Le Courrier de l'environnement n°35 novembre 1998

*Have a look on our marvelous web!


www.inra.fr/dpenv/pa.htm  


Durant cet octobre humide, chaque jour, en moyenne, près de 4 500 documents (textes, images et quelques sons) du site Internet du Courrier ont été appelés, vus (lus - on espère bien) par des internautes à partir de quelque 8 400 machines (ou adresses ?) différentes. Le trafic - c'est une constante - est au plus dense le samedi et au plus faible le dimanche. Entre 6 et 8 heures du matin, vous êtes peu nombreux à visiter nos pages ; c'est vers 15-16 heures que vous vous branchez pour la plupart ; quant à vous qui venez voir nos pages à 3 heures du matin, vous êtes nombreux et vous êtes des robots qui écumez l'océan internautique à la pêche aux mots-clés. Bonjour (ou bonsoir) quand même.
Vous avez ci-dessus la Page d'accueil (pa.htm), le carrefour principal du site du Courrier, avec les liens essentiels à la navigation dans un ensemble assez complexe. Très peu s'égarent, on les retrouve en bonne santé.
Le dernier Aveulouque vous entretenait des difficultés de la chasse aux animaux sur Internet, qu'il fallait viser un par un en les appelant par leur nom. Cette fois-ci, j'aurais voulu vous guider vers les agences de presse en ligne, qui dispenseraient des dépêches bien ficelées, bien classées, bien vérifiées évidemment, vers des sources d'information sur l'agro-environnement et même l'environnement global. Mais ce sera pour une prochaine chronique si toutefois ce domaine cesse, comme j'en ai l'impression, de s'effacer des listes de thèmes offertes par les " portails " (répertoires de liens associés à des offres de services en ligne et qui ont vocation à servir aux internautes lambda de page d'entrée dans le cyberespace). À la question l'environnement, une catégorie réticulaire ? je serais tenté de répondre, par rapport à l'Aveulouque du Courrier n°32 qui portait ce titre : de moins en moins. Mais cela demande examen et réflexion et aussi l'aide de nos cyber-lecteurs branchés (merci). Nos investigations sont, par principe et pour ne pas s'égarer, bornés à la Toile francophone ; le coup d'œil qu'on peut jeter à l'extérieur (mondes germanophone et euro-anglophone) à travers un site comme www.oekomedia.org laisse entrevoir des choses grandes, belles et utiles. Ne soyons pas jaloux, attendons…
Le relativement modeste site du Courrier bouge à sa mesure. Les mises à jour - en fonction des éditions papier - et d'une certaine actualité (les annonces de colloques, les communiqués sur la vache folle…) ont la priorité, la mise en ligne des articles se poursuit et le travail sur le thème des animaux (décrit dans le Courrier n°34) a été l'occasion de compter 64 articles disponibles sur écran, sur imprimante et sur ce thème. Le tiers grosso modo des papiers parus dans le Courrier depuis sa création est sur la Toile et l'on disposera très bientôt de tous les articles sur le paysage. À propos de paysage, l'équipe d'Agriculture urbaine de l'École nationale supérieure du paysage avait - comme on dit dans le métier - laissé un peu refroidir son sous-site. C'est reparti. Et à propos de paysage, l'on salue au passage la présentation par nos collègues de Colmar d'un Indicateur paysage (www.chez.com/wein).
Parmi les " Pages très spéciales ", une réalisation pas drôle, pas ludique, pas décalée, pas attractive pour tout le monde : un coin de site dédié à une chenille abominable dévoreuse de feuilles d'arbres forestiers. Mais quelle chenille ! C'est " la bête " du webmestre, autrefois zoologiste (au Maroc), c'est un ravageur mondial maintenant répandu dans tout l'hémisphère nord et toujours en expansion, c'est un défi aux entomologistes forestiers qui ont le plus grand mal à expliquer ses pullulations, c'est une vedette qui a eu son portrait (couchée, allongée de tout son long et seulement vêtue de ses poils) dans le Monde du 12 novembre 1998, en couleur ! Ma page Lymantria dispar (en français Bombyx disparate) offre de l'animal un bref portrait, un choix de liens vers d'autres sites, une bibliographie récente sur L.. dispar au Maroc, promet des illustrations et introduit 3 ouvrages en ligne.
Le premier, Lymantria dispar en Europe et en Afrique du Nord, est une cyberpublication scientifique mise en ligne à l'occasion du IIe Meeting du groupe " ravageurs des forêts de chênes " de l'Organisation internationale de lutte biologique1 exposant, tableaux à l'appui, les résultats d'une enquête menée à travers toute l'Europe sur les pullulations récentes de l'insecte, par Claire Villemant et Alain Fraval. Le second lien conduit aux pages transposées pour Internet du livre Lymantria dispar au Maroc, publié à Rabat par A. Fraval et ses collaborateurs. Au troisième est associé un article du Dossier n°15 " Forêts ", La Mamora et ses ennemis (lesquels sont plus Homo sapiens que L. dispar et ses comparses insectes), par A.F. et C.V.
Trois éditions internautiques un peu différentes quant à leur ambition et à leur rapport à l'œuvre-papier. L'article mis ainsi en ligne ne l'est pas sous les auspices d'un comité scientifique de lecteurs-arbitres : c'est une publication rapide, très peu coûteuse, propre à toucher très vite son public, notamment les collègues qui ont répondu à l'enquête - le plus souvent par courrier électronique ; ce n'est pas une " grande publication " et personne ne mesurera son facteur d'impact. Le sujet des publications dans des revues électroniques est très discuté dans la communauté scientifique tandis que les éditeurs ne savent pas trop de quel œil regarder ceux qui publient sur le Net (avant-garde, concurrence déloyale ou tout-et-n'importe-quoi ?). Dans notre cas, le livre a eu sa chance, presque 10 ans, auprès d'Actes Éditions, son éditeur r'bati. Et l'article du Dossier a vécu sa vie d'élément de dossier ; Internet, peut-on penser, lui apportera d'autres lecteurs, lui offre une " visibilité " et une accessibilité accrues, et lui associe des images en couleurs, trop dispendieuses en publication conventionnelle.
Les documents mis en ligne n'ont pas le profil internautique idéal, que je ne cerne pas bien mais que les spécialistes (gourous) définissent comme des textes courts, variés, illustrés d'images fixes et animées, installés et répertoriés dans des sites colorés où tout est à portée de 3 clics de souris, pas plus. Il s'agit, même dans le premier cas, d'adaptations de " formes littéraires " fonctionnant dans le monde du papier et de la reliure. Convenons que la lecture sur écran n'en est pas agréable, si la consultation en est facilitée sur média électronique, que les pages sont assez " lourdes " en kilo-octets et longues à dérouler.
Convenons aussi que le sujet est plutôt pointu et aride. Mais la cyberdiversité est une vraie richesse… et les Meuh et les Beuh (cf Courrier n°34, p. 140 ou plutôt www.inra.fr/dpenv/meuh.htm) sont là pour un instant de détente. On n'en abusera pas.
À quelques Mickeys2 de là, à droite tout en bas de la page d'accueil, un lien discret conduit vers des Œuvres particulières, des " peintures " accrochées à une cybergalerie. Depuis peu, ce coin de Toile est le lieu de consultation d'un ouvrage électronique d'un autre type, Récits/Paysages, associant par paires des tableaux que le paysage a pu m'inspirer et des textes que lesdits tableaux ont pu inspirer à Pierre Donadieu. Soit 30 écrans-tableaux avec 30 écrans-textes ou réciproquement, repris d'une maquette de beau livre en attente d'un éditeur classique (et entreprenant). Les textes sont courts, les couleurs des tableaux (peints à l'huile, directement numérisés) très bien reproduites. Les auteurs espèrent plein de visiteurs… et des contacts fructueux.
Quand vous aurez parcouru votre Courrier, vous pourrez allumer l'ordinateur et profiter des compléments offerts par nos pages Web. Bonne visite !

A.F.

[R]


Vers l'Album des Aveulouques