Les Brèves du Courrier 
n°39 

Porc supportable, porc durable (ça va mieux sans l'odeur) ; Un peu dur à digérer (le plâtre est mortel) ; Mendiants et agressifs (les casoars) ; Péril urbain (les animaux de compagnie et leurs défécations) ; La fin des problèmes d'environnement (ce sera en 2022, après ou avant la sortie du Courrier n° 105 ?) ; Seconde chance (une éclipse de consolation) ; Bergers branchés (cyberfringues) ; Élevage multimédia (dindes disco) ; La maladie de la trompe molle (encore un péril alimentaire) ; La météorisation du tracteur (ça roule tout seul) ; Ils sèment un peu, beaucoup… (des PGM) ; Leçon de choses (la culture des enfants) ; Maturité (des melons) ; Douchabilité (cochons…) ; Entre chien et loup (M. Gao est confus) ; La flèche du temps ou le boomerang ? (le préfet et son tampon dateur) ; Cultures (vérité en deçà…) ; Marquage des mammifères (une invention du Courrier) ; Dé-solation (science du sol sans objet) ; Les grenouilles trinquent (tout se ligue !) ; Lutte bio (contre Erythoxylon coca : stupéfiant !).


ÉTATS-UNIS
Porc supportable, porc durable

Les problèmes des élevages de porc sont, par ordre décroissant d'importance pour le public, l'odeur, la pollution de l'eau, l'usage abusif d'antibiotiques et le peu d'attention apporté au bien-être des animaux. Des chercheurs texans travaillant à Lubbock font la promotion d'un " sustainable pork " (porc durable) élevé à l'air libre, sur prairie en enclos tournant. Au cours de sa vie, le bestiau parcourt successivement les secteurs d'un cercle tandis que l'herbe repousse là où il est passé. L'installation, inodore à l'usage, est moins chère à installer qu'une porcherie traditionnelle et coûte autant à faire fonctionner. Elle convient à des entreprises plus petites et à des entrepreneurs plus jeunes. Et l'image du cochon ainsi produit séduit les acheteurs…
D'après un communiqué du 3 décembre 1999 de la Texas Tech University lu sur Science Daily : www.sciencedaily.com

BELGIQUE
Un peu dur à digérer

Selon le parquet de Gand, 10 vaches laitières belges sont sans doute mortes d'avoir mangé un mélange de pulpe de betterave et de plâtre, fourni par une sucrerie de Moerbeke-Waas et " imaginé par du personnel de l'entreprise ", ce pour " raisons économiques ".
D'après l'AFP, lu sur actualinfo.com le 22 février 2000.

AUSTRALIE
Mendiants et agressifs

Un adulte de Casuarius casuarius Johnson peut mesurer plus de 2 m de haut et peser plus de 85 kg. L'oiseau, qui court à 50 km/h, possède à chaque patte un fort éperon de 12 cm bien pointu. Cet instrument contondant rend très très désagréable les coups de patte par lesquels il manifeste son antipathie atavique (cas de chiens attaqués) ou son impatience face à un randonneur qui ne lui donne rien dans le bec. Les casoars ont pris en effet l'habitude de se voir offrir de la nourriture de la main de promeneurs incapables de résister à la pulsion de nourrir les gentils/pauvres oiseaux que, non seulement, ils démotivent mais qu'ils attirent là où il y a des chiens et des voitures.
NDLR : jeter du grain sur la chaussée (vieille coutume nuptiale) attire directement les oiseaux sous les roues des autos.
D'après le New Scientist du 4 décembre 1999.

ÉTATS-UNIS
Péril urbain

Nashville, Tenessee. Dans quatre localités au nord de cette ville, Katherine Young (thésarde) et Edward Thackston (professeur) mesurent des quantités anormalement élevées de bactéries fécales ; avec un taux de staphylocoques élevé et de coliformes bas, indice d'une origine animale. Les égouts et installations d'assainissement ne présentent aucune anomalie. Les animaux de compagnie pullulent, la faune sauvage reste discrète et rare. Ce sont donc les premiers qui sont la cause principale de la pollution des eaux en zone urbaine. Et deux facteurs spécifiques aggravent le problème, énonce doctement notre professeur. D'une part, la densité des chiens-chats y est très supérieure à celle d'animaux de même taille dans un milieu naturel et, d'autre part, l'absence d'herbes hautes et de broussailles en ces lieux (trottoirs, parkings, voies de circulation) fait que les déjections sont entraînées dans les égouts avant leur décomposition. Bref, reste à mettre au point des méthodes pour bien séparer les pollutions d'origine humaine et celles d'origine animale de façon à ce que les édiles prennent en compte les seconds, soulignent nos universitaires.
D'après un communiqué de l'université Vanderbilt lu à www.vanderbilt.edu/news/news/dec99/nr3.html

PLANÈTE
La fin des problèmes d'environnement

2000 BF 19 - c'est son nom - s'écrasera peut-être sur la terre et (ou) écrasera ladite Terre en 2022. Ce corps pesant est un astéroïde de 300 à 700 m de diamètre. Selon les calculs du professeur Andrea Milani, il y a, dans l'état actuel des calculs, une chance sur un million que le numéro 105 du Courrier de l'environnement soit le dernier.
D'après une dépêche de l'AFP du 9 février 2000 lue sur www.actualinfo.com

PLANÈTE
Seconde chance

Plusieurs lecteurs ont raté l'éclipse totale de soleil qui a parcouru la France l'été dernier. Qu'ils sachent que nous avons trouvé pour eux une très belle consolation, une éclipse totale elle aussi, qui partira du sud de Madagascar, frôlera l'équateur et sera au milieu de sa course vers midi, puis ira se perdre au large de l'Argentine ! Il sera 13 h 35 TU et il ne vous aura pas échappé que le département des Affaires célestes de la ME&S (dir. Pierre Marsal, voir les recensions en Bibliographie) a choisi pour vous une éclipse en plein jour. Quel jour ? le 21 juin 2001.

FINLANDE
Bergers branchés

La firme Reina, associée au fabricant de portable Nokia, propose aux gardiens des troupeaux de rennes un anorak bourré d'électronique qui surveille les paramètres vitaux de celui qui l'a enfilé et alerte, s'il le faut, un centre de secours via le réseau GSM. En dehors de ce cas dramatique d'utilisation, les instruments cousus à ce vêtement renseignent sur la météo et sur les coordonnées du lieu (système GPS). Le prix : pas loin de 10 000 €.
Lu sur www.reina.fr

NDLR : le progrès faisait rage dans les cyberfringues à la charnière des XXe et XXIe siècles, divers systèmes envahissant la blouse du chercheur, la doudoune du campeur, la veste du pêcheur, la djellaba du fellah… Quant aux premiers stades de cette évolution, les anthropologues sont sur une piste : ils ont en effet retrouvé un petit transistor à piles et un sifflet dans la poche de ce qu'on pense avoir été le paletot d'un berger de la fin du XXe siècle

ROYAUME-UNI
Élevage multimédia

Michel Forbes, professeur, et Rachel Crowe, thésarde savent comment apaiser les dindes, animaux agressifs enclins à occuper leurs loisirs à donner des coups de bec au lieu d'engraisser tranquillement. Quelques cédérom suffisent. Et nos volatiles ne sont pas difficiles sur leur contenu
- Microsoft fait là jeu égal avec Linux et MacOS - vu que lesdits cédés sont pendus au bout d'une ficelle à hauteur de tête de dindonneau. Ca brille, ça bouge, ça les amuse et ça marche !
D'après Reporter du 6 décembre 1999 : www.leeds.ac.uk/reporter/444/s2.htm

ZIMBABWE
La maladie de la trompe molle

Les premiers individus atteints - paralysie de cet appendice les empêchant de manger, boire et communiquer avec leurs congénères - ont été vus en 1989 autour du lac Kariba. Pour Kurt Hostettmann, de l'université de Lausanne, ces troubles sont dus à une neurotoxine contenue dans une plante nouvelle dans le régime des animaux. Nouvelle car les éléphants, qui ont dû abandonner une grande part de leur habitat naturel, sont en surpopulation et sont obligés d'exploiter des ressources végétales inconnues d'eux.
D'après BBC News du 20 février 2000, news.bbc.co.uk/hi/english/sci/tech/default.stm

FRANCE
La météorisation du tracteur

Renault Agriculture, en collaboration avec le Centre national du machinisme agricole, du génie rural, des eaux et forêts (CEMAGREF) et le Laboratoire des sciences et matériaux pour l'électronique et l'automatique (LASMEA) met au point un tracteur automatique qui roule tout seul, à l'instar de nos modernes métros comme METEOR. Un système embarqué guidera l'engin à partir de données enregistrées, plan de la parcelle, largeur de l'outil, etc., rentrées au clavier ou lors d'une phase de démonstration, la machine répétant exactement le parcours que lui aura fait effectuer un tractoriste.
Il est précisé que de tels engins n'évolueront pas sans personne à bord mais que les futurs occupants de la cabine pourront se consacrer ainsi à augmenter " la qualité agronomique du travail ".
D'après Blé contact, n°119, décembre 1999.

ÉTATS-UNIS
Ils sèment un peu, beaucoup…

En 1999, plus de la moitié des emblavements en soja et un tiers de ceux en maïs ont été semés en variétés génétiquement modifiées. Le Farm Bureau estime que les producteurs de soja ont utilisé la variété Roundup Ready de Monsanto (tolérante à cet herbicide de Monsanto) plus (20%) que prévu et que beaucoup de producteurs médiocres ont été ainsi transformés en bons producteurs. Quand au maïs-Bt (résistant à la Pyrale du maïs), il aurait eu plus de succès si la pyrale s'était manifestée un peu plus (toujours selon la même source).
Pour l'an 2000, les intentions de semis des agriculteurs, relevées en janvier indiquent une baisse (-15 à -25%). Laquelle baisse traduit l'incertitude devant le maintien des débouchés pour les animaux nourris de ces soja et maïs transgéniques, que des distributeurs pourraient refuser craignant le rejet de la part de consommateurs…
D'après Agri US Analyse, n°56, janvier 2000.

EUROPE
Leçon de choses

INRA Deutschland a interrogé, pour le compte du Conseil européen des jeunes agriculteurs, 2 400 enfants (9 à 10 ans) des 15 États membres : les agriculteurs sont actifs (95%), gentils (78%), affectueux (72%) et plutôt âgés (65%) ; leur métier attirerait 29% des Finlandais mais 3% des Allemands ; le coton pousse sur les moutons (25%) et les bananes (de même que les olives et les oranges) poussent au Royaume-Uni et au Pays-Bas (17% à 25% des enfants de ces pays), etc. Quant au contact avec la production agricole, c'est au supermarché qu'il a lieu dans la plupart des cas.
D'après www.agrionline.com du 18 février 2000.

ÉTATS-UNIS
Maturité

Ce sujet, grave et qui nous touche ou nous touchera tous et toutes, a fait l'objet d'une brève dans cette incontournable rubrique : " Percussion " (Courrier n°37, août 1999).
Il s'agissait de la maturité des melons, estimée au moyen d'une machine à les tapoter. En l'an 2000, ce sont les bananes qui sont concernées, dans le cadre d'un programme de recherche conduit par des étudiants de l'université du Maine (à Orono), lesquels négligeant de les tapoter, à la main ou à la machine, tentent de mesurer les quantités d'oxyde d'éthylène qui s'en échappent en fonction du stade de maturation. Ceci pour savoir déterminer quand exactement les cueillir.
D'après Science Daily, du 28 janvier 2000 : www.sciencedaily.com

DANEMARK
Douchabilité

Soucieux de bien-être animal, le gouvernement social-démocrate - minoritaire - vient d'être mis en difficulté devant le parlement par l'opposition de centre-droit sensible aux difficultés économiques des producteurs de porcs. Les porcs danois sont plus de 20 millions (4 par habitant) et le pays en est le premier exportateur mondial. La loi ainsi bloquée ? Celle qui devait instaurer une douche obligatoire pour tous les individus de plus de 20 kg. Trop jeunes, trop nombreux, trop cher ont jugé les opposants qui ont fixé le seuil de douchabilité à 30 kg.
D'après une dépêche de l'AFP du 28 janvier 2000, lue sur afp.voilà.fr
PS : finalement, la loi des 20 kg est passée le 8 février 2000, mais les éleveurs ont 15 ans pour installer les douches.

CHINE
Entre chien et loup

Le Matin de Pékin rapporte que M. Gao, habitant de Pinggu (pas loin de Pékin), a dû, sur les conseils d'un " vieil homme plein d'expérience " remettre son chien au Bureau des animaux sauvages, l'animal, acheté comme chiot, s'étant révélé, ses dents poussant, être un loup.
NDLR : Ce n'est pas parmi nos pâtres montagnards qu'on trouverait des individus susceptibles de se laisser aller à confondre loup et chien.
Sur www.actualinfo.com, le 14 janvier 2000.

FRANCE
La flèche du temps ou le boomerang ?

Le préfet des Bouches-du-Rhône a signé un arrêté fixant au 31 janvier 2000 " la date de clôture de la chasse des espèces de gibier d'eau et d'oiseaux de passage " sous cette mention mi-imprimée, mi-tamponnée : " Fait à Marseille, le 25 FEV 2000 ".

ATLANTIQUE
Cultures

Deux résultats d'enquêtes tombent le même jour sur les écrans des internautes. D'une part, une enquête SOFRES (effectuée à la mi-décembre 1999 sur un échantillon de 1000 individus) publiée le 12 janvier 2000 indique en titre que " la majorité des Français pensent qu'il faut aider l'agriculture " et, plus loin dans l'exposé des résultats, que 77% sont persuadés que les nouvelles technologies comme celles relatives aux OGM " profitent principalement aux firmes multinationales qui les élaborent " tandis que 75% refusaient de consommer des aliments issus de plantes génétiquement modifiées (PGM). " Même si une agence indépendante et qualifiée pour la sécurité alimentaire émettait un avis favorable ".
D'autre part, d'après une enquête privée de l'American Farm Bureau, (faite en août 1999 et portant sur 1 002 consommateurs), la plupart des États-Uniens ont plus entendu parler des côtés négatifs que des côtés positifs des PGM ; plus de la moitié en approuve l'usage si le goût et la valeur nutritive des aliments sont améliorés et 73% sont pour des PGM qui permettraient de réduire l'emploi des pesticides. Un objectif qui ferait également admettre à la majorité un choix moindre et des prix plus élevés dans les magasins d'alimentation.
D'après actu.nomade.fr/html/fra/00012162035.afp8doc9anp et dailynews.yahoo.com/h/htm/20000111/SC/biotech_survey_1.html

ÉTATS-UNIS
Marquage des mammifères

Le citoyen Thomas W. Heeter, de Houston (TX 77022, États-Unis), a fait breveter (n° US 5878155) une méthode pour résoudre la très angoissante question de l'identification de l'internaute cyberconsommateur. Au moment de conclure la transaction, l'acheteur pose un appendice (il n'est pas précisé lequel) sur un scanner qui lit le tatouage porté sur l'appendice (à l'encre invisible, c'est indiqué noir sur blanc) et envoie le message au vendeur : " Tu peux débiter son compte, c'est lui " (traduction libre).
NDLR : ceci soulève la question des brevets (voir le n° précédent du Courrier) : une technique déjà au point pour les ruches, les vaches, les arbres, etc. serait une innovation une fois appliquée sur l'homme ? À coup sûr, et qu'on se le dise, l'invention du code barre identifiant, inscrit par génie génétique sur un animal, nous revient, à preuve la page 24 du n°14 du Courrier (juin 1991).
Lu sur IBM Intellectual Property Network (www.patents.ibm.com/)

ÉTATS-UNIS
Dé-solation

Puisque le bromure de méthyle - un pesticide efficace largement utilisé en traitement du sol en horticulture - contribue à l'élargissement du trou d'ozone, on va l'interdire (en 2005). Or, on ne dispose pas de substitut et il est très peu probable qu'on en invente d'ici là. Les parasites et pathogènes du sol vont devenir plus que gênants. Que faire ? Supprimer le sol. Les chercheurs de l'université de Floride travaillent, dans cette optique, à l'amélioration des techniques de culture hydroponique en plein air, où concombres, tomates et fraises pousseront sur un substrat de perlite enfermé dans un sac et humecté de solution nutritive : des procédés plus chers mais où la lutte contre les mauvaises herbes sera inutile et celle contre les ravageurs et les maladies du sol sans objet.
D'après UF News, du 20 janvier 2 000 lu à www.napa.ufl.edu

PLANÈTE
Les grenouilles trinquent

Depuis 1989, on observe des raréfactions massives de batraciens (grenouilles, crapauds, salamandres…) en Amérique centrale, dans les Rocheuses et en Australie. Et l'on recherche la cause de ce désastre touchant une classe entière d'animaux. En vain.
Récemment, l'équipe pluridisciplinaire réunie autour de James Collins (université d'Arizona, États-Unis) a mis en évidence deux causes majeures, un iridovirus (d'un groupe connu chez les insectes et les poissons) et un Chytride (champignon connu du sol, qui n'avait pas attaqué les batraciens jusque là). Ce qui ne fait que déplacer le problème. David Green, de son côté, voit dans ce déclin général l'expression unique de causes locales différentes, plus ou moins visibles, comme l'étalement urbain, la prédation par des animaux introduits, l'effet de polluants, (malformations, sensibilité accrue aux parasites), la destruction des habitats… sachant que même dans les milieux les plus sauvages en apparence les impacts des activités humaines se manifestent.
Le déclin des batraciens est d'un intérêt tout particulier, car il pourrait bien être un signe des modifications planétaires et globales survenues du fait des diverses activités de l'homme (le réchauffement anthropogène, notamment) et de ses déplacements (qui homogénéisent faune et flore). Homo sapiens ne peut plus être écarté par les écologues - et ce à toutes les échelles - des éléments majeurs et facteurs-clés des écosystèmes terrestres.
D'après le communiqué de presse de l'université d'état de l'Arizona du 14 février 2000, lu à clasdean.la.asu.edu/news/images/amphibian/ et la page www.cws-scf.ec.ca/es/recovery/fall98/fr/green.html d'Environnement Canada.

COLOMBIE
Lutte bio

Comment lutter contre les plantes invasives indésirables ? Lutte mécanique (arrachage) et chimique (défoliants, herbicides de synthèse) ont des inconvénients bien connus. En outre, les plantes-cibles se déplacent - enfin on les déplace - puisque, en l'occurrence, il s'agit d'Erythoxylon coca Lamarck, une Linacée de l'ordre des Géraniales, qu'on soupçonne de ne pas prospérer toute seule, sur le versant oriental des Andes. D'où le recours à un agent de lutte biologique, une souche du champignon Fusarium oxysporum repérée dans un laboratoire gouvernemental à Hawaï.
Tous les essais ont montré la parfaite spécificité de l'auxiliaire, qui serait épandu sous forme de grains de riz enrobés. Les protestations - outre celles, qu'on devine, des planteurs - sont virulentes. Les " écologistes " craignent que des cultures voisines soient ravagées par le pathogène et aussi que les cocaïculteurs ne cherchent le salut en allant défricher la forêt amazonienne plus en avant.
D'après le New Scientist magazine du 11 mars 2000.
Pour en savoir plus sur le cocaïer : www.angelfire.com/oh/popotimar/coke.html

NDLR : Pour en savoir plus - et même beaucoup - sur la lutte biologique, procurez-vous le Dossier de l'Environnement n°19, Lutte biologique (II).


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