Bibliographie : Courrier n°48, février 2003

On a lu, On signale (Livres, Rapports, comptes rendus, thèses, Périodiques, Documents, dossiers, plaquettes..., Autres médias).
Le Courrier de l'environnement de l'INRA,
n°48 ; Les ressources bibliographiques du Courrier


[R] On a lu, on a vu

Les pouvoirs publics face aux risques naturels dans l'histoire (par Yves Le Pape) ; Le grand gâchis. Splendeur et misère de la Science française (par Pierre Marsal) ; Abécédaire du monde paysan. La campagne d'Artois vers 1950 (par Pierre Marsal) ; Agriculture, régions et organisation administrative (par Pierre Marsal) ; Cloner est-il immoral ? (par Yves Le Pape) ; Coléoptères phytophages d'Europe (par Pierre d'Aguilar) ; La politique de lutte contre les nitrates d'origine agricole (par Pierre Guy)

[R] On a lu, on a vu

Les pouvoirs publics face aux risques naturels dans l'histoire, René Favier (dir.)
2002, CNRS-MSH-Alpes, Grenoble, 444 p.

Cet ouvrage est issu d'un colloque international organisé à Grenoble du 22 au 24 mars 2001 par l'équipe HESOP (Histoire économique, sociale et politique) afin d'étudier quand et comment le recours à l'État se substitua aux explications religieuses et à l'acceptation de la fatalité face aux différentes catastrophes, quand et comment furent édifiées des normes publiques et quelles furent les réactions face aux règles imposées. Les chercheurs étaient invités à analyser, à travers la confrontation de différents niveaux de sources, les rivalités ayant pu (ou pouvant) exister entre les autorités centrales et les institutions locales. Le sujet engageait également à s'interroger sur le rôle des experts et le problème des responsabilités dans l'aménagement du territoire et des cartes de zonage, ainsi que sur le développement de la recherche sur les risques naturels dans les domaines des sciences de la nature et des sciences humaines.
Précédées d'une introduction d'Emmanuel Le Roy Ladurie, les contributions ont été regroupées autour de quatre thèmes : Joseph Goy et Henri Rougier abordent la question de la conscience du risque ; René Favier, Denis Cœur, Emanuela Guidoboni, Nicolas Vassallo, Michel Barrué, l'organisation administrative des réponses publiques ; Philippe Leveau et Cécile Alinne, Emmanuel Garnier, Christian Pfister, Gérard Brugnot et Yves Cassayre, Luca Bonardi, Mircea Voiculescu, les enjeux et choix de politiques d'aménagement ; Luigi Zanzi, Denis Lamarre, François Gillet et Claude Gilbert, la place des risques naturels dans les débats scientifiques et politiques contemporains.
Les textes de cette rencontre interdisciplinaire lors de laquelle, autour des historiens, se sont réunis géographes, juristes, politistes, sociologues, architectes, sont suivis de ceux d'une table ronde à laquelle ont participé, avec les chercheurs réunis lors du colloque, des responsables des services des ministères de l'Équipement et de l'Environnement, des élus et des autorités administratives, au premier rang desquelles le préfet de l'Isère.
Les ouvrages publiés par la MSH/Alpes : www.msh-alpes.prd.fr/Publications/
Transmis par Yves Le Pape
ylepape@aol.com

[R] Le grand gâchis. Splendeur et misère de la Science française, Olivier Postel-Vinay
2002, Eyrolles, Paris, 114 p.

Le constat se veut accablant : la recherche française se meurt à petit feu. Tous les indicateurs convergent. Que ce soit pour le nombre d'articles cités rapporté au nombre d'habitants, pour le nombre des brevets déposés à l'office américain des brevets, pour le nombre de ses prix Nobel, pour ses performances en matière d'innovation mesurées par un indice ad hoc…, la France n'est pas en bonne posture dans le panorama international. Pis, elle a tendance à régresser. Pourtant les moyens mis en œuvre ne sont pas négligeables : la France arrive en tête de toutes les nations pour la part du budget de l'Etat qui va à la R&D. Elle est l'un des pays du monde qui dépense le plus (en part de produit intérieur brut) pour la recherche fondamentale. Faiblesse du numérateur, importance du dénominateur, le diagnostic est clair : notre recherche est particulièrement improductive.
Directeur de la rédaction du magazine La Recherche, l'auteur sait de quoi il parle. Il fait donc l'inventaire de ce qu'il estime être des carences françaises en matière de recherche : mauvaise orientation des dépenses publiques, "infantilisation" et archaïsme de l'Université, conception infantile de l'Etat et, notamment, de son mode de tutelle de la recherche, perversité de notre élitisme républicain avec l'effet nuisible de la "pompe aspirante" des grandes écoles, déficit d'évaluation, etc. Sans oublier les traditionnelles critiques du mode de recrutement des chercheurs et de leur inamovibilité, du manque de flexibilité du système.
Cette faiblesse de la recherche ne serait rien d'autre qu'une des manifestations du "déclin du modèle français" (crise de l'Etat et du système de régulation qu'il engendre, décrite par ailleurs dans des textes récents d'Henri Mendras et de Jacques Lesourne). O. Postel-Vinay en expose les composantes, en déduit les facteurs d'un changement souhaitable, les limites de ce changement et propose quelques lignes d'un plan d'action destiné à redynamiser la recherche française dans une perspective à long terme.
Les critiques de la politique de recherche française ne sont pas neuves. Elles ont souvent émané de scientifiques réputés1. Les critiques formulées par O. Postel-Vinay ne sont pas neuves non plus. Elles s'appuient, pour l'essentiel, sur des données statistiques incontestables, notamment celles fournies par l'Observatoire des sciences et des techniques (OST). Il est permis toutefois de s'interroger sur la capacité de ces données à mesurer l'efficacité réelle du dispositif français. On connaît bien, par exemple, le caractère pervers du système des publications scientifiques2. C'est le problème général de tous les indicateurs : adaptés à un contexte particulier, ils ne sont pas performants en dehors de leur cadre de référence. Étant admis que le modèle français est différent (ce qui ne veut pas nécessairement dire inférieur) du système d'enseignement et de recherche d'inspiration anglo-saxonne, ne peut-on pas se demander si tous les critères couramment admis sont pertinents pour en apprécier la valeur3. Henri Curien, qui fut un grand ministre de la recherche, résume bien dans une boutade les difficultés d'évaluation de la recherche. "S'il se présentait comme chercheur au CNRS, Dieu serait refusé. Il a fait une manipulation intéressante, mais personne n'a jamais pu la reproduire. Il a expliqué ses travaux dans une grosse publication, il y a très longtemps, mais ce n'était même pas en anglais et, depuis, il n'a rien publié."
Et quand bien même ces indicateurs seraient pertinents, nous donnent-ils pour autant la clé de la revitalisation de la recherche scientifique française ? Ce n'est certes pas en diminuant ses moyens qu'on en améliorera l'efficience (contrairement à ce qu'il en est dans la plupart des autres pays développés, l'effort de recherche et de développement national régresse depuis des années). Ce n'est pas en bridant la recherche publique qu'on corrigera l'insuffisance chronique de notre recherche industrielle. Ce n'est pas en dévalorisant le métier de chercheur qu'on lui donnera le dynamisme qu'on en attend. C'est surtout par une volonté politique à long terme - bien oubliée depuis la loi d'orientation et de programmation de juillet 1982 - que l'on pourra donner à notre pays le niveau scientifique nécessaire à tenir sa place dans la compétition internationale : rien n'est plus désastreux pour la recherche qu'une politique en "coups d'accordéon".
Pierre Marsal
pierre-marsal@wanadoo.fr

1 Citons, par exemple, Pierre Piganiol (La recherche mal menée ? Larousse, 1987), Evry Schatzmann (La science menacée. Odile Jacob, 1989).
2 Ainsi le physicien français Anatole Abragam avait montré que, dans sa seule discipline, le rythme des publications s'accroissait de façon exponentielle. Si une telle tendance perdurait, d'ici quelques années tout le temps disponible d'un chercheur serait utilisé, non pas à lire ces articles, mais seulement à les déposer sur les rayons de sa bibliothèque !
3 Tout comme on peut se demander si le QI est pertinent pour mesurer l'"intelligence" des êtres humains, quelles que soient leurs cultures.

[R] Abécédaire du monde paysan. La campagne d'Artois vers 1950, Dominique Voisin
2001, La Vague verte éditions, Woignarue, 150 p.

Malgré son titre, ce livre n'est pas vraiment un dictionnaire, ni un manuel d'apprentissage de la lecture pour enfant. C'est un agréable petit ouvrage qui éveillera bien des nostalgies chez tous ceux qui ont connu la vie rurale dans le milieu du siècle précédent, et beaucoup d'étonnement pour les plus jeunes. Point n'est besoin d'être natif d'Artois pour y retrouver les images, les sons, les odeurs même, d'un monde paysan à jamais disparu. Monde à la fois si proche et si lointain.
Simple, agréable à lire, il est composé d'une petite centaine de textes indépendants correspondant chacun à un mot clé (alimentation, argent, bal, batteuse…), d'où son titre. Ainsi le lecteur peut-il le parcourir au gré de sa fantaisie. Chacun de ces textes relate des faits dont l'auteur (ingénieur de formation) a été témoin dans sa jeunesse.
P.M.

[R] Agriculture, régions et organisation administrative. Du global au local, Jacqueline Bonnamour, Jean-Marc Boussard (dir.)
2002, L'Harmattan (collection Acteurs de la Science), Paris, 182 p.

"À l'heure actuelle, pour déplacer une borne fontaine dans un village français, il faut préparer un dossier pour le Conseil municipal, mais aussi pour le Département, la Région, le Ministère, Bruxelles…, pourquoi pas l'ONU ? Une telle organisation de la Société est-elle, sinon "optimale", du moins "raisonnable" ? Que signifie dans ces conditions le fameux "principe de subsidiarité" ?" L'Académie d'agriculture de France, avec l'aide de l'INRA et de l'Association des Régions de France, dont le président était alors le sénateur Raffarin, s'est posé ce type de questions lors d'un colloque réuni au Palais de Luxembourg, le 10 janvier 2002. L'ouvrage présenté ici rassemble les contributions des intervenants de ce débat.
En introduction, Jacqueline Bonnamour constate le recul et l'effacement de l'Etat aux niveaux supra- et infra-nationaux, du fait notamment de la mondialisation et du mouvement apparemment irréversible de la déconcentration administrative. Elle s'interroge alors sur l'avenir et sur les fonctions d'une agriculture soumise à cette nouvelle "gouvernance multiniveaux".
Dans une intervention brève mais originale, Heinz Wismann expose le point de vue du philosophe : le monde agricole ne peut ni être absorbé intégralement par le marché, ni être assimilé par les rouages administratifs ; dans cette situation, il n'est pas une relique d'un passé révolu, mais plutôt un prototype, un révélateur des difficultés structurelles que rencontre le monde contemporain.
Jean-Marc Boussard, pour sa part, rappelle les difficultés de l'approche économique de la régionalisation, qui se ramène en fait à une théorie de la décision collective pour l'organisation de l'espace géographique. En ce domaine, les critères de décision classiques appliqués au marché ou à la firme s'avèrent peu satisfaisants. Peut-être faudrait-il rechercher la solution du côté des organisations en réseaux.
Dans une première partie, sont donnés quelques exemples d'organisation des pouvoirs décisionnels. Ainsi Violette Rey traite-t-elle de l'incidence agricole des découpages régionaux effectués en Europe de l'Est depuis 1990. Elle tente en particulier de répondre à la question suivante : les formes d'organisation administrative, qui ont succédé à un système hyper-centralisé et non démocratique, relèvent-elles d'une logique de démocratie locale ?
Jean Renard observe l'émergence des initiatives locales dans la France rurale de l'ère de la mondialisation. Il note que ce processus tend à faire des agriculteurs des partenaires parmi d'autres et non plus, comme au temps de la "révolution silencieuse", les promoteurs et les premiers acteurs.
Enfin, Pierre Pignot se livre à un très utile et très documenté rappel de l'évolution de la répartition des pouvoirs dans l'Europe agricole depuis le traité de Rome. Quarante ans après les premières directives européennes sur les structures agricoles ayant un impact sur l'aménagement du territoire, confrontée à des tendances divergentes, la construction européenne paraît toujours aussi fluctuante.
La dernière partie de ce colloque traite de la gouvernance "multiniveaux" de l'agriculture. Le niveau de l'exploitation agricole est abordé par Michel Proffit, qui, fort de son expérience personnelle, souligne les mutations intervenues dans le siècle qui vient de s'achever. Il s'interroge sur la pérennité d'une agriculture d'entreprise conservant son caractère personnel et familial.
Alain de Janvry évoque le problème de la pauvreté en Amérique latine, sa relation avec le développement rural et le rôle des agences internationales. Observons à ce propos que, depuis un demi-siècle, on a beaucoup écrit sur ce sujet, on a réalisé beaucoup d'études, créé beaucoup d'instances et dépensé beaucoup d'argent. Mais on n'a pas fait reculer ce fléau. Bien au contraire !
Ali Aït Abdelmalek apporte un témoignage écrit de sociologue sur l'exemple breton d'utopie communautaire. Plus généralement, il observe que, face au triomphe du libéralisme économique et de l'utilitarisme, les régions européennes demeurent des institutions trop faibles pour opérer la revitalisation du local comme source de démocratie et de participation publique.
Enfin, René Passet se livre à une fort stimulante analyse des conséquences de la mondialisation telle qu'elle se manifeste - notamment dans le champ de l'économie - sur la déstructuration de l'agriculture et des pays en voie de développement. Ce n'est pas la mondialisation qui est en cause, c'est la façon dont elle est conçue : la mise en place d'une économie à finalité humaine est essentiellement une question de volonté politique.
En conclusion, René Groussard fait le bilan des enseignements tirés de ce colloque. Il insiste notamment sur le caractère exemplaire de l'agriculture qui constitue tout à la fois une matrice de référence et un laboratoire d'expérimentation de la dimension régionale.
Un mot maintenant sur l'allocution d'ouverture de Jean-Pierre Raffarin. Cet exposé oral (et qui en a gardé le style) présente au moins un intérêt : celui qui n'était pas encore Premier ministre y évoquait déjà ce qui devait devenir une de ses idées-force, son refus d'opposer une république d'en bas à une république d'en haut.
P.M.

[R] Cloner est-il immoral ? Laurent Degos
2002, Le Pommier (coll. Les petites pommes du savoir), 62 p.

C'est la question que pose Laurent Degos dans ce petit livre. L'auteur est directeur de l'Institut universitaire d'hématologie à Paris. Enseignant, chercheur et praticien, il soulève dans ces quelques pages bien des questions qui sont venues sur le devant de la scène médiatique au moment de la naissance réelle ou imaginaire du premier bébé cloné de Madame Boisselier.
S'il y a, à l'échelle mondiale, un large consensus pour condamner le clonage reproductif, cette lecture est un bon moyen pour clarifier le débat qui reste ouvert à propos du clonage thérapeutique. Le Parlement français semble vouloir l'interdire en se réclamant de valeurs morales qui, manifestement, ne sont pas partagées par tous les scientifiques.
Laurent Degos montre bien les risques d'autoriser une telle pratique et explore également les solutions alternatives qui se dessinent. En conclusion, il laisse le lecteur devant la responsabilité de choisir sa réponse, et c'est bien qu'il en soit ainsi. On y ajoutera une question : en fonction de quels critères et de quelle légitimité, nos parlementaires vont-ils répondre à une question qui n'a pas encore fait l'objet d'un large débat dans le corps social.
Un complément à ce livre, sur Internet, à www.33docpro.com/ : Clonage : l'état de la technique, un entretien avec Jean-Paul Renard, INRA, Jouy-en-Josas - propos recueillis par Martine Lochouarn (Le Concours Médical du 2 février 2002, n°4).
Y.L.P

[R] Coléoptères phytophages d'Europe, Gaëtan du Chatenet
2002, éd. NAP, 266 p., 35 pl. couleurs.

Dans la droite ligne du premier volume de la nouvelle série des Coléoptères phytophages, voici le second, consacré entièrement aux Chrysomélidés.
Cette famille est, après celle des Curculionidés dont on nous promet qu'elle fera l'objet d'une parution prochaine, la plus riche en espèces de l'ordre des Coléoptères. Elle regroupe des insectes souvent richement parés et se nourrissant essentiellement de végétaux. Cette spécialisation alimen-taire en fait parfois de redoutables en-nemis des cultures : Doryphore, Altise du colza, Altises des crucifères, Criocère de l'asperge, Galéruque de l'orme sont quelques noms qui évoquent des ravageurs.
G. du Chatenet, à la fois auteur du texte et de l'iconographie, nous offre un très bon livre, où sont décrites près de 500 espèces. Chacune comporte, après la description morphologique, des précisions sur les mœurs avec, en particulier, leur plante-hôte, leur période d'apparition et leur répartition géographique. Les 35 planches en couleurs représentent presque 400 espèces.
Un outil pour ceux qui s'intéressent aux insectes, à l'agriculture et à l'écologie.
Jacques d'Aguilar

[R] La politique de lutte contre les nitrates d'origine agricole, Carole Hermon
2002, Revue de droit rural, 306, 494-511.

Intéressante étude sur le droit et la fiscalité. Le problème de la pollution des eaux par les fertilisants azotés est posé depuis 1980, par le rapport Hénin. Depuis, d'après l'auteure, "la faiblesse de l'encadrement réglementaire […], la carence dans le contrôle et les sanctions […], des pratiques administratives pour le moins négligentes[…], les nombreuses actions mises en œuvre en Bretagne depuis 1993 se sont ajoutées sans parvenir à démontrer de résultats probants, bien que des fonds publics d'un montant supérieur à 310 millions d'euros aient été engagés (pour la période 1993-2000)" marquent l'histoire d'un échec renouvelé.
L'étude de Carole Hermon est particulièrement documentée. Son analyse s'appuie sur le rapport d'Y. Tavernier (1999) : La fiscalité au secours de l'eau, et sur le rapport de la Cour des comptes (2002) : La préservation de la ressource en eau face aux pollutions d'origine agricole : le cas de la Bretagne.
Ce travail porte sur la Bretagne mais on peut en généraliser le propos. Rien ne permet d'espérer une amélioration, y compris pour la production d'eau potable en France.
Pierre Guy
pierre.guy2@wanadoo.fr


[R] On signale : LIVRES

Pascal Delannoy, Bertrand Hervieu : À table !
2003, éditions de l'Aube, 203 p.

Philippe Perrier-Cornet (dir.) : Repenser les campagnes
2002, éditions de l'Aube/DATAR, 279 p.

Philippe Lacombe (dir.) : L'agriculture à la recherche de ses futurs
2002, éditions de l'Aube / DATAR, 183 p.

Pierre Chassande : Développement durable
2002, éd. Édisud, 189 p.

Bruno Corbara : La cité des abeilles
2002, éd. Gallimard, 111 p.

Groupe de Bruges : Agriculture, un tournant nécessaire
2002, éditions de l'Aube, 86 p.

Yves Cohat, Estelle Desombre : Des cochons
2002, éd. du Gulf Stream, 67 p.

Michel Serres, Nayla Farouki (dir.) : Paysages des sciences
1999, éd. Le Pommier, 201 p.

Les petites pommes du savoir

"Des réponses brèves, claires et sérieuses aux questions que vous vous posez sur le monde", en des ouvrages petits et concis (62 p.). Derniers titres parus (2002 et 2003) :

- Hommes, femmes, sexuellement compatibles ? (Lucien Chaby) ;
- Pourquoi le soleil brille-t-il ? (Alain Bouquet) ;
- Faut-il allaiter son enfant ? (Louis-Marie Houdebine) ;
- Peut-on voyager dans le temps ? (Gabriel Chardin) ;
- Faut-il légaliser l'euthanasie ? (Michel Hautecouverture) ;
- Pourquoi la nuit est-elle noire ? (Jean-Michel Alimi) ;
- Peut-on boire l'eau du robinet ? (Pierre Laszlo) ;
- D'où vient la vie ? (Marie-Christine Maurel) ;
- Qu'est-ce qu'une goutte d'eau ? (David Quéré) ;
- Doit-on croire au Big Bang ? (Alain Bouquet) ;
- Les odeurs nous parlent-elles ? (Pierre Laszlo) ;
- Cloner est-il immoral ? (Laurent Degos) ;
- Le climat est-il devenu fou ? (Robert Sadourny).

Pascal Picq : Le singe est-il le frère de l'homme ?
2002, éd. Le Pommier, 62 p.

Jean Mopin : Maréchal-ferrant au XXe siècle
2002 éd. LC, 315 p.

Odile Marcel (dir.) : Territoire du bocage
2002, les Cahiers de la Compagnie du paysage n°1, 201 p.

Andrew Byatt, Alastair Fothergill et Martha Holmes : Planète bleue
2002, éd. Bordas, 384 p.

Karl Shuker : Les pouvoirs secrets des animaux
2002, éd. Larousse, 239 p.

Dans la même collection :
Sibylle Luise Binder, Gabriele Kärcher : La vie fascinante des chevaux, 215 p.
Douglas Palmer : Atlas du monde préhistorique, 224 p.

Jean-Marc Moriceau : Terres mouvantes
2002, éd. Fayard, 445 p.

Les enquêtes de Marie-Odile Monchicourt

2001. Avec François Mouton : Le mystère des maladies à prion.
2001. Avec Pierre Tambourin : Faut-il avoir peur des OGM ?
2001. Avec Robert Kandel : Avis de tempête sur le climat.
2002. Avec Jean-François Donzier : Va-t-on manquer d'eau ?
2002. Avec Jean-Pierre Garrec : Sur un air de pollution.
2003. Avec Jean-Paul Renard : Clonage : à qui le tour ?

Jean-François Chosson : La mémoire apaisée
2002, éd. L'Harmattan, 189 p.

Madeleine Ferrières : Histoire des peurs alimentaires
2002, éd. Le Seuil, 472 p.

Jean Génermont, Catherine Perrin : Pourquoi la nature s'engourdit ?
2003, éd. EDP Sciences, 328 p.


[R] On signale : RAPPORTS, COMPTES RENDUS, THESES, ETC.

Les aspects juridiques des services de l'eau…
2003, éd. AE, 99 p.

Johannesburg
2002, éd. CFSMDD, 133 p.

Rapport scientifique 2001
2002, éd. ONCFS, 127 p.

L'accueil du public…
Patrimoine naturel de Bourgogne, n°8, 2002

Avis et rapports du Conseil économique et social

Les technologies de l'information et de la communication : une chance pour les territoires ?
2002. Avis présenté par André Marcon, 53 p.

Les groupements d'employeurs : un outil pour la croissance et l'emploi ?
2002, rapport présenté par Jean-Marie Bichat, 59 p.

De la représentation institutionnelle de la société civile
2002, 69 p.

Les plantes génétiquement modifiées
Académie des sciences, RST n°13, décembre 2002

Dans la même série, le RST n°14 :
De la transgenèse animale à la biothérapie chez l'homme
- animateur Moshe Yaniv, 2003, 200 p.

La Bergerie 1995-2000
2002, ECLM, 155 p.

Forêts et réserves
Cahier d'études Environnement, Forêt et Société, n°13, 2003

Des clés pour la gestion des ressources génétiques
2002, éd. BRG, 48 p.

Mélèze
Forêt wallonne, n°61, novembre-décembre 2002

Évaluer notre politique de l'eau…
2002, éd. CFE, 102 p.

Révision de la charte européenne de l'eau…
2002, Les cahiers du CRIDEAU, n°6, 280 p.

Commerce, propriété intellectuelle et développement durable…
2002, ICTSD, ENDA, Solagral, 259 p.

Patrimoines, territoires et création d'activités
Montagnes méditerranéennes, 2002, n°15, 199 p.

Audrey Richard-Ferroudji : Les associations face aux processus de décision…
2002, Mém. DEA Recherches comparatives sur le développement, EHESS, Paris, 106 p.

91/676/CEE
2002, éd. OPOCE, 44 p.

Acidification des sols
Étude et gestion des sols, vol.9, n°3, 2002

Séminaire gouvernemental sur le développement durable
28 novembre 2002, éq. 107 p.


[R] On signale : PERIODIQUES

Études foncières, n°100, novembre-décembre 2002

Productions animales, vol. 15, n°5, décembre 2002

La Forêt privée, 2002, n°268, novembre-décembre

Les Amis du MNHN, n°212, décembre 2002

Garde…, n°47, septembre 2002

L'info loups, n°11, premier semestre 2002

Jean-Claude Rameau (dir.) : Gestion de la biodiversité réalisations concrètes
Revue forestière française, numéro spécial 2001, 375 p.

Natures Sciences Sociétés, vol. 10, n°4, octobre-décembre 2002

La lettre du changement global, n°14, octobre 2002

L'Arantèle, n°24, hiver 2002

Alter agri, n°56, novembre-décembre 2002

Terre sauvage, n°180, février 2003

Aménités rurales, Ingénieries, n°spécial 2002

Pages paysages, n°9, 2002

Travaux & innovations, n°95, février 2003

Forêt méditerranéenne, 23(3), novembre 2002

FaçSADe, n°14, avril/juin 2002

Développement durable & Territoires

La lettre de l'INRA, n°1, janvier 2003

Fourrages, n°172, décembre 2002

Le Journal de botanique, n°20, décembre 2002

De la lutte raisonnée à l'agriculture durable, Adalia, n°50, 1er semestre 2003

Ravageurs, Phytoma, n°555, décembre 2002

La Défense des végétaux, Phytoma, n°556, janvier 2003

Science & Vie, n°1025, février 2003

La feuille de Neomys, nos 4, 5 et 6 - 2000, 2001 et 2002

BIMA, HS n°13, janvier 2003

FaçSADe, n°15, juillet-septembre 2002

Agriculture, faune sauvage et biodiversité, Faune sauvage, n°256, novembre 2002

Patrimoine et paysage, n°1-20, 4e trim. 2002

Les exploits d'Arsène Lepic, La Hulotte, n°82

La Lettre des réserves naturelles, n°67, 3e trimestre 2002

Sciences au sud, n°17, novembre-décembre 2002

Cosmopolitiques

"Nous pratiquons désormais des "cosmopolitiques" parce que les liens qui nous attachent à nos mondes ne sont pas à trancher mais à rediscuter, parce que la complexité est la base même de toute l'écologie, parce que l'incertitude de notre temps rend caduques ou ridicules les prétentions dogmatiques ou technocratiques. Ces "Cahiers théoriques pour l'écologie politique" se veulent une contribution régulière pour penser l'activité politique des acteurs qui font tenir ces collectifs incertains, qui cherchent à recomposer des espaces de pouvoir ouverts. Nous savons à quel point cette incertitude engendre des peurs et des volontés de retour aux repères pourtant disparus, car même la nature n'est plus ce qu'elle était. Le travail théorique doit aussi prendre en compte ces peurs et montrer comment certains, dans leur pensée et dans leur pratique, parviennent à proposer des cadres politiques pour les surmonter."

n°1, La nature n'est plus ce qu'elle était.
Coord. Jean-François Collin.

n°2, Cette violence qui nous tient.
Coord. Éric Macé.

La Revue durable, n°2, novembre-décembre 2002

Maîtrise de l'énergie et développement durable, Les cahiers de Global Chance n°16, novembre 2002

Alliage, n°48-49, automne 2001

Cosinus, n°33, novembre 2002

L'état de la planète, L'Écologiste, n°8, octobre 2002

VertigO, Vol. 3, n° 3

La Lettre de la biosphère, n°65, septembre 2002

Consom'action, n°spécial 2003

Agriculteursdefrance.com

La Machotte, n°6, octobre 2002

Insectes, n°128, 1er trimestre 2003


[R] On signale : DOCUMENTS, PLAQUETTES, AUTRES…

Gestion des cours d'eau de Basse-Normandie, 2002, éd. CATER, fiches

La forêt m'a dit…., 2002, éd. FRAPNA, coffret

P. Keith, E. Vigneux, G. Marquet : Atlas des poissons et crustacés d'eau douce de Polynésie française
2002, Patrimoines naturels, 55, 175 p.

Problématiques de la forêt méditerranéenne, 2002, Forêt méditerranéenne, HS n°1, 191 p.

Catalogue des formations des personnels des espaces naturels, 2002, éd. ATEN, 118 p.

Philippe Billet : La protection du patrimoine géologique, 2002, coéd. RFN / ATEN, 148 p.

Le point sur le changement climatique, 2002, éd. CE, 22 p.

Tchernobyl, 2000, éd. EDP Sciences, 11 fiches

Jean Favennec (dir.) : Connaissance et gestion durable des dunes de la Côte atlantique
2002, Les Dossiers forestiers ONF, n°11, 394 p.

Biodiversité de la vie sauvage en Basse-Normandie, 2002, éd. CREPAN, 27 p.

Des moutons en forêt littorale varoise, 2002, éd. de la Cardère, 73 p.

Daniel Vallauri, Laurent Poncet : La protection des forêts en France…, 2002, éd. WWF, 97 p.+ann.

Santé des forêts, 2002, éd. DSF, 152 p.

Arbres et biodiversité, 2002, éd. Solagro, 30 p.

Guide technique pour les CTE, 2002, éd. CANièvre, n.p.

Entreprises et développement durable, 2002, éd. Comité 21, 57 p.

Territoires et développement durable 2, 2003, éd. Comité 21, 114 p.

D'un point à l'autre, 2002, éd. Le Serpent à plumes, 44 p.

Plan d'action pour les jardins botaniques de l'UE, 2002, éd. CJBN, 70 p.

D. Arrouays, J. Balesdent, J.-C. Germon, P.-A. Jayet, J.-F. Soussana, P. Stengel (dir.) : Stocker du carbone dans les sols agricoles de France ?
2002, INRA, 332 p.

Dominique Guillet : Les semences de Kokopelli
2002, éd. AK, 508 p.

Décentralisation et évolution du ministère de l'Équipement
Note du Centre de prospective et de veille scientifique, n° 17, 2003, éd. METLTM, 141 p.

Agrobiosciences : almanach 2003, 2003, éd. MAA, 272 p.


[R] On signale : AUTRES MEDIAS

Jean-Paul Mandin, Philippe Baldenweck : Logiciel REVE (Répartition des êtres vivants et écologie)
2002, éd. SBA, cédérom

Les changements climatiques à l'horizon 2025, 2050, 2100, 2003, éd. OPECST, 2 cédéroms


[R] Le Courrier de l'environnement de l'INRA, n°48 ; Les ressources bibliographiques du Courrier