Bibliographie : Courrier n°26, décembre 1995

On a lu, on a vu, On signale (Livres, Rapports, comptes rendus, thèses, Périodiques, Documents, plaquettes, etc.)
Le Courrier de l'environnement de l'INRA n°26 ; Les ressources bibliographiques du Courrier


[R] On a lu, on a vu

Alain Fraval : Internet : petite chronique d'une excursion sur le réseau ; Jean Dorst : Les oiseaux ne sont pas tombés du ciel (par Alain Fraval) ; Catherine Allais : Génétique et éthique (par Catherine Goupillon) ; Planet Reporter I : Sauver l'eau et l'environnement (par Alain Fraval) ; Claude Combes : Interactions durables. Ecologie et évolution du parasitisme (par Jacques d'Aguilar) ; Heiko Bellmann, Gérard-Christian Luquet : Guide des sauterelles, grillons et criquets d'Europe occidentale (par Jacques d'Aguilar) ; Paul Virilio : La vitesse de libération (par Jean-Pierre Nicol) ; Stephen Jay-Gould : La mal-mesure de l'homme : l'intelligence sous la toise des savants (par Nathalie Pellegrini).


[R] Jean Dorst : Les oiseaux ne sont pas tombés du ciel  
1995, éd. Jean-Pierre Monza, Paris, 375 pp., Dessins de Denis Clavreul

Si, les oiseaux sont tombés du ciel. Ce fut à Mexico, du fait de la pollution accumulée dans cette cuvette d'altitude. Telle est la dernière image de ce livre, en forme d'avertissement. Les oiseaux, on les connaît ou plutôt, on les voit dans le ciel, on les entend chanter de loin. Pour expliquer d'où ils viennent, comment ils volent, pourquoi ils chantent, par quels moyens ils ont gagné les îles les plus isolées (et ce qu'il y deviennent), bref pour informer en général et en détail sur les oiseaux, l'érudition et la plume de Jean Dorst font merveille.  
Lecture savante et agréable, où il n'est pas question de poules en cages que d'aucuns jugent trop petites, très peu d'étournaux bruyants et salissants et pas non plus de sonogrammes passés à la moulinette d'ACP... Autres histoires d'oiseaux que le présent Courrier vous a servies toutes crues ou qui paraîtront dans la prochaine livraison. De même, le Courrier ne vous épargne pas, lui, textes (et/ou dessins) de tourterelles et de perdrix tombées du ciel...
A.F.

[R] Catherine Allais : Génétique et éthique  
1995, Hachette, collection Qui, Quand, Quoi ?, 80 pp.

Près de cent cinquante ans après sa naissance, la génétique suscite d'immenses espoirs : de nouveaux moyens de dépistage et de prévention, de nouveaux médicaments, de nouvelles thérapies contre les maladies héréditaires pour la plupart incurables, voire contre le cancer, le diabète... Pour cela, les chercheurs du programme international Génome humain déchiffrent actuellement les quelque cent mille gènes de notre patrimoine héréditaire et les firmes industrielles financent des recherches coûteuses pour s'imposer sur le marché mondial estimé à plus de 5 milliards de dollars. Les avances de la génétique n'en soulèvent pas moins de graves interrogations. Les tests génétiques révélant les faiblesses constitutives d'une personne, en établissant un diagnostic de probabilité de développer une maladie, ne sont-ils pas des outils potentiels d'une sélection des êtres humains ? Dans l'incapacité d'éviter ou de traiter la plupart des maladies, quels seront les bénéfices pour l'individu et la société ? Qui aura accès à l'information ? Pourra-t-on refuser de connaître son avenir génétique ? La loi française de 1994, les comités d'éthique et les mesures envisagées par l'UNESCO seront-ils des garde-fous suffisants, notamment au regard des gigantesques enjeux économiques entourant les recherches en génétique ?
Clair, synthétique et destiné à un large public, cet ouvrage fait le point sur les avancées scientifiques et les applications médicales en nous présentant les généticiens célèbres, les grandes découvertes, et en nous expliquant à quoi servent les gènes et comment fonctionne la recherche. Mais surtout il place la génétique dans le contexte économique, social, et éthique : les dérives possibles (eugénisme, utilisation des informations génétiques par les assureurs et les employeurs...) l'importance des enjeux financiers, la législation, les divergences d'opinion etc.
Grâce à une riche bibliographie et à de nombreuses adresses (centres de recherche, comités d'éthique, associations, sources d'information), Catherine Allais, docteur en biologie et journaliste scientifique, offre au lecteur la possibilité d'en savoir plus sur un domaine où vigilance et réflexion éthique s'imposent plus que jamais. A la fois objectif et personnel, un opuscule indispensable à tous ceux qui s'interessent aux progrès de la génétique humaine et aux questions qu'elle provoque.  
Catherine Goupillon

[R] Planet Reporter I : Sauver l'eau et l'environnement  
1995, World Media Network, CD-ROM PC et Mac

"Je t'invite à devenir reporter et à parcourir le monde à la recherche des documents qui te permettront de réaliser ton propre reportage multimédia", telle est en substance l'invite proférée par un Nicolas Hulot installé derrière un bureau de rédac-chef et à qui il reviendra de juger du travail rendu par le (jeune) joueur. Celui-ci aura composé un "papier" virtuel, à partir d'éléments qu'il aura su trouver (sur le CD-ROM) et assembler (électroniquement). Mais on peut parcourir les ressources de cet ouvrage en "visiteur" (c'est la voie que les adultes sérieux choisiront plutôt) et, à partir de la salle de rédaction, prendre, par exemple, un billet pour l'Amérique du Sud : au son d'une musique très latino, on y consultera photo-reportages, enquêtes (sur le choléra au Pérou) ou "fax" (sortes de brèves). De retour (dans une ambiance sonore moins typée mais très présente), on consultera des ouvrages (par exemple La pollution, où textes lus très intelligiblement -, images, vidéos, textes à lire et sonorisations sont astucieusement associés) ; on vérifiera ou on complétera ses connaissances grâce à un dictionnaire (l'essentiel, résumé clairement). Une télé est là, qui diffuse un journal et des reportages... A côté, un téléphone permet de joindre le rédacteur en chef (qui explique le fonctionnement de l'ensemble). Sur le bureau (nous sommes toujours dans la salle de rédaction imaginaire mais qui ressemble à celle de Libé, on trouvera encore, figurée par un ordinateur, une base de données.  
Bref, un parcours très intéressant, varié, qui peut durer plusieurs heures. Les documents - coupures de presse de Libération et d'autres journaux européens et photos d'agence - sont très bien choisis, intéressants, bien amenés.
L'animation est fluide, le maniement est fort simple... Souhaitons à l'équipe de mener à bien son projet de poursuivre la série (le prochain volume devrait porter sur les espèces en danger) et gageons que nos lecteurs qui se seront procuré ce titre le trouveront fort réussi.
A.F.

[R] Claude Combes : Interactions durables. Ecologie et évolution du parasitisme  
1995, éd. Masson, 524 pp.

Le parasite est, au sens courant, un organisme qui profite d'un autre organisme pour en tirer sa substance et son habitat. Dans cette acception tous les organismes vivants sont concernés, soit en tant qu'hôte, soit en tant que parasite. Si l'aspect descriptif et biologique du parasitisme est depuis longtemps étudié et analysé, il n'en est pas de même de son rôle en écologie. C'est là toute la nouveauté de l'ouvrage qui résume les travaux développés au cours de cette dernière vingtaine d'années.
Sur le plan écologique, les êtres vivants produisent divers types de "richesses" qui sont convoitées par d'autres êtres vivants. Parmi les différentes relations entre individus, celle du couple hôte-parasite se caractérise par une interaction durable. Celle-ci est rarement à sens unique et l'association prolongée entre les génomes du parasite et de l'hôte permet d'interagir sur leurs phénotypes respectifs. Ainsi le concept d'interaction durable lève toute équivoque quant au terme de parasitisme qui couvre alors le mutualisme, l'inquilinisme, la phorésie, le parasitoïdisme (cette "interaction terminée par un assassinat").
Les trois parties de ce livre envisagent d'analyser tous les aspects du parasitisme lato sensu à la lumière de l'écologie. C'est d'abord l'exploration, dans toute leur diversité, des interactions durables en abordant les conditions d'hôte et de parasite, la formation des communautés et de leur évolution dans le temps. Dans une deuxième partie on suit le devenir des génomes de chacun des membres de l'association. La sélection des informations génétiques des deux partenaires permet des adaptations réciproques développant des procédés visant à rencontrer, éviter, tuer, survivre ou exploiter favorisant ainsi la co-évolution. C'est dans le cadre de la biosphère que, dans une dernière partie, sont examinés les interrelations des parasites avec toutes les composantes du milieu vivant. C'est l'occasion d'analyser leurs rapports avec les populations-hôtes, avec les écosystèmes-hôtes, contre leurs semblables, contre leurs non-semblables puis d'envisager des problèmes comme parasites et évolution (avec l'hypothèse de la fécondation considérée comme une forme de parasitisme) et ceux liés à l'humanité (avec les grandes endémies et l'évolution des Hominidés).
Plus de 500 pages pour exposer magistralement un sujet, certes connu, mais profondément renouvelé par ce nouvel éclairage écologique.
Cette synthèse est un cours vivant et attrayant car émaillé de formules évocatrices qui font mouche pour imager l'argumentation : la coévolution est un duel à fleurets mouchetés (parce que chacun trouve son compte dans l'association) ; l'hôte ne peut gagner la guerre parce que la victoire coûte plus cher que la guerre. Chaque grande subdivision se conclut par un faisceau de réflexions ouvrant des voies sur l'avenir et prolongeant le raisonnement. Qui n'héberge pas de parasites ? Pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué ? Les parasites manipulents-ils les hommes ? Quel avenir pour le virus du SIDA ? Y-a-t-il des parasites tricheurs ? Pourquoi l'homme est-il nu ? Autant d'interrogations posées sur le ton badin mais soulevant de vrais problèmes.  
Cette oeuvre est une façon d'aborder le parasitisme sous l'angle d'une écologie moderne intégrant divers aspects : écosystèmes, populations, évolution, génétique... A lire pour cultiver la réflexion sur le sujet.
Jacques d'Aguilar

[R] Heiko Bellmann, Gérard-Christian Luquet : Guide des sauterelles, grillons et criquets d'Europe occidentale  
1995, éd. Delachaux et Niestlé, 384 pp.

Les orthoptères sont des insectes de relative grande taille (la plupart des espèces mesurent de 20 à 40 mm ; la plus petite fait moins de 4 mm tandis que la plus grande atteint plus de 60 mm sans compter l'oviscapte) dont on a décrit près de 20 000 espèces dans le monde et plus de 200 en Europe occidentale. Pour la plupart phytophages, certains, surtout les acridiens, occasionnent des dégâts aux cultures.
Nous disposons avec ce guide d'un ouvrage pratique, fort bien illustré, permettant de reconnaître les espèces les plus courantes de nos régions. Une clef d'identification, d'après les caractères morphologiques, aide à déterminer les individus rencontrés sur le terrain. La partie monographique de 287 pages détaille l'aspect, la répartition, l'habitat, les moeurs de chaque espèce figurée par des photographies en couleurs, souvent pour les deux sexes. Une partie originale de cet ouvrage consiste dans la notation, pour une soixantaine d'espèces, de leur chant, avec une clef de détermination permettant de reconnaître les types de phrases, successions, séquences ou crépitements. L'éditeur a eu l'excellente idée de fournir un complément indispensable : le Guide sonore de François-Régis Bonnet, reproduisant les émissions sonores de 75 espèces, sur un disque laser.
Sur le plan écologique, les adaptations de ce groupe d'insectes à des biotopes particuliers en font souvent des indicateurs précis. Dans quelques régions, leur nombre décroît dangereusement, conséquence d'une agriculture intensive ou d'une urbanisation extensive. Il serait utile de prendre des mesures de conservation pour quelques espèces, en protégeant certains milieux caractéristiques. Un guide utile sur des insectes qui, jusqu'alors, avaient peu attiré les naturalistes en Europe.  
Jacques d'Aguilar

[R] Paul Virilio : La vitesse de libération  
1995, Éditions Galilée, 178 pp.

Libération de la pesanteur (vitesse = 28 000 km/h), mise en oeuvre de technologies qui utilisent la vitesse de la lumière télé-actions -, ces performances modifient notre regard sur le monde, sur ce qui nous entoure, sur l'environnement. Ainsi le pense P. Virilio qui explore les effets futurs ou à venir des moyens de traitement et de transmission de données à vitesse électronique. Le changement de perspective (celle du parachutiste verticale et divergente - plutôt que celle du peintre horizontale et convergente), de la perception du temps (l'interface supprime les intervalles : simultanéité et ubiquité), de conception de l'urbanisme et de l'aménagement du territoire (le monde comme télécité interconnectée) introduit une nouvelle pollution dite dromosphérique (dromos = course) qui résulte de la disqualification de l'espace, de son homogénéisation, la perte du trajet et de l'étendue éliminés par les téléactions en temps réel. Cette pollution dégrade notre habitat et abime notre vision dans le virtuel. L'aventure spatiale émancipe l'homme de ses références usuelles en termes d'espace et de temps. "La pollution immatérielle nous contraint aussi à perdre les repères, le contact avec les surfaces de la matière, pour inscrire notre action interactive dans le hors-champ d'un espace sans gravité pour téléagir instantanément dans la trajectoire cybernétique d'une réalité seconde, provoquant dès lors cette catastrophe temporelle qui vient aujourd'hui redoubler l'ancienne catastrophe matérielle dont le temps profond de notre géologie conserve encore la trace."
Ce livre est riche d'aperçus et d'analyses sur les techniques cybernétiques et informatiques, mais dans un langage truffé de mots savants, d'oxymorons, de dits paradoxaux et de néologismes. A dire vrai, il incite à réfléchir sur notre rapport au monde. L'écologie grise doit nous faire réévaluer la façon dont l'homme niche dans l'univers, selon le mode dont il le perçoit. Dans la perspective des distances abolies et des vitesses instantanées, l'écologie comme science des rapports entre habitants et milieu, vaut d'être examinée d'un oeil neuf. Qu'est-ce que le milieu naturel pour un ordinateur ou un opérateur d'espace virtuel ?
Jean-Pierre Nicol

[R] Stephen Jay-Gould : La mal-mesure de l'homme : l'intelligence sous la toise des savants  
1983, Le Livre de poche, éditions Ramsay, 398 pp.

"Aucun homme doué de raison, instruit des faits, ne croit que le noir moyen est l'égal de l'homme blanc moyen, encore moins son supérieur" T. H. Huxley.
C'est dans ce contexte idéologique qu'il y a deux siècles, ont commencé les recherches sur la mesure de l'intelligence humaine. Entachée dès le début de préjugés racistes très ancrés dans la société occidentale, cette entreprise "scientifique" s'annonçait délicate. De plus, peut-on vraiment quantifier l'intelligence humaine, notion abstraite et multiforme ? S.J. Gould nous raconte comment nombre de savants s'y sont essayés, prenant tour à tour comme critère la taille du cerveau, la forme de la tête et du corps, les résultats de tests d'intelligence.
Ces méthodes qui paraissent aujourd'hui inadaptées, voire incongrues face à leur objectif, furent en leur temps (qui n'est pas si loin) prises très au sérieux. Les idées et théories qui sont issues de ces recherches, dont certaines sont encore présentes dans les esprits, se sont répandues du monde scientifique au grand public. Parmi elles, le déterminisme biologique (selon lequel les gens issus des classes inférieures seraient dotés de gènes et de cerveaux de mauvaise qualité), le polygénisme (qui voit dans les races humaines autant d'espèces différentes), l'établissement de la supériorité biologique du Blanc (anglo-saxon de préférence) sur les autres peuples, et nombre d'autres plus invraisemblables les unes que les autres.
Si l'on croit ces savants, la nature a été bien cruelle avec les hommes de couleur, les pauvres et les femmes, et la science n'a fait que révéler les faits : la condition sociale n'est donc que le reflet de la biologie et le Blanc est à sa place en haut de la pyramide. C'est peut-être oublier que cette science est l'oeuvre d'hommes, blancs en l'occurence. "Ce n'est pas par pur accident qu'une nation pratiquant toujours l'esclavage et chassant les habitants originels de leurs terres, ait (sic) fourni les bases d'une théorie tendant à prouver que les noirs et les indiens étaient des races séparées, inférieures aux Blancs", explique S.J. Gould. A tous ceux qui croient la science pure et les chiffres objectifs, il montre avec ce livre combien les préjugés étaient partie intégrante de cette société blanche et dénonce leur influence inconsciente, profonde, sur la recherche. "L'adhésion préalable à l'une des nombreuses conclusions potentielles constitue souvent un vice sérieux à la conception expérimentale". Alfred Binet lui-même, créateur des tests d'intelligence, souligne "l'étonnante malléabilité des données quantitatives "objectives" quand elles sont au service d'une idée préconçue".
Ainsi, de nombreux biais et manipulations furent introduits dans les méthodes de recherche, invalidant l'ensemble des conclusions. Mais on faisait confiance à la science et ces erreurs furent rarement dénoncées. "Le coeur du fruit était pourri [...], mais qui s'en soucie lorsque, en surface, reluit un message aussi séduisant ?". S.J. Gould souligne pourtant que la grande majorité de ces trucages furent involontaires. La tricherie volontaire, en effet, ne remet pas en cause les méthodes de la science. Le trucage inconscient, en revanche, ébranle le mythe de l'objectivité scientifique.
Mais ce n'est pas seulement une histoire interne au monde scientifique que S.J. Gould retrace ici. Les conclusions de ces recherches, bien qu'infondées ont la vie dure, tout comme leurs conséquences sociales et politiques. La "justification biologique des préjugés raciaux a donné ses fondements "scientifiques" à l'esclavagisme, la colonisation, la ségrégation raciale sous toutes ses formes (scolaire, politique...). Les recherches ont influencé les lois sur l'immigration (l'Immigration Restriction Act de 1924 en est largement inspiré). Elles ont créé l'eugénisme, qui prône l'interdiction du mariage, la stérilisation ou le confinement des "faibles d'esprit" et la limitation du nombre d'enfants selon les "dons héréditaires des parents" . Elles ont amené de grands hommes américains à s'interroger sur la validité de la démocratie dans un pays où (les tests mentaux l'ont "révélé") la population blanche a un âge moyen de 13 ans. Elles ont même servi d'argument contre le welfare state : à quoi bon favoriser l'éducation et soutenir l'emploi quand la pauvreté est le fruit de l'inégalité biologique des dons intellectuels ?
Nathalie Pellegrini


[R] On signale : LIVRES

Bertrand de La Farge : Le biogaz
1995 éd. Masson, 237 pp.

Jean-Pierre Husson : Les forêts françaises  
1995, éd. PUN, 258 pp.

Andrée Corvol et Isabelle Richefort (dir.) : Nature, environnement et paysage. L'héritage du XVIIIe siècle  
1995, éd. L'Harmattan, 300 pp.

Pierre Dérioz Friches et terres marginales en basse et moyenne montagne  
1995, Structures et dynamiques spatiales n°1, 320 pp.

Jean-Charles Guyomarc'h : Ethologie
1995, éd. Masson, 241 pp.

Penser les enjeux de la façade atlantique
1995, Edition de l'Aube

Jean-Pierre Amigues, François Bonnieux, Philippe Le Goff, Patrick Point : Valorisation des usages de l'eau
1995, coéd. Economica/INRA, 112 pp.

F. Ruf, M. Forget, A. Gasparetto : Production de cacao et replantation à Bahia (Brésil)
1995, éd. CIRAD.

Philippe Pointereau, Didier Bazile : Arbres des champs
1995, éd. Solagro

Roland Prélaz-Droux : Système d'information et gestion du territoire
1995, éd. PPUR-EPFL, 232 pp.

Peter Graf (coord.) : Ravageurs et maladies des forêts au Maroc
1995, éd. MAMVA, 203 pp.


[R] RAPPORTS, COMPTES RENDUS, THÈSES

La valeur économique des hydrosystèmes
1995, éd. INRA, 95 pp.

Maladies à prions animales et humaines
1995, éd. INM, 130 pp. env.

Ce document rassemble les textes des communications faites au XXIIe Symposium national de médecine agricole qui s'est réuni à Tours le 1er juin 1995, sous l'égide de l'Institut national de médecine agricole (INMA).
Depuis sa création en 1958, l'INMA, outre ses activités de recherche et de documentation, assure une formation professionnelle initiale et continue sur les risques professionnels agricoles et para-agricoles pour les médecins (médecins du travail et de prévention, et médecins conseils de la mutualité sociale agricole, médecins exerçant en milieu rural et agricole), pour les techniciens de prévention et les responsables d'hygiène et de sécurité des entreprises agricoles ou para-agricoles des collectivités locales, et des établissements de la santé. Chaque année, l'INMA organise un symposium d'une journée. L'émergence épidémique récente de la "maladie des vaches folles" ou encéphalopathie spongiforme bovine et la multiplication des cas de maladie de Creutzfeldt-Jakob liée à l'hormone de croissance extractive ont stimulé le débat sur les maladies à prions animales et humaines. D'où le thème choisi cette année.
Etaient soumises à discussion les questions suivantes : Quelle est la prévalence et l'incidence de ces maladies animales et humaines ? ; Sont-elles ubiquitaires ou localisées à certaines régions ? ; Tous les animaux sont-ils ou peuvent-ils être concernés ? ; - Existe-t-il une barrière d'espèce ? (barrière animale, barrière animal-homme) ; - L'existence de formes familiales suggère-t-elle un déterminisme génétique de sensibilité d'espèce ou individuelle à la maladie et d'évolution de la maladie ? ; - Le prion est-il récepteur ou agent à transmission non conventionnelle ? ; Quelle est la pathogénie de ces maladies ? - Possède-t-on des moyens diagnostiques, autres que l'examen anatomo-pathologique post-mortem ? ; Quelles sont les frontières entre les maladies humaines à prions et les maladies dégénératives du système nerveux ? ; - Quels sont les modes connus ou possibles de transmission (voie d'inoculation, dose infectante) ? ; - Quelles mesures de prévention de la transmission animale et humaine peut-on proposer ? (dépistage des produits contaminés, méthodes d'inactivation) ; - Les prions remettent-ils en question certaines techniques diagnostiques ou procédés thérapeutiques ?
Au sommaire du document : Histoire naturelle des encéphalopathies spongiformes subaigües transmissibles humaines ; Maladies ovines et bovines ; - Génétique des maladies animales ; - Génétique des maladies humaines ; - Les maladies humaines à agents transmissibles non conventionnels. Frontière avec les maladies dégénératives du système nerveux ; Transmissibilité naturelle des encéphalopathies spongiformes animales : risques en santé publique ; Transmission inter-humaine ; - Quels problèmes posent aux pouvoirs publics les maladies à prions ? ; - Pratique quotidienne et problèmes liés à la décontamination.

La zootechnie et son enseignement
1994, éd. SE, 169 pp.

Faut-il irriguer ? A quel prix ? Pour quelles agricultures ?
1994, éd. MAP, 69 pp.

F. Cailliez (coord.) : Agriculteurs, agricultures et forêts
1995, CEMAGREF Editions, 207 pp.

Thierry Dutoit : Successions végétales secondaires des pelouses calcicoles de Haute-Normandie (France). Approche multi-niveaux et gestion conservatoire
27 octobre 1995. Thèse de doctorat européen de Biologie, spécialité Ecologie. Université de Rouen. 120pp.

Denise Bellan, Gilles Bonin, Christian Emig : Fonctionnement et dynamique des écosystèmes naturels et perturbés
1995, éd. Tec et Doc Lavoisier, 832 pp.


[R] PÉRIODIQUES

Natura 2000 Infos, n°3, 1er trimestre 1995

Information eaux, n°456, avril 1995

Marie-Thérèse Cousin : Phytoplasmes et phytoplasmoses, Phytoma, n°472, mai 1995, pp.22-30

Science et nature, n°55, mai 1995

Village, n°15, juillet-août 1995

Biodiversity News, n°4 Spring/Summer 1995

Integrated Pest Management Reviews, vol. 1, n°1, mars 1995

Chapman & Hall
2-6 Boundary Row, Londres SE1 8HN (Royaume-Uni).

Le figuier, Fruits oubliés, n°1, 1995

Bien dans son lit !, Paysage actualité, n°182, octobre 1995

Actes de l'Institut agronomique et vétérinaire Hassan II, vol 15, n°2, 1995

Agriculture raisonnée, Phytoma, n°475, août septembre 1995

La Garance voyageuse, n°31, automne 1995

Les Invités d'Agromip, n°4, été 1995

Environnement : France-Espagne, Strates, n°8, 1994-1995

Información de Medio Ambiente, n°36, julio agosto 1995

Pour la science, n°216, octobre 1995

L'intelligence animale, Sciences et avenir, n° spécial, octobre 1995

Environnement, n°3, 1995

Ingeniérie, n°2, juin 1995

Novae-Environnement, n°2, avril 1995

La Lettre de la biosphère, n°27, novembre 1995

Inforé'zoo, n°1, octobre 1995

Forêt entreprise, n°105, 1995/6-7

Paysage et aménagement, n°32, août 1995

Agricultures, Vol. 4, n° 5 septembre-octobre 1995

M. Vermorel : Emissions annuelles de méthane d'origine digestive par les bovins en France. Variations selon le type d'animal et le niveau de production, INRA Productions animales, 1995, 8(4), 265-272.

Santé et Environnement, Aménagement et nature, n°118, été 1995

Seedling, Vol. 12, n°3, octobre 1995


[R] DOCUMENTS, PLAQUETTES, ETC.

La conservation des ressources phytogénétiques en France
1995, éd. BRG, 171 pp

Les pelouses calcaires en Bourgogne
Patrimoine naturel de Bourgogne, n°3, année 1995, 27 pp.

Paul Jamet : Fate of pesticides in the soil and the environment
1994, éd. Commission européenne DGXII, 239 pp.

Bouquetins
Travaux scientifiques du parc national de la Vanoise, 1995, vol. 23, 333 pp.

Droit et environnement. Droit et traitement de l'information
1995, éd.GDR sciences et Droit, np.

Protection des eaux : Les nouvelles orientations de l'Union européenne
1995, éd. Impact Europe, 300 pp. env.

Louis Brigand : D'île en île
1995, éd. Conservatoire du littoral, 207 pp.

Le Sadoscope : Publications 1994
1995, éd. INRA-SAD, 116 pp.

Jean-Pierre Darré (dir.) : Pairs et experts dans l'agriculture
1995, éd. Erés, 227 pp.

D.King, R.J.A. Jones et A.J. Thomasson (dir.) : European Land Information Systems for Agro-Environmental monitoring
1995, éd. CE, 284 pp.

Henri Descimon : La conservation des Parnassius en France
1995, éd. OPIE, 54 pp.

Paysage au pluriel
1995, éd. MSH, 240 pp.


[R] Le Courrier de l'environnement de l'INRA n°26 ; Les ressources bibliographiques du Courrier