère de l'Agriculture
- Fédération nationale des SAFER

Partenaires techniques :
- Réserves naturelles de France
- Parcs naturels régionaux
- Conservatoire du littoral et rivages de France
- Assemblée des présidents de conseils généraux
- Association des maires de France


[R] Encadré 2

Validité des temps de travaux
La comparaison des temps de travaux observés et estimés indique un coefficient de détermination R² de 0,86. Le modèle d'estimation est donc très intéressant (R² = 1 est le résultats idéal où toute valeur observée est égale à la valeur calculée).
De plus, le modèle a été confronté aux données publiées par le CEMAGREF dans le cadre de son évaluation des mesures agri-environnementales. La comparaison indique un coefficient R² égal à 0,95 entre les deux sources de données. Les conditions de terrain et les caractéristiques du matériel sont donc prises en compte de la même manière dans les deux approches.

-en ordonnée : nombre d'heures par hectare SCAFR

Cependant, les temps de travaux ENF/SCAFR sont supérieurs de 20%. aux résultats du CEMAGREF. En effet, les parcelles prises en compte, la rigueur des plans de gestion et la relative adaptation des matériels impliquent des temps de travaux supérieurs aux temps de travaux optimums définis par le CEMAGREF.

[R]